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dimanche 2 avril 2017

Entre ciel et terre [tome 1] d'Eric Walters

Fleurus, 6 mars 2017 - Grand Format 239 pages
Disponible en eBook

"Je veux qu'une partie de mes cendres retourne à où toute l'aventure humaine a commencé mais aussi à où ma vie a recommencé : en Afrique, dans la vallée du Rift. Je veux que tu te rendes en Tanzanie et que tu escalades le Kilimandjaro." DJ a dix-sept ans. Il est l'aîné de sept cousins. Dans son testament, son grand-père le charge de gravir le Kilimandjaro et de répandre ses cendres au sommet de la montagne. DJ est fier de pouvoir accomplir cette dernière volonté de son grand-père. Jeune et sportif, il ne doute pas de réussir. Mais les ennuis commencent dès la sortie de l'aéroport. Et la Tanzanie réserve bien des surprises à DJ... Avec l'impétueuse Sarah, qui lui sert de guide et de porteur, parviendra-t-ilà remplir sa mission ?

David Mclean vient de décéder, laissant un "héritage" un peu particulier derrière lui. Ce grand-père de 7 petits-enfants (que des garçons) était la joie de vivre incarnée, un être jovial, curieux de tout et bavard. C'est donc tout naturellement qu'il laisse son empreinte par-delà la mort et qu'il vit à travers ses petits-enfants en les investissant d'une mission. 
Car dans le testament de ce dernier, David demande à chacun d'eux une tâche bien particulière à exécuter. Et c'est leur aventure que nous narre cette saga. 
La série est donc composée de 7 tomes, un tome par petit-fils. 

Et pour ce premier volet, nous partons en compagnie de DJ, l'aîné des cousins (même si ce n'est que de quelques minutes par rapport à son jumeau, Steeve). Destination ? la Tanzanie. Où se dernier doit gravir le plus haut sommet d'Afrique, le Kilimandjaro, afin d'y disperser les cendres de son grand-père. 
Même si partir seul à l'étranger lui fait un peu peur (DJ n'a pas encore 18 ans), il pense pouvoir accomplir sa mission en deux ou trois jours. Il est jeune, très sportif et en bonne santé, donc cette ascension devrait n'être qu'une formalité pour lui. 
Mais dès son arrivée en Tanzanie, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu...

J'ai adoré suivre les aventures de DJ en Tanzanie. Cela m'a rappelé de très bons souvenirs. Certes, je n'ai jamais gravi le Kilimadjaro, mais j'ai eu la chance de le voir et de le survoler, de découvrir ce peuple chaleureux et leur fameux polé-polé (qui signifie "doucement" en Swahili) qui tient lieu de devise chez eux. 
Je ne sais pas si l'auteur a été dans ce pays et a fait l'ascension du "toit de l'Afrique", mais en lisant ce récit, c'est comme si nous y étions. Nous sommes littéralement transportés là-bas ! J'ai plongé avec ivresse dans cette aventure et j'ai vécu et ressenti chaque pas, chaque difficulté et chaque espoir de notre héros. C'était magique. 

Ce livre est une incroyable leçon de vie et on en ressort profondément touché. 
Une merveilleuse histoire, toute en humilité,  qui nous fait voyager,  rêver  et espérer. 
C'est avec grand grand plaisir que je lirai la suite ! 

En bref ? Entre ciel et terre est le premier tome d'une série qui s'annonce exceptionnelle. 


mercredi 9 décembre 2015

Si c'est la fin du monde de Tommy Wallach

Nathan, 07 janvier 2016 - Grand format 470 pages

Avant, on était définis par des étiquettes: le sportif, l'intello, la salope, le glandeur.
Mais ensuite, tout a changé.
La fin du monde a été annoncée.
Un astéroïde arrivait dans deux mois.
Il avait deux chances sur trois de faire exploser la Terre.
Il ne restait que deux mois.
Deux mois pour renoncer aux étiquettes.
Deux mois pour réaliser ses rêves.
Deux mois pour s'aimer, pour être libres, pour être heureux.
Deux mois pour vivre.
Pour vivre vraiment.
**Merci aux Éditions Nathan pour cette lecture en avant-première**

En lisant le petit résumé en quatrième de couverture de mon livre, j'ai de suite été séduite par ce concept, par cette idée de faire une romance, non pas post-apocalyptique, mais pré-apocalyptique.
Et de surcroît avec des élèves quelques peu clichés : la salope, l'intello, le sportif et le bon à rien. 

Dans ce roman, nous suivons donc, par le biais d'une narration interne et à quatre voix, l'histoire de Peter, Elisa, Andi et Anita, quatre élèves de 18 ans, du lycée Hamilton en Californie.

