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vendredi 1 mai 2020

Si la vie te donne des citrons, fais-en une tarte meringuée de Charlotte Léman

Auto éditions, 22 avril 2020, 247 pages, disponible au format 
papier et numérique






À 43 ans, Clémence est une femme heureuse. Et pas seulement parce que sa « bible » de développement personnel le dit. Non, elle s’est donné les moyens pour en arriver là, quitte à arrondir parfois les angles, comme avec Éric Grandjean, son boss despotique.
Un peu trop, dirait Alice, sa meilleure amie.Ce que Clémence chérit par dessus-tout, c’est la petite existence tranquille qu’elle s’est construite en dehors du bureau. Une chouette famille avec Antoine et Gabriel, leur fils de 17 ans, un appartement douillet en plein cœur de la capitale, et la pâtisserie, son péché mignon.
Mais, cette vie paisible bascule le jour où son mari lui annonce qu’il la quitte pour une jeune femme presque en âge d’être sa fille ! Et, comme les choses peuvent toujours être pires, son quotidien se transforme en cauchemar lorsque ce dernier lui impose une colocation aussi absurde que pénible.
Cependant, quand la vie nous donne des citrons, aussi acides soient-ils, on peut décider d’en faire de la limonade… ou de la tarte meringuée si on est passionnée de pâtisserie comme Clémence !


Clémence a 43 ans, cela fait 17 ans qu'elle est mariée à Antoine. De leur union est né un fils, Gabriel.
Une véritable complicité unit la mère et le fils.

En suivant les conseils de son livre de développement personnel, Clémence ne laisse pas prise aux pensées négatives - alors que parfois, elles se pressent au portillon - et ne montre jamais ses déceptions, son agacement, son irritation.
Mais à force de vouloir sans arrêt arrondir les angles, on en devient faible, acceptant tout sans broncher.

Jusqu'au jour où Antoine lui apprend qu'il la quitte pour une autre femme qui pourrait être sa fille !
Il faut bien reconnaitre que le mufle, après 17 ans de mariage, est devenu un mari indifférent, blasé, plus intéressé par son travail et sa possible future promotion que par son épouse, une épouse qu'il considère un peu comme sa boniche, égoïste, jugeant comme un acquis que, malgré son travail, sa femme assume tout à la maison.

C'est bien simple, Antoine est un monsieur JE : je travaille beaucoup, je mérite un nouveau poste, je suis le meilleur, je, je, je ... 


Comme si cela ne suffisait pas, Clémence subit également la tyrannie de son supérieur, un abruti de première, qui lui fait faire toutes les basses besognes, en plus de son propre travail, sans oublier - au passage - de prendre à son compte les félicitations du travail réalisé par Clémence.

Et bien sûr, c'est le comportement de Clémence qui l'enferme dans ce cercle vicieux : discrète, gentille, avenante ... à tel point que son patron la prend pour une (bonne) poire !


Mais Clémence ne se laisse pas faire : elle se rebelle, le remet à sa place, lui cloue le bec ... mais malheureusement, uniquement en pensée.

Pourtant, de la répartie, elle en a et on ne peut que savourer les répliques bien senties auxquelles elle pense mais si elle pouvait les lâcher à voix haute, ce  serait mieux !

Suite à la nouvelle de la trahison de son mari et contrainte de vivre avec lui en colocation jusqu'à ce qu'il trouve un nouvel appartement (évidemment, elle n'a pas su lui dire d'aller se faire f... et de partir), elle sombre peu à peu dans une déprime, ma foi, bien compréhensive !

Mais après quelques semaines, une Clémence nouvelle version va petit à petit faire son apparition et là, Antoine, son futur ex-mari et Eric, son empoté de patron ont intérêt à bien se tenir car ça va faire mal, très mal !



Charlotte nous offre ici une héroïne à laquelle je me suis identifiée totalement.

Cela a été un vrai régal de la suivre pas à pas dans ce que j'appellerai : sa renaissance, de devenir une femme qui ne se laisse plus marcher sur les pieds, qui arrête de trouver sans cesse des excuses à l'attitude mesquine des autres.
Une femme qui s'assume entièrement et avec un sens aigu de la vengeance que j'ai savouré avec délice.

