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jeudi 9 juin 2022

Juste une fois pour essayer d'Elodie Garnier

Editions HarperCollins Poche 288 pages//20 avril 2022
Disponible en eBook



Une passion universelle, un amour singulier
Rien ne prédestinait Élodie et Sara à se rencontrer.
À Paris, Élodie mène une vie à cent à l’heure jusqu’au jour où elle plaque tout pour trouver refuge chez sa grand-mère, dans le centre de la France. Là, elle prend ses marques, se reconnecte à elle-même et fait la rencontre de Sara, une trentenaire à la vie bien rangée sur le point de se marier.
Un soir, alors que Sara n’avait jamais ressenti le moindre désir pour une femme, elle lui confie avoir envie d’elle.
Une fois, comme ça.
Juste une fois pour essayer…
Une passion universelle.
Un amour singulier.



Elodie Garnier, 28 ans est une jeune femme qui assume pleinement son homosexualité, sans pour autant la mettre en avant. Alors qu’elle mène une vie trépidante à Paris en tant que dirigeante du pôle conception graphique et événementiel d’une grosse agence de communication, qu’elle gagne bien sa vie, qu’elle passe beaucoup de temps entourée dans des sorties et fêtes diverses, d’un seul coup, le 12 mai 2016, le burn-out la frappe. Elle se rend compte que tout cela n’est qu’illusions, futilités…

Direction Issoudun, non loin de Châteauroux, chez sa grand-mère pour se ressourcer. Elodie ne gardera de sa vie parisienne que son amitié avec Jérémy (dit « Jey »), le reste elle n’en a que faire…

Une nouvelle vie s’offre à elle, une remise en question et surtout une reprise en main d’elle-même. Cela passera par l’établissement d’une activité de communication en free-lance, d’un emménagement dans une maison de campagne, de son inscription dans un club de handball où elle se liera d’amitié avec l’équipe… Et où elle rencontrera Sara, cette jeune maman de jumeaux qui doit se marier l’année suivante. Si au début, leur rencontre est un peu électrique, Sara ayant un tempérament un peu hautain et chargé en rivalité, lors d’une soirée un peu arrosée, la demi-centre de l’équipe de hand va se confier à Elodie sur sa vie personnelle où elle ne semble pas trouver l’épanouissement qu’elle laisse pourtant paraître aux yeux de tous. Au fil de la soirée, Sara laissera entendre qu’elle n’aurait rien contre essayer une aventure sans lendemain avec Elodie, « juste une fois, pour essayer »… Mais cette relation va vite prendre une tournure inattendue.


Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de romances F/F, tout simplement parce que je n’en trouvais pas qui arrivaient à m’embarquer et je les trouvais bien souvent trop mécaniques, dénuées d’émotions… Là je peux dire que sur ce dernier point, j’ai été parfaitement comblée par cette lecture et d’ailleurs, ce roman m’a réconcilié avec le genre ! Pourquoi ? Peut-être parce qu’on a plus l’impression de lire une autobiographie qu’un simple roman ? Peut-être parce que l’auteure a misé sur de longues descriptions de ressentis ? Peut-être parce que dans cette histoire, rien n’est facile ou prévisible ? Ou sûrement, l’ensemble de tout ça réuni…

A la fin de ma lecture, un proverbe m’est tout de suite revenu en tête : « En amour, le pouvoir appartient à celui qui aime le moins » . C’est si véridique dans ce récit !

Elodie est une femme qui semble forte, et pourtant, l’amour va la déconnecter complètement de la réalité et de toute logique. Pourtant, à la base, c’est elle qui est censée initier Sara. Mais voilà, quand les sentiments s’en mêlent, on ne contrôle plus tout.