Peter Roeslin, c'est le sportif du lycée. Celui à qui tout réussi : beau gosse, issu d'un milieu aisé, bon élève, champion de l'équipe de Basket d'Hamilton. Avec sa petite amie Stacy, ils forment le couple le plus populaire du lycée. Son avenir semble tout tracé : Une bonne faculté et une vie facile auprès de Stacy... Sauf que, depuis quelques temps, Peter se pose des questions... est-il sur le bon chemin ? Comment être sûr de ne pas se tromper ? 
Bizarrement, le seul moment où il s'est vraiment senti vivant, c'est lors de ce baiser échangé avec Eliza Olivi, un an plus tôt. 

Elisa Olivi, elle, à l'inverse de Peter, rien ne semble lui sourire. Depuis quelques années, c'est même la déchéance : sa mère s'est barrée et son père est atteint d'un cancer incurable - ça, c'est pour le côté familial. À l'école, ce n'est pas beaucoup mieux. Avant, c'était la fille sage et discrète dont personne ne faisait attention (et ça lui allait), maintenant, c'est la salope du lycée. Tout ça, en raison d'un moment d'égarement avec Peter Roeslin dans le labo photo. Rien n'était prémédité, mais au final tout le lycée l'a su et Elisa est devenue la paria, celle qui pique les petits copains des autres, la fille facile... la salope. 
Sa réputation étant faite, Elisa a donc pris le parti de faire ce que les gens attendaient d'elle : se conduire comme une salope.

Andi Rowen, c'est le je m'en foutiste du lycée. L'école ? Il s'en tape. La vie ? Il s'en tape. L'avenir ? Il s'en tape. Ses passe-temps se résument à boire, fumer des joints, skater et faire de la musique avec son groupe, Perineum. Le reste, il s'en contre-fiche... tout simplement parce qu'il ne se voit pas d'avenir. Comme il ne s'est toujours pas trouvé de but dans la vie, il préfère occulter cette question, prendre un bon bédo avec ses "amis" (Andi n'a pas franchement de bonnes fréquentations) et vivre au jour le jour. 

Anita Graves, c'est l'intello de service. Issue d'une famille d'immigrés noirs, devenue extrêmement riche, son père n'attend d'elle que la perfection. Et encore, la perfection, c'est trop peu. 
Anita vit dans une pression et une peur constante : celle de décevoir son père - chose qui arrive qu'importe les efforts qu'elle fournit. Pourtant Anita est la meilleure en tout. Elle bosse dur pour arriver à "satisfaire" les exigences de son paternel. Son avenir ? Devenir brillante, coûte que coûte. 
Pourtant, Anita a un autre rêve, qu'elle n'ose avouer à sa famille : chanter. 

Ces quatre adolescents, s'ils se connaissent, ne se côtoient pas pour autant et ne semblent pas avoir grand chose en commun. 
Puis vient Andor. 
Andor c'est le nom de l'astéroïde qui menace la terre. Les chances (ou malchances en l'occurrence) qu'elle s'écrase sur la terre ? 66% ! Soit un tiers de chance qu'ils survivent, contre deux-tiers qu'ils meurent tous. Autant dire que les espoirs sont minces. 
Il leur reste deux mois avant l'impact... deux mois de sursis. 
Mais que fait-on dans ce cas-là ? Quand, justement, d'avenir, tu n'en as plus ?! Comment réagir ? Quoi faire de ce laps de temps ? Continuer à vivre comme si de rien était ? Ou vivre ses rêves ? 

Pour son premier roman Tommy Wallach fait fort. 
Qui ne s'est pas posé la question au moins une fois dans sa vie, sur ce qu'il ferait en cas de fin du monde ? 
Si comme, à l'instar de nos héros, nous n'avions que 2 mois à vivre, que ferions-nous ? 
Tout du long de ma lecture, je me suis posée la question moi aussi. (Et je cherche encore la réponse :p )
Pourtant, cette météorite, même si elle est le "cœur" de cette histoire, elle n'en est en aucun cas son centre. 
L'auteur a pris le parti de privilégier la psychologie de ses personnages à l'action. 
Ne vous attendez pas à un roman d'action ou à une romance dystopique à proprement parler, car ce n'est pas le cas. Bien-sûr cette histoire comporte son lot de rebondissements, mais pas en rapport avec Andor. 
Si c'est la fin du monde relate une tranche de vie de 4 ados qui, à l'aube de la fin du monde, rêvent de s'accomplir, de s'épanouir.  Et franchement ? C'est réussi ! 

C'est un roman addictif, surprenant par son déroulement (je ne m'attendais pas du tout à ça), par son style de narration à quatre voix, par la façon dont l'auteur traite cette histoire, et puis, par sa fin ! Je suis restée comme deux ronds de flan ! (Mais je ne sais toujours pas si je l'aime ;) )
Il y a même un passage juste avant la fin qui m'a tellement scotchée que j'ai dû le relire à plusieurs reprises : l'auteur nous balance une "bombe" avec tellement de légèreté et désinvolture que c'en est vraiment, vraiment déstabilisant. Choquant même ! Puis vient le dénouement final, et là... et là, je m'arrête là... (méchante, moi ? mais non !)

