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dimanche 17 juillet 2016

La loi de Murphy de David McCallum

City éditions, 15 juin 2016, 400 pages, 
disponible au format papier et numérique


Acteur de seconde zone, Harry Murphy attend depuis des années que sa carrière au cinéma décolle. Il a déjà fait une apparition dans un film avec Tom Cruise, mais pas dans la même scène que la star. Alors, quand il a la possibilité de devenir un héros dans la vraie vie, Murphy n'hésite pas une seconde. Il a appris par hasard qu'une bande de malfrats projette un assassinat et il décide de sauver la future victime. C'est à partir de là que tout part en vrille. Avec une valise pleine de billets qu'il n'est pas censé posséder et des mafieux à ses trousses, Murphy va pouvoir vérifier la justesse de la loi qui porte son nom : l'emmerdement est forcément toujours maximal ! L'apprenti héros n'aura pas trop de sa bonne mine et de ses talents d'acteur pour réussir à se sortir des embrouilles les plus compliquées...  

Avant tout, voici la définition de ce qu'est la loi de Murphy, du nom de l'ingénieur en aérospatial américain qui l'a énoncée :
Loi empirique énonçant que si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira infailliblement par mal tourner. 
Et le moins que l'on puisse dire est que notre Harry Murphy n'échappe pas à cette loi.
Acteur plus habitué aux petits rôles mais qui ne cesse de tenter de percer durablement dans le métier, Murphy surprend, un soir, alors qu'il avait une envie pressante, une discussion entre les frères Bruschetti : Max, Enzo et Sal, une famille notoire de mafiosi.
Désireux de raccrocher leur commerce, ils décident de faire le grand ménage et d'éliminer au passage un certain Santiago et également un certain Villiers.
Alors qui'l est trop tard pour aider Santiago, parti rejoindre ses ancêtres, aidé en cela par Rocco, le tueur à gage des Bruschetti, Murphy décide d'aller prévenir le mystérieux Villiers et de lui sauver la vie.
Il part donc à Londres et à partir de ce moment, sa vie ne sera plus jamais mais alors plus jamais, la même et sa rencontre avec l'inspecteur Elizabeth Carswell va se révéler explosive.

Les forces de ce polar sont, d'une part, l'intrigue tout à fait captivante, les péripéties innombrables pour Murphy et au suspense omniprésent et d'une autre part par des personnages truculents, savoureux et non dénués d'humour.
Murphy, en acteur transformé en preux chevalier, parvient, avec un certain succès (son don pour la comédie  va d'ailleurs se révéler bien utile) à se sortir de situations parfois bien épineuses et ses prestations dans certains films lui viendront à point nommer pour lui permettre d'élaborer certains plan de secours.
Elizabeth Carswell, Lizzie pour les intimes, est une inspectrice de police très spéciale et ses méthodes, pas très orthodoxes, vont parfois donner du fil à retordre à Murphy.
Les frères Bruschetti, en dépit de leur passé loin d'être tout blanc, s'avèrent être sympathiques avec une mention spéciale pour Max.

Ecrit par David McCallum, plus connu pour son rôle de Ducky, médecin légiste dans la série NCIS,
ce roman nous entraine au coeur d'une intrigue qui nous passionne dès le départ et au fil de page, on ne cesse de se demander comment va faire le pauvre Murphy pour sortir d'une situation dont il perd très rapidement le contrôle et le suspense nous tient en haleine jusqu'à la fin !

En bref : une lecture distrayante, captivante, intrigante  et des personnages hauts en couleur qui font de ce roman une belle découverte que je vous recommande !

Vous pouvez acheter ce roman, ici : 
http://amzn.to/29AbjN8


http://www.city-editions.com/

mercredi 23 décembre 2015

Mémoires d'un grain de sable de Béatrice Ruffié Lacas


Belladone éditions, juillet 2015, 136 pages, format papier disponible ici et numérique ici




Qu’elle soit sur les planches d’un petit théâtre amateur, dans les rues de White Chapel, ou encore dans l’accueillant cimetière de Firmin, la mort rôde, gracile et insouciante, au gré de la folie des hommes et de la noirceur des âmes.
Ce recueil nous propose seize nouvelles noires, entre horreur, humour et décadence. De Berlin à Londres, à travers les époques et les drames, l’auteure nous fait voyager dans son univers sombre et dérangeant, nous rappelant à chaque page que seul parmi des milliers, chacun des protagonistes de ces textes n’est rien d’autre qu’un grain de sable, à la fois pierre angulaire de l’univers et piètre poussière insignifiante.




