Affichage des articles dont le libellé est contes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est contes. Afficher tous les articles

mardi 9 mai 2023

Le chant des ronces de Leigh Bardugo


 Éditions Le Livre de Poche Jeunesse, 29 mars 2023, 288 pages, disponible

au format papier et numérique

 

 

 

 

 

Embarquez dans un voyage vers des terres sombres et dangereuses, peuplées de villes hantées et de bois affamés, de monstres bavards et de golems en pain d'épices, où la voix d'une sirène peut invoquer une tempête mortelle, où les rivières font de terribles promesses d'amour...

 

Ce roman est composé de six contes.

Six contes où cupidité, avidité, ambition et jalousie sont les maîtres mots. 

Chaque page du livre est émaillée d'illustrations qui deviennent plus détaillées au fur et à mesure pour arriver, à la fin du conte, à une magnifique illustration. 

C'est fascinant de voir le dessin évolué jusqu'au résultat final .

Le seul bémol pour moi est que j'ai trouvé la police d'écriture trop petite (malgré mes lunettes 😂)


Voici donc un petit aperçu de chaque conte :

1. Ayama et le bois aux épines

Ayama est la deuxième fille d'une famille de paysan, elle est le vilain petit canard de la famille. 

Sa sœur aînée, Kima, est la beauté personnifiée, elle adore sa cadette et là où leurs parents considèrent Ayama plus comme une domestique que comme leur propre fille, Kima fait tout son possible pour adoucir cet état de fait. 

Mais tout va mal dans le royaume car depuis que le roi a enfermé son deuxième fils - un monstre, une bête - dans un labyrinthe d'où il s'est échappé, ce dernier sème la terreur. 

Le roi décide donc d'envoyer des messagers auprès de son fils /la bête pour tenter de le raisonner mais après le trépas des messagers précédents, les candidats ne se bousculent pas au portillon. 

Il offre donc une énorme récompense à celui prêt à assumer ce rôle. 

L'appât du gain aidant fortement, les parents d'Ayama la pousse à endosser ce rôle. 

Va commencer alors une étrange relation entre la Bête et la jeune femme. 

Mais les risques encourus ne risquent-ils pas de lui être fatal ? 

Ayama, pour charmer la Bête va lui conter des histoires, un  peu comme dans les contes des mille et une nuit où Shéhérazade raconte une histoire au sultan chaque nuit pour qu'il épargne sa vie. 

2. Le renard trop rusé

Koja, dès sa naissance, s'est montré très habile avec les mots. 

C'est ainsi qu'il a pu éviter d'être dévoré par sa mère, échapper au sort funeste que lui réservait Ivan Gostov, un terrible et immense ours noir et aux chiens du fermier qui voulait le trucider. 

Mais voilà qu'arrive au village Lev Jurek, un chasseur redoutable et redouté, accompagné de sa sœur.

Koja sera-t-il assez rusé pour mettre cet assassin en déroute ? 

3. La sorcière de Duva 

Dans les bois, près de Duva, des jeunes filles disparaissent. On ne retrouve d'elles qu'un chausson ensanglanté, un colifichet ...

Nadya et son frère Havel vivent heureux auprès de leurs parents. 

Mais un hiver, la famine s'installe au village privant leur père de son travail et le décès de leur mère n'arrange pas les choses. 

À peine est-elle enterrée, qu'une femme, Karina semble vouloir à tout prix épouser leur père et chasser les enfants de chez eux.

Nadya en est sûre : Karina est une Khitka, un esprit vengeur de la forêt, assoiffé de sang, se nourrissant de chair humaine et pouvant adopter n'importe quelle forme. 

Mais comment faire pour sauver son père ? 

C'est en vivant, au cœur de la forêt avec la sorcière Magda qu'elle trouvera la réponse à sa question.

 4. Petite lame 

Découvrez le destin tragique du village de Velisyana et de Yeva Luchova, la fille adorée du vieux duc, jeune fille d'une beauté irréelle mais maudite. 

Maudite car à la vue de son visage, chaque homme est envoûté, ensorcelé et veut la posséder, entraînant disputes et duels. 

Le duc, qui aimait sa fille mais encore plus la fascination qu'elle exerçait, décide de la marier à celui qui déboisera des terres dont il a besoin. 

Persuadé que c'est le prince qui convoite sa fille qui va remporter la victoire, il se trouve bien embêter lorsque c'est Seymon, un grisha, qui gagne. 

Comment va-t-il faire pour que sa fille n'épouse pas un paria de grisha ? 