Je suis passée par de multiples émotions au fil des pages, parfois j’ai souri et mon cœur s’est serré, parfois j’ai été en colère, parfois j’ai souffert aux côtés d’Elo… C’était dur de la voir souffrir, s’enfoncer dans la déprime… Maintes fois, j’ai eu envie de la secouer, de lui donner une claque, de lui hurler de se réveiller, d’ouvrir les yeux ! Mais la plupart du temps, j’avais envie de la prendre dans mes bras et la réconforter, car la seule erreur qu’elle a commise est celle d’aimer, d’aimer fort et sincèrement 😪 Elo a été prise au piège de ses sentiments…

J’ai détesté Sara. Clairement. Mais je l’ai aussi comprise parfois. Sa situation n’était pas simple je pense, les choses n’auraient pas évolué de la même manière dans une grande ville où les commérages ne sont pas légion. Elle est juste lâche, mais cela la rend toxique. Je me demande encore si elle était pleinement consciente de son emprise et du mal fait. Est-ce qu’elle s’en délectait telle une perverse narcissique, ou bien n’était-elle pas elle-même complètement perdue dans une tornade de sentiments inconnus ?

Bref, cette histoire est intense, bouleversante. Certes, peut-être que certains y verront quelques longueurs ou bien un agacement face aux nombreux « je t’aime, moi non plus ». Personnellement, j’ai vraiment apprécié l’histoire ET la plume d’Elodie Garnier. Il y a une sorte de « parler vrai », les sentiments sont mis à nu, je me suis sentie témoin d’un imbroglio amoureux dans lequel je ne pouvais intervenir, c’est d’un frustrant !

Donc en conclusion, je ne peux que recommander ce roman. D’accord, il s’agit d’une romance F/F, ok cela ne se terminera pas comme on pourrait se l’imaginer… Mais il vaut vraiment le coup d’être lu, même pour les adeptes des romances M/F, ne serait-ce que pour le côté psychologique de l’amour toxique… C’est intense, violent, puissant mais aussi sensuel, chargé en émotions, plein d’espoirs…

C’est donc un coup de cœur pour moi 💗








 

vendredi 17 juillet 2020

Avis : Une enquête de Loveday & Ryder, Un pique-nique presque parfait de Faith Martin

Harper Collins éditions, 17 juin 2020, 288 pages, disponible 
au format papier et numérique






Été 1960.   
Après une fête de fin d’année organisée par les étudiants de St Bede’s College sur les berges d’une rivière, le corps d’un certain Derek Chadworth est retrouvé flottant dans les eaux de Port Meadow. Et si tous les jeunes gens présents sur les lieux affirment que la mort de Derek est accidentelle, aucun d’entre eux ne peut attester avoir bel et bien aperçu l’étudiant à la fête. Confronté à des témoignages vagues qu’il juge peu crédibles, le Dr Clement Ryder décide d’ouvrir une enquête, assisté de la jeune policière Trudy Loveday, qui entreprend de se faire passer pour une étudiante de St Bede’s College. Trudy arrivera-t-elle à gagner la confiance des élèves et percer le mystère qui entoure la mort du jeune homme le plus populaire de l’université  ? Car une chose est sûre  : Derek Chadworth n’était pas un étudiant comme les autres…

Après la résolution de la dernière enquête menée conjointement avec le Dr Clement Ryder, Trudy Loveday a regagné le poste de police où, de nouveau, elle se voit confier des tâches subalternes.

Car en 1960, une jeune fille de 19 ans qui suit une carrière dans la police n'est pas vue d'un bon oeil.

Malgré ses capacités de déduction et son esprit d'analyse, elle est raillée par certains, méprisée par d'autres, sous-estimée ou carrément ignorée, mais la jeune femme n'est pas prête à renoncer à ce métier qu'elle aime.

Heureusement pour elle - mais malheureusement pour la victime ! -  le cadavre d'un jeune homme est découvert dans une rivière.

Flairant que les témoins ne disent pas tout et cachent des éléments d'enquête, le Dr Clement Ryder décide de mener des investigations.
Lors de sa précédent collaboration avec Trudy, il avait apprécié ses capacités et regrettait qu'elle soit reléguée à de basses besognes.

Il décide donc de prendre de nouveau la jeune femme comme équipière au plus grand plaisir de cette dernière.

La mort de Derek Chadworth est auréolée de mystère, certains éléments ne collent pas avec une noyade accidentelle.