Merci à Béatrice et aux éditions Belladone pour ce service presse.

Comme expliqué dans le résumé, ce recueil contient 16 nouvelles dont je vais vous parler chacune à leur tour.

Ave Maria
Eugénie, une petite fille punie par sa gouvernante, se laisse aller à sa colère et saccage tout dans sa salle de classe y compris une magnifique horloge dont elle déforme les aiguilles. Fatiguée par sa crise de rage, la petite fille s'endort et à son réveil, rien n'est plus pareil !

Bartabas 
Un jeune homme introverti fait partie d'une troupe de théâtre amateur. La troupe a une mascotte quelque peu bizzare : une très, très moche statuette, baptisée Bartabas. Le jeune homme ressent pour cette statuette une étrange fascination qui va le mener loin, très loin.
Confessions
Un aristocrate déchu se réfugie dans le quartier miséreux de Whitechapel. Charles Brownhat mène donc une vie discrète, se fondant dans le décor mais c'est pour mieux dissimuler sa véritable nature.
Tueur en série ...Mais dans quel but ? A vous d'en faire la (macabre) découverte.

La dernière étreinte
Un jeune spéléologue part à la découverte d'une nouvelle grotte mais il n'y arrivera jamais et pour cause ...
La mère Voulvart
Louise est mariée à Fulcrand, un paysan rustre et pour qui tous les prétextes sont bons pour battre sa femme. Ayant déjà fait trois fausses couches, ce qui n'a fait qu'augmenter la violence de son époux et désireuse de lui donner enfin cet enfant qu'il désire tant. elle décide d'aller voir la mère Voulvart, une pousouera (une sorcière).
Et le miracle se produit ! Mais est-ce vraiment un miracle ou plutôt une malédiction ?

Le festin
Nous sommes ici en pleine guerre. Les temps sont durs et la nourriture rare. En cette veille de Noël, le moral des troupes est au plus bas. Le commandant décide de leur offrir un repas pantagruélique mais qu'ils auront bien du mal à digérer. Et je peux vous assurer qu'il y a de quoi !!! ^^

Ton autre toi
Un récit plein de poésie et un texte à double sens savoureux !

Vis-à-vue
Bérénice, victime d'un voyeur, se prend peu à peu au jeu, allant jusqu'à lui offrir un spectacle inoubliable. Mais il s'avère que le jeu auquel elle joue est très dangereux !

Un Noël Blanc 
Laurence, mère de famille divorcée, vit avec sa fille, Lisa. Chaque année, Laurence s'offre une boule à neige pour sa collection qu'elle range sur une étagère une fois les fêtes terminées. Mais cette année, Lisa décide de faire une surprise à sa mère et d'installer toutes les boules à neige.
Elle aurait mieux fait de s'abstenir ...

Un homme chanceux
Jean et Emeline sont mariés depuis 7 ans et forment un couple heureux. Afin de réunir toute la famille, Emeline décide de faire un repas familial. Mais le moins que l'on puisse dire est que le repas ne se déroule pas très bien entre les rancoeurs et les animosités.
Lizenor, la soeur qu'elle n'a plus revu depuis 6 ans, est de retour mais il aurait mieux valu pour Emeline qu'elle ne la revoie jamais.

Père Noël perdu
Annette est infirmière en bloc chirurgical. En cette veillée de Noël, c'est un bien étrange chirurgien qui pratique l'opération !

Mémoires d'un grain de sable
Le récit de la vie de Manon à travers les "yeux" d'un grain de sable.

Misses Betford
Firmin, vieux gardien de cimetière, voit venir tous les jours, Misses Betford qui vient se recueillir sur la tombe de son époux et de son fils décédés. Mais au fil des jours, son attitude devient de plus en plus bizarre et Firmin s'interroge.