 5. Le prince soldat

Droessen est un horloger de grand renom, aux mains habiles et d'une grande cupidité. 

Il est prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut : argent, confort, maison de luxe, notoriété... 

Ses créations sont tout à la fois magnifiques, mystérieuses et troublantes. 

Chaque année, il est invité par les Zelverhaus, quelque peu mis mal à l'aise par leur invité mais fier qu'il accepte à chaque fois leur invitation alors qu'il en refuse tant. 

Mais ils auraient peut-être mieux fait de se méfier.. Surtout lorsqu'il offre à leur fille, encore enfant, un soldat casse-noisette d'un genre particulier. 

6. Quand l'eau chantait le feu 

Avant, au cœur de la cité des sild, tout était magnifique, leur chant leur servait à convoquer les tempêtes, à éloigner les navires de guerre, à construire leurs abris, à raconter leurs histoires,.... 

Tout du moins jusqu'à la naissance d 'Ulla, à la peau cireuse, aux yeux étranges, si différente des autres sild qu'elle est contrainte de grandir dans la solitude malgré sa voix mélodieuse et puissante. 

Ou alors, est-ce à cause de la première fois où elle chanta avec Signy, une sild à la chevelure rouge en opposition totale avec celle d'Ulla, du noir le plus sombre que tout bascula ? 

Elles qui ne s'étaient jamais pour ainsi dire adresser la parole, joignent leur voix lors d'un cours de chant magique et ressentent un lien, une puissance, une magie se dégager de leur duo. 

Le jour de l'anniversaire du plus jeune prince de la fratrie, les jeunes filles charment la foule et le prince par leur chant novateur. 

Devenu le troisième membre de ce trio improbable, le prince leur propose de se rendre à la surface, privilège uniquement réservé aux nobles. 

Les jeunes filles, enthousiastes, acceptent mais ce voyage va révéler de terribles secrets à Ulla. 

Chaque conte met en avant les défauts de tout un chacun et apporte une certaine morale.

Dans le premier, la cupidité, l'égoïsme, la traitrise sont de mise mais tout ce qui est beau n'est pas forcément dénué de cruauté, que du contraire !

Dans le second, c'est une trop grande confiance en soi qui causera la perte du héros car celui qui se croit plus malin finira par tomber dans le ravin. 

Dans le troisième, il ne faut pas toujours se fier à ce que l'on voit ou croit car les apparences sont parfois trompeuses. 

Le quatrième, lui,  nous démontre que la cupidité, la tricherie et la paresse ne sont pas les meilleurs moyens pour obtenir ce que l'on veut.

Le cinquième est un conte étrange et dérangeant, on pourrait presque dire que c'est le récit de l'arroseur arrosé.   

Quant au dernier, c'est encore une fois la cupidité, l'envie et la trahison qui règnent en maitre. 

 

Ces six contes sauront vous charmer à leur manière mais sachez qu'ils ne finissent pas toujours - et même très rarement - bien !!!




 

mercredi 24 juillet 2019

Justine ou Juliette de Sophie Delenclos

Diva Romance éditions, 12 juin 2019, 302 pages, disponible au format papier et numérique






Juliette est DRH dans une entreprise de logistique le jour... et auteure érotique à succès la nuit ! 
Une double vie juste assez sulfureuse pour ajouter un peu de piment à son quotidien de mère divorcée, jusqu'au moment où l'entreprise qui l'emploie est revendue à un groupe américain. 
Un groupe dont le patron entend bien imposer sa morale puritaine, tout droit venue d'Outre-Atlantique, à l’ensemble des salariés. Plus question de boire un verre de trop aux pots de départ et encore moins d’avoir dans ses tiroirs des écrits inavouables. Alors, quand Juliette est surprise, en pleine dédicace, par le très troublant bras droit du nouveau patron, elle ment et s'invente une sœur jumelle, auteure érotique répondant au prénom de Justine... mais ce qu'elle n'aurait pas pu prévoir, c'est que le beau Sébastien Marvel, ne semblerait pas insensible au charme de cette Justine !


Juliette, en dehors de son travail de DRH, est auteure érotique écrivant sous un pseudo, celui de Justine de Lenclos
De nature plutôt introvertie, Juliette a toujours caché son talent d'auteure à tous, sauf à Laurence, sa meilleure amie.
Son premier roman : La Belle et la Bête XXL, une version revisitée sexy, connait assez vite un succès inattendu dont elle est la première surprise.
Elle décide donc de continuer sur sa lancée et d'écrire une nouvelle version de Blanche-Neige.
Entre la jeune ingénue, la méchante reine, le chasseur, le prince charmant et les sept nains, il y a de quoi laisser libre cours à son imagination !