En bref ? C'est une histoire à ne pas manquer qui change de ce qu'on lit habituellement. 
Ce livre paraîtra le 07 janvier 2016 chez






mardi 9 juin 2015

L'année solitaire d' Alice Oseman

Nathan, 15 mai 2015 -  Grand format 400 pages

On est censés vivre la plus belle période de notre vie. On est jeunes, on est en train de décider de notre avenir (c'est en tout cas ce qu'on nous répète), on a des amis. Mais en fait, tous, on attend que quelque chose change. Becky, ma meilleure amie, avec qui je rigole de moins en moins. Lucas, qui réapparaît dans ma vie après toutes ces années. Mon frère Charlie, la plus belle personne que je connaisse. Michael Holden, avec son sourire trop grand. Et moi, la fille la plus misanthrope et pessimiste du lycée. On attend tous que quelque chose change.

**Merci à Christian et aux Éditions Nathan pour ce roman**

L'année solitaire est le genre de roman où tout du long de ma lecture je ne savais qu'en penser. Ne sachant pas si j'adorais ou le contraire. 
Cela fait maintenant trois jours que je l'ai terminé, je me suis laissée un temps de recul pour mieux appréhender mes émotions, et je dois avouer que je suis toujours dans le flou et mitigée. 

Plein de choses m'ont plu sincèrement, et d'autres m'ont laissée perplexe. 

Notre héroïne et narratrice de ce récit, Victoria Spring, est une jeune lycéenne d'un peu plus de 16 ans. 
Tori, comme elle préfère qu'on l'appelle, est déjà une jeune fille blasée par la vie. Loin d'être populaire et sociable, Tori est plutôt connue pour son pessimisme légendaire et son goût prononcé pour le cynisme et le sarcasme. 
Ce que Tori aime : dormir, bloguer, son frère Charlie (qu'elle adore) et, des fois, sa meilleure amie Becky et regarder des films.
Ce que Tori déteste : c'est simple tout le reste. L'école, les livres, les garçons, ses parents, les futilités, les amis, la mode, les bla-bla,  etc... la liste sera vraiment trop longue pour dire ce que Tori n'aime pas. 

Depuis que son frère Charlie est tombé malade, Tori est encore plus encline au pessimisme et se renferme sur elle-même. Doucement (mais sûrement) elle s'éloigne de ses "amis" et de Becky, s'isole de plus en plus et son malaise s'accroît au fil des jours. 
L'année promet d'être encore ennuyante et morbide, mais c'était sans compter sur des événements inattendus :
- L'arrivée d'un nouveau au lycée, Michael Holden, un sacré phénomène. Loin d'être populaire lui aussi, il est totalement décalé par rapport aux autres élèves et va se trouver des points communs avec Tori (si lui en trouve, cela ne veut pas dire que Tori est d'accord avec lui). 
- Le retour de son ancien meilleur ami, Lucas Ryan, qu'elle n'a pas vu depuis des années.
- Et surtout, SOLITAIRE, un  nouveau blog qui a pris parti de pirater l'enceinte du lycée et multiplie les farces en son sein. Michael et Tori, sont de plus en plus intrigués par le créateur anonyme de ce blog et sur ses motivations...

Ce roman est très intrigant. Une fois commencé j'ai eu du mal à le lâcher - et je ne voulais pas le lâcher - jusqu'au dénouement final. C'est vraiment le genre de récit addictif, qui attise notre curiosité de bout en bout. 
Par contre, en parlant de dénouement, pas sûre que ce dernier m'ait plu. Je n'ai pas trouvé ça très crédible. Les ados ne sont pas si débiles, si ? 

Côté personnage, ils sont si atypiques que c'est à la fois génial car cela change des stéréotypes habituels avec la "belle fille du lycée populaire et sexy et le bad boy au grand cœur", mais c'est aussi déstabilisant.  Ici Tori est quelqu'un de sombre et très cynique. C'est vrai que, du coup, certaines de ses réflexions ou réparties sont drôles, mais c'est aussi assez anormal, voire malsain comme comportement (d'ailleurs au vu de la fin, mon sentiment de gêne envers Tori était quand même fondé). Michael, lui est adorable, il m'a plu dès sa description. Un ovni, un peu à l'ouest et déjanté, rejeté par ses camarades en raison de son côté loufoque et bizaroïde. Il cache lui aussi une certaine noirceur beaucoup plus difficile à percevoir que celle de Tori. 
Becky, elle, est... assez bécasse dans son genre et Lucas, bah, il n'est pas mieux. 

Dans l'ensemble c'est un roman sympathique, avec des personnages insolites qui changent de l'ordinaire. L'histoire, bien que très addictive, manque quand même d'un petit quelque chose, d'un fil conducteur plus solide peut-être... car au final cette intrigue autour de SOLITAIRE est assez décevante, je trouve. 

Ce livre est un service-presse des Éditions Nathan