Te souviens-tu ?
Le récit d'une belle histoire d'amour. Belle mais tragique !
La nuit la plus longue
Nous sommes en compagnie de trois voleurs occupés à dévaliser les chambres d'une maison de retraite à l'heure du souper des pensionnaires.
Mais tous les pensionnaires ne mangent pas et ils s'aperçoivent, un peu tard, qu'ils auraient mieux fait de commettre leur larcin ailleurs.

Au nom du père
Nous suivons la randonnée d'une famille. Nous avons Henri, le père, Candice, la belle-mère, Dimitri, enfant du couple et Teddy, revenu vivre auprès de son père.
Mais cette randonnée vire au cauchemar quand Teddy disparait.

Dans l'ensemble, j'ai apprécié cette lecture mais j'avoue qu'il y a certains récits dont je n'ai pas bien compris le sens. Comme par exemple dans Ave Maria ou encore la mère Voulvart. J'ignore si ce sont mes neurones qui m'ont fait défaut mais j'ai eu beau chercher, revenir en arrière au cas où j'aurais sauter quelque chose mais non, rien à faire, je n'ai pas tout capter !

Tous ces récits ont comme point commun la mort sous toutes ses formes. Il y a de l'angoisse, de l'horreur parfois même, de l'humour, noir bien entendu.



http://belladone-editions.com/


jeudi 22 octobre 2015

Moi, Benjamin, 33 ans, l'âge du Christ et toujours pas de miracle en vue de Laurent Moreau

La Bourdonnaye, 08 octobre 2015 - Semi-poche 140 pages
(disponible en eBook)

Benjamin est un grand adolescent d'un peu plus de 30 ans qui semble n'avoir qu'un but dans l'existence : défendre son titre âprement gagné de "roi de la lose". A son âge, il ne sait toujours pas quoi faire de sa peau de vieil enfant ou de jeune grande personne, c'est selon. Il se nourrit toujours de junk food, passe son temps devant les séries télé et collectionne méticuleusement faux plans et galères. Il fait le désespoir de ses parents, d'autant que même son jeune frère est déjà casé, avec la déjà chiante Marie-Clémentine, et déjà bientôt père. L'heure de l'ultime remise en question a donc sonné. Bardé de sa bonne humeur et de son inoxydable foi en la vie, Benjamin le Bordelais part ouvrir un bar à vins... en Laponie. Ah ! la Laponie ! Le pays des rennes, du froid, du Père Noël et de Lotta, jeune femme volage et incertaine de ses choix, mais belle comme le diable. Autant d'embrouilles au centimètre carré, c'est un appel à la gourmandise !

**Merci aux Éditions La Bourdonnaye pour ce roman**

Le résumé de ce roman a su capter mon attention. En le lisant, je me suis sentie intriguée. Une romance légère, drôle et un brin loufoque ? Je signe de suite. 

Sauf que, voilà... je n'ai pas franchement apprécié cette lecture !
J'ai terminé ce roman certes, mais pas parce qu'il m'a plu, ni parce que j'étais curieuse de lire la fin. Non, si je l'ai lu entièrement, c'est surtout parce qu'il est court. Et puis comme l'écriture est fluide, que les mots glissent tout seuls, il ne m'a même pas fallu une heure pour le finir. 

Je m'attendais à un roman drôle, cynique et déjanté. Pour le cynisme, c'est clairement le cas. Benjamin est cynique à souhait, tellement, que je l'ai trouvé mesquin. Il critique tout et tout le monde et je n'ai pas adhéré à son humour noir. 
Même si certains passages prêtent à sourire, comme l'extrait ci-dessous, ils sont bien trop rares. 
Qu'est-ce qui est beige, dodu, rempli de gras et qui envoie du Febreze goût excrément quand on appuie dessus ? Mon ventre pendant les fêtes de Noël. Pendant sept jours de décembre, je deviens le sosie non officiel de la Boule de Fort Boyard, je ne fais pas résonner le gong, mais le cœur y est. 