Tout serait pour le mieux si sa boite ne venait pas d'être rachetée par des américains car son patron se révèle être un type austère et puritain. Et gare à elle s'il découvre son talent caché !

Aussi, quand son bras droit, le très séduisant Sébastien, tombe nez à nez avec Juliette lors d'une séance de dédicace, la jeune femme, sur un coup de tête, s'invente une soeur jumelle : Justine, auteure de romance érotique.

Les quiproquos vont s'enchainer et Juliette va devoir jongler entre sa vie de DRH, aux tenues strictes et passe-partout et l'exubérance de la vive et colorée Justine.

Et lorsque Sébastien succombe au charme et à la vivacité de Justine, c'est Juliette qui est aux anges car elle le trouve comment dire ...... irrésistible !




J'ai eu la chance, en tant que blogueuse, de faire partie du jury pour le prix de la meilleure romance 2019 pour Diva romance.

Je dois reconnaitre que les romans présentés étaient très bons mais celui-ci est sorti du lot.

J'ai été séduite par la plume de Sophie : légère, fluide et agréable à découvrir mais pas que par ça.

L'intrigue et les personnages m'ont définitivement conquise ! 

J'ai une tendresse toute particulière pour Juliette et sa double vie.
Grâce au personnage de Justine qu'elle invente, elle peut être tout ce qu'elle n'ose être : sexy, séduisante, sûre d'elle alors qu'elle est effacée, discrète, peu à l'aise avec les hommes.

Sébastien lui, est particulièrement séduisant et super gentil. Nous ne pouvons que fondre face à ce beau mâle aussi parfait à l'intérieur qu'à l'extérieur.

L'humour est aussi omniprésent au fil des pages que ce soit par le don d'autodérision de Juliette que par les situations dans lesquelles elle se retrouve à devoir jongler entre elle et elle !

Pas toujours facile de ne pas s'emmêler les pinceaux et d'autant plus lorsque la famille entre en jeu !

En bref, Justine et Juliette est une romance qui a largement mérité son prix. Elle réunit tous les ingrédients qui en font une lecture agréable, rafraichissante, savoureuse à souhait, avec des personnages auxquels il est impossible de ne pas s'attacher et des situations qui prêtent souvent à rire !

Vous ai-je précisé que j'avais adoré ?

PS. Petit message personnel pour Sophie : tu n'aurais pas l'intention de publier - sait-on jamais - La Belle et la Bête XXL et Blanche-Neige revisités ? 😄




https://www.editionsleduc.com/produit/1927/9782368124031/justine-ou-juliette



https://amzn.to/2YnJ5O7
 

mardi 26 février 2019

Le chant des ronces de Leigh Bardugo

Milan, 24 octobre 2018 - Grand Format 352 pages

Embarquez dans un voyage vers des terres sombres et dangereuses, peuplées de villes hantées et de bois affamés, de monstres bavards et de golems en pain d'épices, où la voix d'une sirène peut invoquer une tempête mortelle, où les rivières font de terribles promesses d'amour...
Ayama et le bois aux épines
Une jeune fille est envoyée négocier l'avenir de son royaume avec un terrible monstre.
Le renard trop rusé
Un renard compense son apparence disgracieuse par une intelligence hors du commun, qui pourrait bien lui jouer des tours.
La sorcière de Duva
Dans un village frappé par un hiver perpétuel, les jeunes filles se mettent à disparaître mystérieusement.
Petite lame
Une jeune fille découvre que les souhaits de son père à son encontre et ses propres envies prennent deux directions opposées.
Le prince soldat
Une réécriture inquiétante de Casse-Noisette.
Quand l'eau chantait le feu
Deux Sild aux voix merveilleuses quittent leur royaume marin pour la terre où elles rencontrent les mystérieux Grisha.

Bien plus que le recueil en lui-même, c'est avant tout l'objet livre qui m'a attirée. Couverture en dur et cartonnée, éléments brillants et en reliefs (ce qui ne se voit pas sur l'image au-dessus). Et, lorsqu'on ouvre le livre, on reste bouche bée face à sa beauté. Chaque page est ornée d'illustrations. Elles encadrent le récit et se fondent à merveille dans les écrits de Leigh Bardugo. 



Uniquement dans les tons de bleu et rouge, Sara Kipin, l'illustratrice nous offre de magnifiques dessins ! 