Trudy va donc infiltrer le milieu estudiantin pour mener l'enquête et gagner la confiance des élèves.

Mais Derek Chadworth semblait bien loin d'être un respectable jeune homme.

Les découvertes seront nombreuses, les ramifications tout autant, les suspects nombreux et nos deux enquêteurs auront besoin de toutes leurs aptitudes pour résoudre ce crime !

Encore une fois, j'ai été charmée par ce duo qui fonctionne particulièrement bien.

Ryder, décidé à prendre Trudy sous son aile car il estime - à juste titre - que la jeune fille est sous- employée et qu'elle a le potentiel pour devenir une excellente détective.

Trudy voue une grande admiration et reconnaissance à Ryder, d'une part pour son esprit d'analyse hors pair et de l'autre par la confiance qu'il a en elle.

Mais Ryder cache un secret que Trudy, de par ses observations, risque de mal interpréter. 
D'ailleurs, j'admire l'auteur d'amener ce secret sur deux voies qui pourraient, toutes deux, être LA bonne.

En bref, une nouvelle enquête passionnante de ce nouveau duo atypique, avec un suspense bien ficelé, des suspects qui ne sont pas nécessairement coupables et un coupable inattendu ! 
 

https://www.harpercollins.fr/livre/12990/harpercollins-noir/un-pique-nique-presque-parfait




https://www.amazon.fr/pique-nique-presque-parfait-pour-crime/dp/B085RNL59K/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&dchild=1&keywords=un+pique+nique+presque+parfait&qid=1594810838&sr=8-1

Découvrez la chronique du tome précédent en cliquant sur la cover
https://www.lesreinesdelanuit.com/2019/10/une-enquete-de-loveday-rider-le-corbeau.html 

lundi 20 avril 2020

Les Feller de Susanna Fogel

 
Harper Collins//8 janvier 2020// Poche 288 pages
Disponible en eBook 
 

 

Une mère juive envahissante ; un père narcissique qui adore faire sentir sa supériorité intellectuelle à son prochain  ; une sœur délurée au langage SMS ; une grand-mère hilarante et jamais à courts de ragots qui ne se prive pour donner ses directives en matière de vie conjugale…
Les Feller forment une famille attachante, braillarde, déjantée et imparfaite. Par le biais de lettres aussi intrusives qu'hilarantes, ils ne vont cesser de s’immiscer dans la vie de Julie, aspirante écrivain, exact pendant de Lena Dunham dans  Girls.


 


Quelque part, ce roman peut être qualifié d'épistolaire, puisqu'il s'agit de publications multiples de correspondance… sauf que vous n'y trouverez pas de réponse de l'héroïne et c'est bien là l'originalité de l'histoire! 
En effet, vous apprendrez à connaître Julie, à la découvrir, à la suivre sur une grande partie de sa vie, non pas par ses échanges avec ses proches, mais par les messages (lettres, mails...) que les autres lui adressent plus ou moins régulièrement. 
Attention ! 
Vous ne saurez rien ou presque des réactions de la destinataire de ces missives, si ce n'est les réactions en chaîne des autres protagonistes ! Et quels expéditeurs ! De la mère juive invasive névrosée, au stérilet Mirena, en passant par la soeur adoptive éternelle ado, le père destructeur et hautain, la grand mère qui ne comprend rien à rien, l'appareil de fitness témoin de l'anorexie grandissante de sa jeune utilisatrice, mais aussi le cousin un peu incestueux, le pote du père détraqué, la fausse copine... bref, tout le monde vient un jour écrire à Julie… 
Mais qui est-elle donc? Difficile de la décrire, si ce n'est qu'elle doit bien être courageuse pour supporter tout ce monde qui gravite autour d'elle, telles des abeilles autour d'un pot de caramel (au beurre salé s'il vous plaît) ! 
Au lecteur de se faire sa propre image de cette héroïne rêveuse, indépendante, parfois amoureuse, aspirant à devenir écrivaine… à vous de comprendre sa mentalité au fil des messages qu'elle reçoit, des aventures qu'elle vit, relatées par ses proches, tout au long de ces années condensées dans ce roman.
L'originalité de ce roman tient non seulement dans sa forme, mais aussi dans le ton qu'il emploie : souvent caustique, parfois mélancolique, quasi en permanence humoristique ! On ne peut que compatir avec les déboires familiaux de Julie, on ne peut qu'être spectateur de cette vie un peu décousue, on ne peut que rire de sa situation... mais rire par dépit : la pauvre ! 
On en rit, on compatit... et on se reconnaît bien malgré nous dans certaines des situations racontées, alors on pleure ^^ Parce que oui, si les anecdotes sont poussées à l'extrême, si on en tombe parfois dans la caricature, qui peut aujourd'hui affirmer la tête haute que toutes ces situations lui sont inconnues ? 😉 
Bref, j'ai aimé rire sur ce roman, c'était parfois un peu rire de moi-même... une histoire facile à lire, qui fait du bien à l'âme, qui est originale et qui fait découvrir une héroïne d'une autre manière que celle habituellement utilisée… 
Une lecture légère, sans prise de tête ! (Et bravo Julie pour ton self-control 😉 )