De plus, il le dit lui-même, la vie de Benjamin est ennuyeuse et je ne peux que confirmer. Ce n'est pas très addictif comme récit, heureusement que c'est court lol. 
Pourtant l'idée n'est pas mauvaise, la façon de l'aborder non plus d'ailleurs... ce portrait satirique d'un jeune trentenaire qui se comporte comme un ado, est un sujet d'actualité, et la vision que donne Laurent Moreau est souvent juste. Mais son personnage Benjamin est antipathique au possible !
Et ses monologues (qui font les 99% du récit) sont d'un barbant ! Mais où sont les dialogues ? Bouh. 

En bref ? Ce n'est clairement pas une lecture pour moi. J'en suis navrée. 
Ce livre est un service-presse de : 


mardi 8 septembre 2015

Les cendres des roses mortes de G.Dimitri

Auto-éditions, format numérique, juillet 2015, 235 pages, disponible ici

Eulalie-Lucéane, a des problèmes bien plus graves que son prénom particulièrement ridicule. Elle qui s’était promis d’écrire un best-seller avant ses vingt-cinq ans, se réveille au matin de son vingt-sixième anniversaire sans avoir en tête le premier mot de l’incipit de son futur chef-d’œuvre. Il n’en fallait pas plus pour la faire plonger dans une crise de la vingt-sixaine d’anthologie. Lorsque le destin, sous les traits de sa meilleure amie Tara, lui accorde de rencontrer un éditeur, son rêve le plus fou semble se réaliser. Elle est sur le point de découvrir qu’il faut faire très attention à ce que l’on souhaite.
Jusqu’où seriez-vous prêts à aller en échange d’un contrat d’édition ? 



Avant tout, je tiens à remercier Gina d'avoir eu l'excellente idée de nous proposer ce service presse

Ce roman est tout simplement inclassable tant il regorge de tout : thriller, suspense, humour (une sacrée dose) auto-dérision.

Un véritable OVNI ! J'avais déjà entendu et lu cette expression pour une de mes précédentes lectures et je trouve que ce mot lui colle parfaitement.

Déjà, rien que le prénom de l'héroïne : Eulalie-Lucéane... fallait le trouver...
Elle nous raconte son histoire, ses rencontres, ses actions-réactions et le moins que l'on puisse dire est qu'entre son cerveau et ses actions, il y a bien souvent des beugs qui se produisent et qui m'ont bien fait sourire et qui entrainent parfois des problèmes au niveau de la psychomotricité.
Un simple exemple : pour Lillie (plus facile qu'Eulalie...) le fait de devoir hausser les épaules simultanément est tout simplement impossible, elle hausse d'abord une épaule et environ trente secondes plus tard, la seconde se décide à se hausser à son tour. ^^
Même chose quand elle doit s'exprimer dans les cas d'urgence : son cerveau plante et elle ne parvient qu'à émettre des... platitudes, dirons-nous.
Et lorsque ses neurones , car pour chaque sensation, sentiment, il y a un neurone différent, ne parviennent pas à se mettre d'accord et bien ...c'est parfois la cata !!!
Lorsqu'elle s'imagine, en tant qu'écrivain, devoir décrire une scène de baiser, c'est tout simplement un moment savoureux et des moments comme celui-là, il y en a plusieurs.
Et j'en ai appris des nouveaux mots (tout du moins pour moi ^^) stochastique, atrabilaire, olisbos, incipit, agamaltophile...
D'ailleurs, un petit jeu en passant, quoi est quoi ?
 
 
J'avoue qu'au début de ma lecture, je me demandais où Gina voulait nous emmener et j'avoue que j'ai été surprise par la fin de l'histoire.
Un récit complètement déjanté, surréaliste, bourré d'humour (parfois noir) et quelque peu cynique par moment, raconté par une héroïne qui n'hésite pas à se moquer d'elle-même consciente de ses défauts, défaillances et lacunes. 
Une Bridget Jones nouvelle version , le côté romantique en moins ^^




mercredi 29 juillet 2015

Meurtres low cost saison 2 L'intégrale Solder le passé de Isabelle Bouvier

éditions La Bourdonnaye, collection Pulp, 157 pages, disponible au format papier et numérique ici




