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vendredi 23 mars 2018

L'horloge de l'apocalypse de Lorris Murail

Pocket Jeunesse,  5 avril 2018 - Grand Format 330 pages
Disponible en eBook

En cavale malgré elle, Norma, dix-neuf ans, abandonne tout pour se cacher dans une tiny house au fin fond du désert d'Arizona. À sa charge, Liz, sa nièce de huit ans qu'elle doit protéger. Pour survivre, elle trouve un boulot de serveuse dans le diner du coin. Alors que Norma peine à s'acclimater à sa nouvelle vie et aux habitants agressifs de la région, elle découvre un mystérieux 
canal radio. Elle se met alors à écouter en boucle un certain OT, jeune animateur qui mêle blues, anti-trumpisme et prêches apocalyptiques sur le dérèglement climatique et la fin du monde...

 Nous suivons Norma, une jeune femme de 19 ans, qui se retrouve avec sa nièce de 8 ans sur les bras, au fin fond de l'Arizona. Nouvelle dans la ville, elle va vite comprendre le fonctionnement étrange (et arriéré) de ses habitants. Hostiles aux étrangers et aux gens de couleur, Trumpiste dans l'âme, fanatiques des armes et des grosses cylindrées bien polluantes, voilà leur mentalité. La seule chose de distrayante dans cette ville est le mystérieux animateur de Radio 6, un oiseau de mauvais augure qui prêche avec conviction l'ère de l'apocalypse, étalant à la face du monde tous les dérèglements climatiques que l'homme engendre et leurs conséquences désastreuses.  

Ce n'est pas que je n'ai pas aimé ce livre, mais j'ai été déstabilisée par son contenu. Je m'attendais à lire un roman Young Adult qui nous entraîne dans un univers dystopique pré et post apocalyptique comme on en voit souvent, sauf que ce n'est pas du tout le cas. 
Ce récit nous plonge dans notre monde actuel, il montre d'un doigt accusateur tous les problèmes de notre système, de notre mode de vie, de notre insouciance et m'en foutisme. Je n'ai rien contre les textes engagés comme celui-ci, surtout que je suis à mille pourcents d'accord avec ce que l'auteur souligne. Sauf que, ce n'est pas ce que j'attendais de cette lecture, et donc, je n'ai pu m'empêcher d'être déçue. 

En terme de plaisir, je n'ai pas été satisfaite, néanmoins c'est un livre coup de poing qui nous force à réfléchir sur l'environnement et notre planète. Il n'a pas pour but de distraire mais de faire passer un message. Pour ma part, je le trouve trop engagé, il impose sa vision sans laisser le lecteur décider de lui-même - et même si je suis d'accord avec ses convictions, j'aurais aimé qu'on ne me les impose pas. Un peu plus de tact aurait été plus judicieux à mon sens. 



mercredi 25 mars 2015

Douze ans, sept mois et onze jours de Lorris Murail

Pocket Jeunesse, 15 janvier 2015 Semi-Poche 302 pages


Walden est emmené par son père dans les forêts du Maine. Une fois sur place, ce dernier l'abandonne dans une cabane avec comme seuls moyens de subsistance : quelques boîtes de conserves, quelques livres et une carabine. A partir de ce jour, il doit se débrouiller pour survivre.

**Merci aux Éditions Pocket Jeunesse pour ce roman**

Ce qui m'a décidé à lire ce livre est sans conteste la couverture ! Rien que de la regarder, ça me procure des frissons ! Et puis, il faut dire aussi, que le titre et le résumé du livre sont hypers intrigants !!

Un enfant de douze ans abandonné par son père en pleine forêt...
Dans quel but ? Pourquoi ? Refaire un remake du Petit Poucet ?!

Jake Stephenson est un homme taciturne et lunatique. Il n'a que deux passions dans sa vie : le base-ball et sa Chevrolet Impala SS 1995 !! À côté de ça, et malgré son caractère bourru et ses nombreux emportements, Jack semble sain d'esprit. Un père, certes peu câlin, mais tout de même présent pour son fils, Walden, qu'il élève seul depuis qu'il s'est séparé de la maman. 
Alors qu'elle mouche l'a piqué pour décider d'abandonner son fils en pleine forêt ???!! Pour "soit-disant" faire de lui un Homme !! Et l'initier à la vraie vie ! 

Walden Stephenson est un jeune garçon de douze ans, sage, travailleur, intelligent mais qui ne partage pas les passions de son père ! Son truc, ce sont les livres, les maquettes, les dinosaures etc... Bref des hobbies qui, pour son père, ne font pas (et ne feront jamais)  de lui un homme !
Dans huit jours, Walden aura douze ans, sept mois et douze jours... 
Date précise qui a son importance !! 
Car en attendant ce délai, Walden devra se débrouiller seul, dans une cabane abandonnée au milieu de nulle part. Avec seulement quelques maigres provisions, une carabine, un livre d'un philosophe ermite qui a vécu dans la région et l'interdiction de franchir le territoire délimité par son père !!

Commence alors "l'apprentissage" forcé de Walden à 12 ans 7 mois et 3 jours...

La première question qu'on se pose, est bien-sûr POURQUOI ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez ce papa ?! Pense-t-il vraiment faire de son fils, un homme, de cette façon ?
J'ai, non pas levé les yeux en l'air, mais froncé les sourcils quasiment tout au long du roman ! Ne comprenant pas le pourquoi du comment ! Rien ne me semblait (ne me semble) logique dans cette histoire, ni l'intrigue et encore moins les réactions des personnages. 
Puis vient l'explication finale (car oui, il y en a une)... Alors oui, j'ai été surprise, ébahie même par la tournure du récit si imprévisible. Mais, j'ai quand même tiqué aussi : je trouve que ce récit manque de crédibilité et de profondeur. Je m'attendais, avec cette couverture flippante, à un livre qui prend aux tripes et nous stresse au possible ! Et non ! Il se lit très vite et est très agréable à lire, mais je n'ai ressenti aucune émotion, ni peur, ni tension. Même la situation tragique de Walden ne m'a pas touché. 

En conclusion : une lecture qui se lit vite, un dénouement inattendu mais une histoire assez fade dans son ensemble qui manque de profondeur pour être crédible. 
Ce livre est un service-presse des Éditions PKJ.