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lundi 3 février 2020

Qui m'aime me le dise ! de Sophia Peignot

Harper Collins éditions, 8 janvier 2020, 240 pages, disponible au format papier et numérique







Pas besoin d’aller au bout du monde pour trouver l’amour. Enfin… pas toujours.

Partir en voyage du jour au lendemain à l’autre bout du monde  ? Ça ne ressemble pas du tout à Céleste, casanière et raisonnable au possible. Pourtant, elle vient de le faire  ! Et tout ça pour se lancer dans un prétendu jeu de piste censé la mener jusqu’à son grand-père biologique. Avec comme compagnons de voyage Herbert, un ami de sa grand-mère appartenant à la catégorie des papys râleurs insupportables, et Gaspard, un infirmier du Jardin des Magnolias, beaucoup, beaucoup plus charmant, le voyage promet d’être explosif. Céleste ne sait pas si elle trouvera ce qu’elle est venue chercher, mais une chose est sûre  : sa vie va changer  !
 




Céleste Bérel est plutôt épanouie dans sa vie bien rangée : elle a pu ouvrir sa pâtisserie qui connaît un franc succès, adore ses parents… 

Pas besoin d'homme dans sa vie déjà bien remplie, nulle place aux imprévus, Céleste aime tout diriger, tout prévoir et vit son quotidien quasi millimétré.

Seulement, le destin s'en mêle, et Céleste doit faire face au décès de sa grande tante Oscarine, il ne lui reste désormais plus que ses parents et surtout sa mère qui, orpheline depuis plusieurs années, se sent bien seule.
C'est aux funérailles que la vie de Céleste va basculer, un vieil homme se prénommant Herbert, quelque peu acariâtre, ami de la défunte Oscarine, vient lui révéler un grand secret de famille la concernant. 
Ni une, ni deux, si Céleste veut connaître son grand-père biologique et ainsi reformer un semblant de famille, elle va devoir abandonner son quotidien plan-plan et s'engager dans un road trip américain orchestré par la défunte Oscarine… 
Heureusement, elle n'est pas seule dans cette aventure et peut compter sur l'humeur horrible et les jeux de mots incongrus d'Herbert, ainsi que sur la présence rassurante de Gaspard, le bel infirmier de la résidence de retraités où vivaient Oscarine et Herbert… Son voyage risque bien de bouleverser complètement son mode de vie !


Feel good vraiment très plaisant à lire, « Qui m'aime me le dise ! » retrace tout le cheminement intérieur de Céleste, cette jeune femme qui a une fâcheuse tendance à ne pas savoir se laisser aller…

La belle pâtissière est peu sûre d'elle, paniquée au moindre changement de son quotidien, peureuse face à l'inconnu à cause d'une maman un peu trop facilement angoissée. Et pourtant, de façon complètement illogique, parfois elle s'en remet au destin ou au hasard pour décider de ses actes, ou de l'humeur de la journée… 
Malgré elle, elle va devoir surmonter ses peurs et se lancer dans une aventure peu commune afin d'essayer de retrouver son grand-père. 