Anna, la quarantaine, épouse modèle et bonne mère de famille, limite desperate housewife depuis qu’elle est au chômage, réussit un beau jour sa reconversion professionnelle sans l’aide de Pôle emploi. De toute façon, son nouveau métier ne rentre pas dans les catégories type des formulaires administratifs : tueuse à gages… low cost. Un concept pourtant extrêmement porteur et très original de service à la personne, comme elle l’explique au journaliste venu l’interviewer sous couvert d’anonymat.
Aujourd’hui à la tête d’une petite entreprise qui connaît pas la crise, Anna éprouve quelques difficultés à concilier vie de famille et vie professionnelle, car il lui faut cacher à son fils et à son mari – un pompier au grand coeur qui sauve les gens, tandis qu’elle les tue – en quoi consiste sa nouvelle activité. Pour couronner le tout, sa mère qu’elle était heureuse de ne pas avoir revue depuis des lustres, débarque à l’improviste pour s’installer chez eux.
La devise d’Anna ? « Soldes, tout doit disparaître ». Surtout les corps et les indices.



 Merci aux éditions La Bourdonnaye pour ce service presse.

Pour rappel, ce livre, tout comme son prédécesseur, fait partie d'une série littéraire de la collection  "Pulp" qui est conçue comme une série télévisée, avec plusieurs saisons de six épisodes chacune, chaque épisode étant écrit pour un temps de lecture moyen de 20 minutes. 

Nous voilà donc de retour avec la saison 2 !
Et le moins que l'on puisse dire est qu'elle est tout aussi savoureuse que la première !

Nous retrouvons Anna, notre mère de famille, chef d'une petite entreprise qui ne connait pas la crise : tueuse à gage.
Elle est secondée par son fils et par Martine (qui pour le moment s'occupe du nettoyage des scènes de crime).
Mais Anna en fait n'est pas seule dans sa tête, il y a Dana, son côté obscur, à qui elle cède la place parfois. Mais qui est donc cette mystérieuse Dana ?
C'est d'ailleurs avec elle que nous  entamons cette seconde saison.

Cette saison est riche en révélation et Anna se découvre une nouvelle alliée inattendue !
Mais Anna se retrouve, à son corps défendant, dans une bien fâcheuse posture et la "trahison" d'un être aimé ne va arranger ses affaires !
Une saison tout aussi délirante et décalée que la première, avec un humour parfois corrosif mais qui fait un bien fou !

Pour découvrir la chronique de la saison 1, cliquez sur la cover 

http://lesreinesdelanuit.blogspot.be/2014/04/meurtres-low-cost-saison-1-lintegrale.html

http://www.labourdonnaye.com/




vendredi 29 mai 2015

Une place à prendre de J.K Rowling

Le Livre de Poche , Réédition mai 2015, Poche 792 pages
disponible en format eBook

Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de mœurs, tragédie teintée d'humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

**Merci à Marjorie et Le livre de Poche pour ce roman**

La première chose qui m'a attirée dans ce livre, c'est le nom de l'auteur. La maman d'Harry Potter, ce n'est pas rien  ! Et comme je n'ai jamais eu l'occasion de lire cette auteure (oui honte à moi, je n'ai pas lu les Harry Potter), c'était l'opportunité, avec ce titre, de réparer ma bévue et découvrir, enfin, la plume de J.K Rowling

Alors, même si je savais en lisant le résumé que ce livre sortait de mes standards de lectures habituelles, je voulais absolument tenter l'expérience. 
Malheureusement, j'ai très vite déchanté. Non qu'Une place à prendre ne soit pas bien, mais je me suis vite aperçue qu'il ne me convenait pas du tout

L'histoire se situe à Pagford, une petite bourgade de l'Angleterre profonde. Dans ce petit village, l'annonce du décès de Barry Fairbrother, un  membre du conseil paroissial de Pagford, va créer un tollé au sein de la communauté. 
De l'épicière, au médecin de la ville, en passant par la conseillère d'éducation, chaque habitant y va de son avis.
Entre ceux qui se frottent les mains, ceux qui pleurent sa mort... personne ne reste indifférent face à l'événement...