Un véritable esprit machiavélique se cachait en elle et ne demandait qu'à s'éveiller !


  J'ai A-D-O-R-É !!!


Si la vie te donne des citrons ... est une lecture feel good qui fait un bien fou, surtout en cette période, et qui vous permet de vous vider la tête en suivant les péripéties de Clémence à travers sa nouvelle vie ! 
 

https://www.amazon.fr/donne-citrons-fais-en-tarte-meringu%C3%A9e/dp/B087HC32LD/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1588332751&sr=8-1
 

jeudi 28 mars 2019

Et tu entendras le bruit de l'eau de Sophie Jomain

 
Collection &H//Broché 378 pages//6 mars 2019
Disponible en eBook



 
  
Elle est partie pour fuir celle qu’elle était devenue… Là-bas, elle va trouver celle qu’elle est vraiment.

Marion Verrier est Fendie Miller. Ou plutôt Fendie Miller est Marion Verrier. Elle ne sait plus trop… Est-elle vraiment devenue cette journaliste assoiffée de scoops que plus rien n’émerveille  ? Poussée à bout, Marion craque et décide de s’échapper en baie de Somme. Un bungalow cosy perdu dans la nature pour se retrouver et réfléchir à ce qu’elle va faire de sa vie, voilà tout ce à quoi elle aspire. Mais, au «  Bruit de l’eau  », Marion découvre qu’elle n’est pas aussi seule qu’elle le pensait  ; quelqu’un d’autre a choisi l’écolodge pour s’isoler du monde. Un homme, mystérieux et solitaire, que le destin n’aura de cesse de remettre sur sa route.



 


Et tu entendras le bruit de l’eau est un roman, très court, incisif et que j’ai pris un véritable plaisir à lire.

Le personnage principal, Marion, est une jeune femme de trente-cinq ans qui consacre toute son existence à son travail, au point d’avoir mis de côté sa vie personnelle. Célibataire et sans enfant, Marion Verrier, ou plutôt Fendie Miller de son nom de plume, est une acharnée. Elle bosse sans relâche depuis des années à la recherche des meilleurs scoops, ne compte plus ses heures et brille dans son domaine.
Jusqu’au moment où, alors qu’elle bosse sur un article depuis des semaines, elle se fait doubler par un journaliste d’un magazine concurrent qui publie le même article un jour avant elle.
Sabine, sa supérieur, lui reproche alors d’avoir fait perdre beaucoup d’argent au journal et pour Marion, c’est la goutte de trop.
Lors d’une réunion entre elle, sa supérieur et son directeur, la jeune femme rappelle brutalement qu’elle n’a pas eu de vacances depuis deux ans. Le calcul est rapidement fait : elle a droit à trois mois de congés que son directeur lui donne sur-le-champ.
La première semaine, Marion se repose, dort beaucoup, regarde des séries, fait un peu le point sur sa vie. Elle se rend compte qu’elle s’est lassée de son travail et qu’elle n’est pas épanouie. Elle décide alors de partir pour plusieurs semaines dans la baie de Somme afin de se ressourcer. Elle loue un bungalow au Bruit de l’eau, chez un couple très aimable avec qui elle va immédiatement sympathiser.
Sur place, Marion passe ses journées à se promener dans la baie, se ressource, profite de la nature… Vit comme elle ne le faisait plus depuis des années. Elle se remet à faire de la photo, une passion qu’elle avait délaissée, puis décide de tenir un journal de bord de ses vacances, ayant le besoin de faire quelque chose de constructif.
Enfin, elle va faire la rencontre de Ben, un homme solitaire, passionné par son métier. Un personnage qui m’a beaucoup plu et qui m’a énormément touchée. À travers lui, Sophie Jomain nous sensibilise sur le sort des phoques et sur la préservation des milieux naturels.

 Une réussite.
D’ailleurs, avec ce court roman, Sophie Jomain parvient à nous véhiculer de nombreux messages. En plus de ceux que je viens de citer, il y a aussi le sort des enfants migrants. Si ces thématiques sont très altruistes, l’auteure nous rappelle néanmoins, de façon plus égocentrée, l’importance de suivre sa voie et indirectement de trouver le bonheur, notamment par les choix des deux personnages centraux du livre.

