Affichage des articles dont le libellé est témoignage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est témoignage. Afficher tous les articles

mardi 22 mai 2018

Du début à la faim de Laëtitia Reynders

Gil éditions, 25 novembre 2017, 100 pages, disponible au format papier






Mais qui es tu toi qui me dévores et me contrains à me faire violence?
Au nom de quoi suis-je en train de perdre vie, joie et kilos?
Guérit-on de l'anorexie?
Je n'étais pas prête à dévoiler cette période secrète de mon parcours. Maintenant, le temps est venu.
Vous découvrirez dans mon témoignage, une approche toute personnelle, différente, ponctuée d'anecdotes ou situations étonnantes.
Ecrit, comme un journal intime, je vous révèle une partie de moi.
Ce livre n'a pas d'autres prétentions que d'être un message d'espoir.Et s'il parvenait à aider un seul d'entre-vous, j'en serais très heureuse.
Et si nous faisions ce petit bout de chemin ensemble?

Sous la forme d'un journal intime - son journal intime - Laëtitia nous raconte la spirale infernale dans laquelle elle s'est retrouvée enfermée alors qu'elle voulait - au départ - tout simplement perdre ces quelque kilos qu'elle considérait comme superflus.
 
La perte de poids devient une véritable obsession, une lutte de chaque instant, la recherche de tous les moyens qui vont lui permettre de continuer à perdre ce poids qui la mine.

Elle souffre tout à la fois d'anorexie et de boulimie et les seuls aliments - si on peut appeler cela ainsi - sont ses fameux milkshakes protéinés.
Et puis, peu à peu, son corps commence à se révolter, à lâcher prise, à lui faire comprendre que quelque chose ne va plus jusqu'au seuil critique des 38 kilos.

Elle entretient une relation amour - haine avec la nourriture : elle l'adore à l'excès au cours de ses crises de boulimie et la hait à en vomir.
Et tout cela sous le regard, impuissant de ses proches et de celui qui allait devenir, par la suite, son mari.
Aujourd'hui, tout cela n'est plus qu'un mauvais souvenir.

Vraiment un souvenir ? 

Pas tout à fait car son corps lui fait payer, encore aujourd'hui, les privations qu'il a subies, sous-forme d'allergies diverses et multiples qui peuplent dorénavant son quotidien.

Dans ce roman, Laëtitia nous dévoile sans faux-semblants mais avec beaucoup de pudeur, une partie sombre de sa vie. Elle ne nous cache rien, se dévoile complètement.
Une époque de sa vie qu'elle a décidé de partager pour venir en aide à ceux et celles qui, comme elle, ont souffert ou souffrent encore de cette maladie.
 Elle nous rapporte ses sentiments de dégoûts, de culpabilité face à cette maladie qu'elle n'arrive pas à combattre. 
Cette maladie qu'elle considère comme sa "meilleure amie"

Il y a une phrase qui m'a particulièrement interpellée car tout part de là - ou tout du moins en grande partie - : le culte de la minceur et devenu le culte de la maigreur.

Le mari de Laëticia nous livre également le récit de ces mois passés avec sa future épouse. 
Je n'ai pu m'empêcher d'être touchée par cet homme, par son impuissance à lutter, à aider sa compagne et pourtant, il a essayé bien des fois, souvent par des moyens détournés de lui venir en aide. En vain ..
Il a finalement compris que ce dont elle avait besoin était quelqu'un à qui parler, à qui se confier, qui ne la juge pas, ne la contraint pas à manger à tout prix.

En bref, un récit bouleversant qui nous permet de mieux appréhender les problèmes liés à l'anorexie et à la boulimie, le témoignage d'une femme forte, très forte, de son combat, de sa victoire - bien qu'elle en paie encore le prix actuellement. Un message d'espoir et d'amour. 



 

http://gileditions.blogspot.be/2017/12/le-nouveau-livre-de-laetitia-reynders.html
 

mardi 9 février 2016

Sa majesté maman de Anne B. Ragde

Fleuve éditions, 14 janvier 2016, 316 pages, disponible en format papier et numérique ici





" On a le devoir d'aimer ses enfants, mais pas celui d'aimer ses parents. " De sa mère, Anne B. Ragde a toujours fait un personnage de roman. De ses romans. Pour le plaisir, plus ou moins assumé, de l'intéressée... Aujourd'hui que Birte vit ses derniers mois, allant de lit d'hôpital en rendez-vous médicaux, sa fille n'a plus le choix : fini la mise à distance romanesque. La preuve d'amour, la seule, la vraie, ce sera de raconter sa mère, sans fard, sans pseudonyme. Une femme kaléidoscope, une Majesté du quotidien, capable d'élever seule ses filles, dans le dénuement et l'adoration des belles choses, de créer un festin à partir d'un fond de frigo, de tuer pour un livre ou un tableau de Chagall... Peu encline aux tendresses, certes, mais l'inspiratrice d'une vie, la matrice d'une œuvre. Riche de cette relation patchwork, la fille fait de la mère un portrait doux-amer. Avec sa part d'ombre. Et son lot de lumière. 
Merci à Fleuve éditions pour ce service presse.