Ici il n'y a pas un héros, mais une multitude de personnages, un village entier pour être précise. Retenir les noms et fonctions : qui est qui ? qui fait quoi ? qui pense quoi et de qui ? s'avère être un vrai casse-tête. Le claquage de cerveau assuré pour moi. 
Après 300 pages de lecture (tout de même !), j'en étais toujours au même point, perdue dans la profusion de personnages. Ennuyée par les innombrables longueurs et bla-bla en tous genres, et me demandant bien où l'auteur voulait en venir. 
J'ai eu beau essayer de rentrer dans le récit, de laisser sa chance à ce roman en poursuivant ma lecture au maximum, j'ai fini par capituler, car je n'aime pas, tout simplement. 

Trop de descriptions, trop de personnages, une intrigue qui met du temps à s'installer et qui n'a pas su me captiver, un manque cruel d'action... Bref, une lecture qui n'aura pas su me séduire. 
Le seul point positif est que je peux enfin dire que je connais la plume de J. K Rowling qui est, en effet, très belle.


Ce livre est un service-presse de 
Notre boutique Le Livre de Poche

dimanche 18 janvier 2015

Cobayes T1 Anita de Marilou Addison

éditions de Mortagne, papier, broché, 328 pages disponible ici et numérique disponible ici


Ils ne se connaissaient pas…
Ils ont tous répondu à la même annonce…
Une compagnie pharmaceutique.
Des cobayes.
Des effets secondaires insoupçonnés. 
Poids à perdre : huit foutues livres.
Méthodes utilisées pour y parvenir : faire de l’exercice de façon saine ? Manger santé ? Non…
Suer à grosses gouttes avec un sac poubelle sur le dos, ne rien avaler de la journée et, surtout, vomir. Ç’a toujours été la solution la plus efficace. Mais mon chum Manu commençait à en avoir assez de mon petit manège. Et moi aussi, d’ailleurs.
Il y a quelques semaines, j’ai trouvé un moyen de ne plus m’enfoncer deux doigts dans la gorge dès que je bouffe la moindre calorie. Une étude clinique qui annonçait plusieurs effets secondaires possibles. Dont un, parfait pour moi : perte de poids. J’ai sauté sur le téléphone et, depuis ce temps, je reçois des injections qui doivent soi-disant me guérir de mon anxiété.
Je suis moins stressée, c’est vrai. Toutefois, mon esprit commence à s’embrouiller. J’ai parfois des trous de mémoire. Faut que j’en parle au doc. Et mon appétit change. Je mangerais bien un steak saignant, là, maintenant!
Mais je me moque un peu de tout ça, au fond, puisque je maigris à vue d’œil…

 COBAYES est un univers que vous pouvez découvrir à travers la plume de sept auteurs différents. L’horreur et le suspense vous attendent dans les sept romans de cette série, à lire dans l’ordre… ou dans le désordre. Il s'agit d'une série canadienne et cerise sur le gâteau, le septième et dernier tome sera écrit par Yvan Godbout!!

Je viens donc de fermer le tome 1 de la série et j'en suis encore toute retournée. Cela a été une lecture déroutante, morbide, oppressante et tout à fait addictive.

Quand vous lisez la série Cobaye, oubliez la première image qui vous vient à l'esprit, à savoir une adorable boule de poil car, ici, Cobaye est tout sauf adorable!!

Anita, suite à une enfance perturbée, souffre d'anorexie. J'avoue que, jusqu'à présent, je ne m'étais jamais posée de questions sur cette maladie mais lorsqu'on découvre la vie d'Anita, les sévices qu'elle se fait subir pour perdre ces 8 maudites livres, j'en suis tombée sur le c...
Mais voilà...où tout s'emballe, c'est lorsque son chum, Manu (ai-je oublié de vous préciser que ce sont des auteurs canadiens et que j'ai beaucoup aimé la découverte de certaines expressions ^^ ) lui pose un ultimatum: ou elle file consulter un psy ou il la quitte.
Anita consulte donc le journal et tombe sur une petite annonce pour la firme Alphalab qui recherche des cobayes pour tester un tout nouveau produit sensé soigner les troubles de l'anxiété. Mais ce qui intéresse Anita, c'est la liste des effets secondaires et un en particulier: possible perte de poids.
Elle s'inscrit donc en cachette à cette étude mais sa vie déjà bien compliquée va devenir une vraie descente aux enfers qui ne fera qu'empirer au fur et à mesure des injections.
Ce récit est une vraie plongée dans l'horreur, le sang, les tests pharmaceutiques et l'humour, noir bien entendu, mais savoureux. C'est évidemment une lecture à prendre au second degré. Le changement d'attitude d'Anita est tellement énorme et inattendu que l'on ne peut qu'en sourire malgré l'horreur de la situation.
Ce roman est aussi savoureux qu'un steak bien saignant et j'ai adoré.
Il me tarde d'attaquer le tome 2.
Petit bonus