Et tu entendras le bruit de l’eau est un roman féminin très réussi dont les messages ont su me toucher. Il m’a fait un peu le même effet que Quand la nuit devient jour, sans que je sache très bien l’expliquer. Sans doute à cause des sujets abordés, des sujets graves qui méritent qu’on s’y arrête. À travers ces deux romans, j’ai découvert une facette de l’auteure plus profonde qui démontre sa polyvalence et son grand talent. Une facette qui me séduit même davantage, je dois l’admettre.
Autant dire que j’ai hâte de tenir entre mes mains, mon prochain Sophie Jomain.




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jeudi 8 février 2018

Challenge me d'Avril Rose

Éditions Addictives, Broché 305 pages, 4 janvier 2018
Disponible en eBook



Fraîchement divorcée, Olivia a du mal à s'en sortir. Entre sa carrière d'avocate qui ne décolle pas et l'énergie que lui demande son petit garçon de six ans, elle a perdu toute confiance en elle. Une lueur d'espoir apparaît soudain dans la vie de la jolie trentenaire quand un poste se libère à New York, mais elle n'aura que quelques mois pour faire ses preuves. Serait-ce le défi qu'elle attendait pour redonner un sens à sa vie ? Quand elle rencontre Ethan Parker, son séduisant patron, toutes ses certitudes volent en éclats. Olivia choisira-t-elle la voie de la raison ou celle de la passion ?


 
Ce qui m’a tout d’abord attirée dans ce livre, c’est le thème du challenge et le fait que le personnage soit avocat.
Si le thème du challenge est très bien traité, j’ai fait fausse route concernant la partie avocat, car en fait, à aucun moment on ne verra l’univers du tribunal, et je dois avouer que j’avais beaucoup misé là-dessus, espérant par ce biais, découvrir davantage cet univers.

Challenge me est une romance classique et moi qui suis lassée de ce genre, j’ai malheureusement été déçue et n’ai pas su m’épanouir dans ma lecture.
Cependant, je vais mettre de côté mes attentes personnelles et mes goûts pour me concentrer sur le roman en lui-même.

Nous faisons donc la connaissance d’Olivia, une jeune maman trentenaire qui flirte avec la dépression suite à sa séparation avec son mari.
Un soir, son ami Liam l’invite et lui fait prendre conscience qu’elle se laisse aller, qu’elle a mis ses ambitions de côté durant son mariage et qu’il est temps qu’elle pense à elle.
S’ensuit un relooking, une mise au sport et l’idée de reprendre sa carrière d’avocate en main. 

Olivia bosse dur pour arriver à ses fins – elle traite avec succès sur un dossier important – et suite à cela, elle postule à un post à New York pour lequel elle sera retenue.
Olivia se demande alors si elle peut penser à elle et partir aux USA pour tenter l’aventure durant plusieurs mois ou si elle doit rester en France pour élever son fils auquel elle est très attachée.


Le point fort du texte, selon moi, se trouve dans cette thématique qui est clairement d’actualité. Dans notre société la femme jongle entre plusieurs rôles (mère de famille, travailleuse, femme…) et il est vrai que les gens ont souvent tendance à enfermer la femme dans son rôle de mère. Il est mal vu de partir faire carrière et de laisser derrière soi un enfant de six ans. 
Pour autant, être mère signifie-t-il l’abnégation de soi ? 

J’ai apprécié le challenge d’OIivia dans le sens où elle nous montre que parfois, on part d’une situation difficile avec beaucoup d’obstacles et que finalement à force de travail et de volonté, mais aussi en pensant à soi, on peut passer au-dessus des difficultés et trouver le bonheur.

Je choisis de m’arrêter ici pour cette chronique car dépeindre la relation amoureuse d’Olivia et Ethan, bien qu’elle soit au cœur du roman, ne sera pas convaincant puisque je n’ai pas été touchée par leur histoire qui avait pour moi « un goût de déjà vu ».



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