Dans ce récit, Anne B. Radge rend un hommage émouvant à sa maman décédée. 
Elle nous raconte le parcours atypique de cette femme hors du commun.

Seule pour élever ses deux filles, peu encline à la tendresse et aux câlins, elle va parvenir à force de débrouillardise et d'ingéniosité à leur rendre moins pénible une enfance où l'argent était rare. Elle savait rendre appétissant n'importe quel repas, l'art d'accommoder les restes était sa spécialité. C'était une femme et une mère très spéciale à qui Anne voue une admiration sans borne, une femme intelligente, cultivée, elle adorait la lecture, les expositions, la musique, parfois fantasque, elle était partie, sur un coup de tête, en stop à Istambul.
Son métier était complètement atypique : conductrice en chef d’un chariot élévateur chez un fabricant de sacs plastique.

C'est une lecture sans action, sans romance, sans rebondissement mais avec tellement de sentiments.
La joie, la tristesse, l'amour, la colère, la déchéance, tout est là pour nous donner une belle leçon de vie et nous faire découvrir un personnage haut en couleur.
Et quelle horreur que ces "homes" (on devrait plutôt dire mouroir) en Norvège. Récit poignant d'une fin de vie que l'on voudrait tant rendre la plus douce possible pour ses parents mais qui n'est pas le cas ici. Cette femme fière, qui a toujours mis un point d'honneur à se débrouiller seule et qui finit sa vie courbée en deux ... terrible !

A travers cet ouvrage, Anne lui rend justice et la dépeint sans faux semblants, disant tout de sa mère, le bon comme le moins bon mais on sent au cours de ce témoignage, une reconnaissance (parfois un peu tardive) pour tout ce que Birte a fait pour ses filles.

Un récit qui nous plonge au coeur d'une vie passant du passé au présent, avec des retours à l'enfance d'Anne, nous faisant vivre des petits morceaux de cette existence tellement riche.
Je voudrais encore vous en parler tant les anecdotes sont nombreuses, certaines émouvantes, d'autres avec une pointe d'humour, d'autres étonnantes mais je dois m'arrêter là ou sinon, je vais restituer ici tout le contenu du roman. ^^

Une magnifique déclaration d'amour et de reconnaissance pour une mère parfois dure, imprévisible, fantasque, érudite, captivante et pas toujours facile à comprendre.

http://www.fleuve-editions.fr/livres-romans/livres/

dimanche 2 août 2015

Un amour de jeunesse de Margot Malmaison

Michel Lafon, 11 juin 2015 - Grand Format 180 pages
(disponible en eBook)


"Salut à tous, je m’appelle Margot Malmaison, j’ai 17 ans et il y a quelques années, j’ai fait une rencontre qui a marqué le cours de ma vie… J’ai commencé à écrire une chronique sur Internet et un an après, grâce aux lecteurs, toujours plus nombreux, j’ai décidé de me confier dans ce livre. MON livre ! Vous pourrez y découvrir mon histoire d'amour avec Maxence, que beaucoup connaissent comme le chanteur "MA2X". J'en ai dit beaucoup dans mes chroniques, mais je vous en dévoile encore plus maintenant".

**Merci aux Éditions Michel Lafon**

Je suis tombée sur ce livre par hasard et le fait que cette romance soit une histoire vraie m'a intriguée. Mais pour le reste, je ne connaissais aucun des protagonistes, car il faut savoir que sur la toile, ils sont tous deux célèbres :
Margot Malmaison pour son blog et ses chroniques où elle relate justement sa romance avec Maxence Sproule (chroniques qui ont eu tellement de succès, qu'elle en a publié un livre !). 
Et Maxence, lui, est célèbre dans la musique. C'est un rappeur rouennais du nom de MA2X. 

Donc, avec le succès de son blog et de sa page Facebook (suivi par des milliers de fans - j'ai été voir) Margot a décidé de rassembler ses chroniques dans un livre. 

Concrètement, ça parle de quoi ? 
Margot (qui est donc la narratrice) nous parle de sa relation avec Maxence, son amour de jeunesse. Elle était en cinquième dans un collège de Rouen, quand un petit nouveau, à savoir Maxence, a débarqué dans son école. Très vite, ils sont devenus potes, délirant ensemble. Cette amitié a grandi au fil des mois. De simples potes, ils sont passés au statut de meilleurs amis. Plus leur amitié prenait en puissance, plus les sentiments aussi se faisaient profonds. De l'amitié à l'amour, il n'y a qu'un pas... Mais pas évident de le franchir quand c'est leur superbe relation qui est en jeu. Et puis, il faut savoir aussi que, Maxence est le genre de mec à utiliser les nanas comme des Kleenex... je prends, je jette... Alors forcément dans ces conditions Margot hésite à avouer ses sentiments au risque de manquer le coche et qu'il ne soit trop tard...