Chaque tome bénéficie d'une petite bande annonce. Voici le lien pour le premier tome.
À demi rassurée, je m’approche des arbustes et, lentement, je les écarte pour voir si quelque chose est encore là, caché dans l’ombre. Rien. Qu’une masse, grosse comme ma main, immobile sur le sol. J’enjambe le buisson et me penche vers le petit tas recroquevillé sur lui-même, constatant par le fait même qu’il s’agit d’un animal mort. Un chat. Pas un vieux matou miteux. Plutôt un bébé.
Durant un court moment, je songe qu’il devait être mignon, quand il était encore plein de vie. J’aurais presque le goût de le caresser pour l’apaiser, bien que je sache très bien qu’il ne ressentira pas mon empathie pour lui. J’ai déjà le bras dans les airs, la main prête à effleurer sa fourrure blanc et noir, quand je me ressaisis. J’incline la tête, abaisse mon bras et soupire,
avant de remarquer une tache rouge, là, juste sous le chaton. Une tache qui s’agrandit de plus en plus. Qui menace même de salir mes chaussures, déjà passablement crottées. En plissant les yeux, je détecte aussi que le pelage de l’animal a été endommagé, à la hauteur du cou, comme si un prédateur avait tenté de le mordre, après sa mort. Ouais, c’est sûrement la sale bête qui s’acharnait sur lui, avant que je ne lance ma roche… Elle tentait de le bouffer, comme un vulgaire morceau de viande. Rouge. Saignant…
Vas-y…
Je ferme les yeux pour tenter de calmer les électrochocs qui viennent me brûler le bout des doigts. Voyons, qu’est-ce qui me prend ?! Je me redresse brusquement, pour ne pas être tentée, et
tourne les talons.
Allez, qu’est-ce que tu attends ? Tu n’as qu’à  tendre la main.
Ne pas y penser. Ne pas y penser. Ne pas… Cette chair si rose, ce sang si rouge, cette odeur…
NON ! Je suis en train de devenir complètement folle ou quoi ? Mes jambes se mettent à courir dans les rues menant jusqu’à chez moi.
Mais non, reviens ! Ne pars pas comme ça. Tu étais à deux doigts de…
Enfin, lorsque j’aperçois mon immeuble, j’y grimpe sans m’arrêter. Le souffle court, je bûche sur la porte, pour que Manu vienne m’ouvrir. Pas le temps de sortir mes clefs. Je ne sais d’ailleurs même pas où elles se trouvent.
Mais je m’en fiche ! Je bouscule mon chum, qui apparaît dans l’embrasure, la mine fripée, le regard furieux et anxieux. Je disparais dans la salle de bain, fais couler l’eau de la douche et m’y engouffre. Ce n’est qu’une fois sous l’eau que je me débarrasse enfin de mes vêtements souillés. Je les jette sur le carrelage et m’accroupis dans le fond de la baignoire, tremblante.
Tandis que je sanglote, Manu se décide à ouvrir la porte et à venir me rejoindre. Sans arrêter le jet, il s’assoit avec moi dans la baignoire et laisse l’eau couler sur nos corps.
— Chuuuuuut, chuuuuuut, murmure-t-il, sans rien me demander.
Et, de toute manière, comment pourrais-je lui avouer qu’il y a quelques instants seulement j’ai eu ce goût si fort et si soutenu pour de la chair? Que même ce chat mort me semblait un régal.
Tout simplement. Non, je ne peux pas le lui dire. Ni lui parler de la voix de mon père, qui me pourchasse, encore et toujours, de ses accents déments….