C'est franchement superbe et cela nous plonge encore plus aisément dans les contes de Leigh Bardugo. Je connaissais déjà sa plume grâce à Six of Crows ou encore Grisha, et c'est d'ailleurs l'autre raison qui m'a poussée à vouloir ce livre. L'auteure a une plume enchanteresse, parfaite pour narrer ce genre de contes. Bien-sûr, j'ai mes préférences (comme celui de Quand l'eau chantait le feu et La sorcière de Duva), mais je vous laisse vous faire propre opinion. 

En bref ? Un livre qu'on se doit d'avoir dans sa bibliothèque.



jeudi 29 octobre 2015

Contes inuit du Grand Nord revisités de Jack No

éditions Mélibée, avril 2015, 42 pages, format papier disponible ici




Ces contes inuit, connus dans tout le Grand Nord, sont sûrement les plus beaux, les plus émouvants du fonds traditionnel groenlandais. Ils ont été revisités par Jack No, étoffés, peaufinés. 
En général ils sont d'une grande sobriété, les personnages étant souvent anonymes ; ainsi, ceux du conte sur la découverte de la musique, le petit ourson, ou encore le corbeau prétentieux, n'ont pas de nom. 
Aussi l'auteur a-t-il fait revivre les personnages par des dialogues plus volumineux. S'appuyant sur ses années passées au Groënland, il plonge le lecteur dans l'atmosphère si mystérieuse et unique du Grand Nord, restitue le décor. La rudesse de cet environnement n'est pas oubliée, ni la lutte pour la vie. La mort n'est jamais bien loin. Mais ici, cette rudesse est moins abrupte que dans les contes traditionnels. 
La pensée inuit transparaît, que ce soit à travers la découverte de la musique ou Nanonnguaq. Même les facettes peu glorieuses de l être humain sont montrées, avec la métamorphose de Kroa en homme terre à terre et prétentieux. À leur façon, ces contes revisités sont porteurs d un code de vie, de règles à suivre pour vivre en harmonie, en bonne entente avec cet environnement hostile : un message universel... 



Merci aux éditions Mélibée pour ce service presse.

Dans cette nouvelle, nous retrouvons une série de contes inuit.
Nous sommes loin des Chaperon rouge, Boucle d'or et autres contes de chez nous. 
Mais il ressort de ces contes une telle poésie, une morale et une telle beauté (car, il faut bien le reconnaitre, les décors décrits dans ces contes sont tout simplement superbes !) que nous sommes embarqués dans un voyage au pays du Grand Nord où les êtres humains, leurs défauts et qualités ne sont ni plus ni moins identiques à ce que nous sommes.
Nous retrouvons dans ce recueil 4 récits :
Comment les hommes découvrirent la musique, dans lequel un aigle va nous apprendre que la danse et le chant ont leur place et leur importance dans la vie.
L'histoire de Nanonnguaq (ou à chacun sa place) qui nous conte l'histoire d'un ours, élevé par les hommes mais qui n'est pas vraiment à sa place parmi eux.
Voir Aluk et mourir, le récit d'un homme qui se sacrifie pour son fils et à quel prix.
et enfin, L'histoire de Kroa, le corbeau prétentieux qui nous montre à quel point la vanité et l'orgueil peuvent nous mener très loin.
Une lecture qui m'a permis pendant un court instant, de m'évader vers les immensités du Grand Nord.



http://www.editions-melibee.com/

mardi 12 août 2014

Le Roman de la Belle et la Bête de Bernard Simonay

BS Editions, 223 pages, eBook à 3.91€

« On dit qu’autrefois, dans le royaume de Nériopolis, vivait une fille si belle que les dieux eux-mêmes se penchaient pour la contempler. On prétend que la déesse de l’amour, Cythérée, avait présidé à sa naissance. Son nom était Aurore, fille de Hérios d’Alcimène. Mais, à Nériopolis, on l’appelait simplement : la Belle. »
 Dans un monde hors du temps, inspiré de l’Antiquité grecque, la belle Aurore épouse, par dépit et sans l’avoir jamais vu, le prince Philippe, seigneur de l’île mystérieuse de Nychorante, sur lequel courent des rumeurs inquiétantes. Elle rencontre un être délicat et raffiné, auquel elle s’attache très vite, malgré le pacte surprenant qu’il lui impose : ne jamais tenter de voir son visage. Cependant, poussée par la perfide Férona, créature du dieu des Ténèbres, Aurore découvre qu’une terrible malédiction frappe son mari, qui ne peut affronter la lumière sans se transformer en un monstre effrayant. D’abord tentée de fuir, elle comprend peu à peu que l’amour véritable ne se fonde pas sur les apparences. Mais des forces machiavéliques s’acharnent contre le couple. Pour les vaincre, Aurore devra accepter d’aller jusqu’au bout de son amour...