Cette histoire, assez courte, est enrichie par de nombreuses photos et égayée par des smileys, cœurs, dessins etc... 
 
 

C'est une histoire toute mimi (qui n'est pas sans rappeler nos propres amours de jeunesse) et bien narrée de surcroît. 
L'histoire est vraie et ça se ressent à chaque page. J'ai craqué pour Margot, elle est naturelle, sincère et adorable. (Un peu moins pour Maxence, il est vrai. Son comportement est parfois limite)
Les amours de jeunesse, y'a rien de plus vrai ! Les sentiments sont plus profonds et exacerbés à cet âge et nous marquent souvent à jamais. Margot et Maxence en sont la preuve. 
De plus, j'aime la fin... Car aussi puissants que soient les sentiments, un amour de jeunesse reste un amour de jeunesse. Rares sont ceux qui durent... C'est un amour des plus purs mais bien souvent des plus éphémères.

En bref ? Une histoire choupinou, avec des protagonistes qui le sont tout autant. Des émotions sincères et une lecture pleine de fraîcheur que j'ai beaucoup aimé. 

Ce livre est un service-presse de :
Résultat de recherche d'images pour "michel lafon"

dimanche 13 avril 2014

Et si on se prostituait de Eva Giraud


EdiBitch, nouvelle au format ebook , 01 mai 2014

« J'ai cherché du boulot pendant quatre ans. Avec acharnement. Deux heures par jour, cinq jours par semaine. Je n’ai pas eu un seul entretien. J’ai postulé, cent fois, deux-cents fois, postulé encore. Et puis j'ai arrêté de compter.
J'ai 25 ans, je suis au chômage mais ne touche pas le chômage. Que faire quand on ne rentre pas dans les cases ? Eh bien, on fait comme moi, et comme des milliers d'autres : on cherche, on s'occupe, on travaille pour la gloire, et on prend ça avec humour. Et surtout, parfois, on a envie d'étrangler les gens qui nous disent que "quand on veut on peut". »
Elle s’appelle Eva, elle cherche du travail depuis… toujours ? Oui c’est plus ou moins ça. Vous connaissez tous une « Eva », nous sommes tous concernés de près ou de loin par sa situation. Heureusement, Jean-Claude est là pour la soutenir. Et c’est avec humour, bien qu’avec réalisme également, qu’elle nous présente son aventure, pour ne pas dire son parcours du combattant.
« Et si on se prostituait » est un témoignage qui n’emploie pas la langue de bois et qui dénonce une réalité qui ne fait pas toujours plaisir… Mais Eva a le mérite de s’exprimer sur le sujet dans cette nouvelle dont le ton léger permet de ne pas dramatiser le sujet abordé. Car même si la situation est effectivement dramatique pour nombre de jeunes comme Eva, elle a su présenter son expérience avec du recul et un cynisme qui lui va tellement bien…

Tout d'abord merci aux Editions EdiBitch pour cette lecture en avant-première.

Comme le dit si bien le résumé, nous allons ici faire la connaissance d'Eva. Elle nous livre avec beaucoup de sincérité ce monde absurde dans lequel elle (on) vit. "Et si on se prostituait" est une sorte de "journal de bord d'une chômeuse" où nous suivons mois après mois (euh année après année aussi !!) les mésaventures, galères  et désillusions d'Eva. 
Le récit commence avec une Eva fraîchement sortie de son école à 8000 euros, avec son superbe diplôme de BTS Editions en poche. Elle est fière, sûre d'elle, elle va tout déchirer....parce que son diplôme ça en "jette" et puis surtout c'est ce qu'elle aime et ce qu'elle veut faire. Un métier dans l'édition, le bonheur ! Oui, mais voilà, elle va vite se rendre compte que personne ne l'attend, et que, même les gens de son domaine, ne connaissent et reconnaissent forcément pas son diplôme. Commence alors le bonheur des CV et lettres de motivation dont elle ne compte plus le nombre d'envois, (par contre les réponses, ça elle peut les compter, ah bah non, elle  ne peut pas non plus, vu qu'il n'y en a pas !) mais aussi les joies du Pôle Emploi !! ahh ce fameux Pôle Emploi et ses conseillères... Qui n'a pas eu "la chance" de connaître ça ? 
Eva nous raconte avec beaucoup de réalisme les incohérences de notre système, le fait que si tu ne  rentre pas "dans les cases", que tu ne remplis pas TOUTES les conditions pour y rentrer...bah, t'es vraiment mal barré !! Le tout décrit avec beaucoup d'autodérision, de sarcasme mais surtout avec beaucoup de justesse !! (la description de certains de ses petits boulots, ou les demandes de certains employeurs sont vraiment "cocasses").

Ce n'est pas forcément un récit poignant mais c'est un récit vrai, grave et juste qui reflète très bien la société actuelle et ce n'est pas "joli-joli" !! Nous avons tous connu une Eva, voir nous avons tous été une Eva. Ce témoignage en touchera plus d'un.

"Et si on se prostituait" paraîtra le 01 mai 2014 aux Editions EdiBitch (0,99 E)