Ce livre est un service-presse des Editions de Mortagne
https://editionsdemortagne.com/




samedi 25 octobre 2014

I Hunt Killers de Barry Lyga


Éditions Le Masque Collection MSK, Poche 350 pages, 20 mars 2013
Disponible en eBook


Et si le plus dangereux serial killer au monde était... votre propre père ?
À Lobo's Nod, petite ville tranquille des États-Unis, nul ne veut croire que le corps de jeune fille retrouvé dans un champ est l’œuvre d'un serial killer. Jazz, lui, en est convaincu. Et il sait de quoi il parle puisqu'il n'est autre que le fils d'un criminel célèbre dans tout le pays pour avoir assassiné des dizaines de femmes. Son père est en prison mais Jazz, lui, est libre et n'a qu'une crainte : que l'opinion le désigne comme le coupable idéal. Il décide alors de faire équipe avec le shérif et de mettre à profit les enseignements de son père dans l'espoir de démasquer le véritable coupable... Mais est-ce si facile quand on a reçu
le goût du sang en héritage ?
Teinté d'un humour noir et grinçant, I Hunt Killers est un thriller palpitant et totalement addictif !

***Merci à Anne et à MSK  pour l'envoi de ce roman**

Je vais vous raconter l'histoire de Jazz.
Jazz (Jasper) a 17 ans, il est le fils d'un célèbre tueur en série mais pas n'importe lequel, non : William Cornélius Dent dit Billy qui a plus de 120 victimes à son actif. Jusqu'à ce qu'il se fasse arrêter par  G.William, le shériff de Lobo's Nod. Billy a fait l'erreur de tuer ses deux dernières victimes dans la ville où il habitait (mais est-ce vraiment une erreur?)
Ahhhh ! Et je ne vous ai pas dit ? Billy a entraîné son fils Jazz depuis sa tendre enfance à l'assister !! Oui vous avez bien lu : jusqu'à l'âge de 13 ans, Jazz a assisté son père dans ses meurtres horribles. Son père lui a tout appris sur l'art de tuer et surtout de ne pas se faire prendre !! Son rêve c'est que Jazz reprenne le flambeau.
Mais est-ce que Jazz à l'âme d'un tueur? Tous les jours il essaye de se convaincre que NON !!
Son meilleur ami, c'est Hoovie. Il est hémophile mais suit Jazz dans tous ses mauvais coups. J'ai adoré son personnage, il est hilarant.
Connie, c'est la petite amie de Jazz, c'est une dure, elle n'hésite pas à secouer Jazz, quand il doute. Le fait qu'il soit le fils d'un tueur ne lui fait pas peur.
Et je ne vous ai pas encore parlé de Grandma ! C'est la grand-mère paternelle de Jazz. Une vieille dame de 87 ans qui perd la boule et qui est aussi mauvaise que son fils Billy.
Je vous passe tous les autres détails pour vous laisser le plaisir de la découverte.
Je rajoute juste une petite chose qui a son importance : un jour des nouveaux meurtres sont commis et ils reproduisent ceux de quelques victimes de Billy.
Jazz va se lancer à la poursuite de ce "copieur" et utiliser ce que Billy lui a appris.

Ouff ! J'ai adoré ce thriller ! Angoissant, réaliste avec des personnages forts. L'auteur a su nous transcrire toute la psychologie des tueurs en série et leur folie ainsi que les angoisses de Jazz (en est-il un?)  le tout avec un humour très noir comme j'aime. Jazz est touchant, on a juste envie de le prendre dans nos bras et le bercer de calins, chose qu'il n'a jamais eu.
Donc si vous aimez ce genre, n'hésitez pas, vous allez avoir les poils comme on dit. Et vu que j'ai le tome 2 sous le coude, j'intercale avec un livre plus "léger" et je me plonge dans la suite des aventures de Jazz.
Super moment de lecture !



Ce livre est un service-presse des Editions Le Masque MSk
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