 Lu en deux jours seulement, ce roman nous offre une nouvelle version du conte de fées La Belle et la Belle, (mon conte de fées préféré ^^). Je voulais lire cette réécriture (enfin disponible en ebook) depuis longtemps car tous les avis que j'avais lu étaient plus qu'élogieux et me donnaient l'eau à la bouche.

 Bernard Simoney (que je n'avais jamais lu) nous invite ici dans un univers auquel on ne s'attend pas forcement dans une réécriture de conte. Un univers où les humains cohabitent avec les dieux et créatures des mythes de l'antiquité : dieux, déesses, néréides, etc. J'ai beaucoup aimé cet aspect de l'histoire, étant férue de contes et de mythologie grecque, ce mélange ne pouvait que me plaire !

Ce conte revisité par Bernard Simonay pourrait être, coupé en deux parties :  avant (partie 1) et après (partie 2) la révélation de la nature "maudite" du prince Philippe. Pour faire court, dans la première partie, Belle est fiancé à son cousin Phoïbos, prince et futur héritier d'un pays dont je n'ai pas retenu le nom, son père est un riche marchant au coeur noble, ses soeurs deux sottes superficielles, son frère aîné est un joueur invétéré, et Parîs, un séducteur de femmes. Un portrait de famille caricaturé et toute à fait délicieux! En contre partie, Aurore, notre Belle nous apparaît lisse et fade tellement elle est silencieuse et passive. C'est une jeune femme qui nous est dépeint comme magnifique, douce, généreuse, altruiste... tout le monde aiment et admirent la Belle. Dans cette première partie, vous aurez bien compris que Belle m'aurait un peu déçu...Mouais...bon voila quoi. Et puis, et puis... le sort s'acharne sur sa famille et Aurore consent à épouser le prince mystérieux de Nichorante qu'elle n'a jamais rencontré. Une fois sur l'île maudite de Nichorante, Aurore est accueillie par  l'intendant du chateau et Féronna, la gouvernante. Après trois jours, elle rencontre enfin son mari, en pleine nuit. Celui-ci lui fait promettre de ne jamais tenter de le voir à la lumière du jour où elle le perdra à jamais. Les deux époux apprennent à se connaitre, s'aiment dans les ténèbres...jusqu'à ce Belle pris de doutes sur la nature de son mari, revient sur sa parole et découvre son visage à la lueur du jour. Et la tout commence vraiment...

Dans la seconde partie, et après avoir goutté à une héroine "trop bonne, trop c**" (parce que oui, elle a été très énervante dans sa naiveté toute féminine.), Aurore se révèle enfin! 
Malheureusement, je n'ai pas réussi à toujours cerner le personnage (et m'identifier à elle), mais la Belle, dans cette seconde partie, s'éveille, se révolte, se bat pour l'amour de son Prince. Ce qui m'a plutôt agréablement...surpris ! Quelle évolution soudaine !!

J'ai eu a coeur de vous parler d'Aurore, la Belle, mais pour ne rien gâcher à cette histoire, je vous laisse le soin de découvrir le Prince Philippe, notre Bête... et sa malédiction ;-) La Créature, comme l'auteur la nomme, est très attachante mais on passe plus de temps avec Aurore dans cette histoire et j'aurais voulu avoir plus de Philippe : connaitre son point de vue, ses émotions, ses pensées...car c'est mon impression, mais tout ce qui le concerne est relayé le plus souvent par une tiers personne, et surtout son intendant. Ca nous le rend trop inaccessible à mon goût. Dommage. 

La présence du sexe (scènes non explicites) entre nos deux amants qui s'apprivoisent ,- comme ils disent (lol), apporte une touche plus adulte à cette réécriture (Attention :  selon moi ce n'est pas adapté à la jeunesse). La sexualité n'est pas tabou et  il y a même une évocation de l'homosexualité à travers un personnage féminin secondaire. 

A chaque conte, sa morale. Dans ce roman, la morale est très joliment mis en mots à travers un dernier échange entre nos deux héros à la fin. Et oui, l'amour est plus fort que tout...*c'est mon côté fleur bleue* :D

Avec des bons et quelques mauvais points,  ce Roman de la Belle et la Bête  amène son lot de nouveaux éléments pour nous faire apprécier encore une fois l'histoire de ce conte de fées...et la magie opère toujours ! 


3,5/5