On retrouve bien là le caractère généreux de Céleste qui s'inquiète davantage pour le moral de sa mère, plutôt que de son propre bien-être…

Herbert, le vieil homme au caractère plutôt spécial, associal, m'a bien fait rire par son sens de la bonne répartie : même si ses sautes d'humeur laissent à désirer, on sent sa motivation, son envie d'aider Céleste dans cette folle aventure, et très vite, on comprend qu'il essaie de courir après le temps perdu…ce qui le rend touchant par bien des aspects !

Gaspard, le dernier de l'équipée, est un personnage mystérieux...on se demande un peu comment il se retrouve dans cette expédition et ce qu'il a à y gagner… le mystère est bien maintenu jusqu'à la fin.

Dans ce jeu de piste merveilleusement bien organisé par Oscarine, Céleste va devoir repousser ses limites, sortir de sa zone de confort et va apprendre à se reposer sur les autres, à donner de sa confiance… 
Ce roman est jonché de principes du type « Carpe Diem », sans pour autant aller jusqu'à la leçon de morale, il nous oblige à nous poser des questions sur notre propre vie et sur les joies que l'on peut en retirer au quotidien.
Plutôt court et facile à suivre, je me suis toutefois un peu perdue dans les détails de l'arbre généalogiques de Céleste au début, et dans les prénoms peu communs. 
Mais la lecture rapide du roman et son écriture fluide m'ont permis de bien vite m'accrocher à l'histoire.

A noter tout de même - car je sais que cela peu gêner des lecteurs/lectrices - que le roman est écrit à le 3ème personne…

En bref, une histoire fell-good qui suit une sorte d'enquête familiale, des personnages originaux, un voyage captivant au travers des Etats-Unis, des rebondissements à la pelle tout aussi surprenants les uns que les autres...un joli roman détente.
 






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lundi 21 octobre 2019

Une enquête de Loveday & Rider Le corbeau d'Oxford de Faith Martin

Éditions Harper Collins, 13 novembre 2019, 352 pages, disponible au format papier et numérique






Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter.
Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.
La toute jeune policière Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions. Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clement Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford…
Oxford  1960

La jeune Trudy Loveday est une toute nouvelle recrue de la police locale.
Une situation pour le moins particulière au début des années 60 où l'on envisage difficilement une femme au sein de la police.

Mais qu'importe, Trudy sait ce qu'elle veut et fait fi des moqueries de ses collègues et de leur ton condescendant !

Sir Marcus Deering, riche industriel, reçoit des lettres de menace d'un corbeau.


Mais non, pas un comme celui-là !!!

Un simple être humain mais particulièrement mal intentionné !

Il reproche à Deering un événement de son passé mais ce dernier n'a aucune d'idée de ce dont le corbeau parle.

Mais lorsqu'un crime, lié à ces menaces, a lieu, Deering se résout à contacter la police.

À son grand dam, Trudy est écartée de l'enquête. Une tuile pour elle qui pensait - enfin - pouvoir faire ses preuves !

Elle doit, en lieu et place, aider le docteur Clement Rider, médecin légiste, sur une affaire classée que Rider, peu convaincu par la conclusion de l'enquête, décide de rouvrir afin d'en avoir le coeur net.

Mais ils vont vite s'apercevoir que cette affaire classée et le corbeau ont plus en commun que ce qu'ils auraient jamais osé imaginer.

Trudy Loveday est une jeune fille qui sait ce qu'elle veut ! Malgré les réserves de sa famille et leur inquiétude, elle ne renonce pas à intégrer le corps de police.
Ses coéquipiers sont soit amusés, soit paternalistes, soit perplexes, soit hostiles face à ce petit bout de femme qui intègre leur territoire.

Reléguée à des rôles subalternes par un chef qui ne croit pas en la capacité des femmes à faire de bonnes enquêtrices, Loveday va saisir sa chance lorsque l'opportunité de travailler avec Rider va se présenter.
Elle va leur montrer à tous qu'elle est tout aussi capable, si pas plus, de mener une enquête.

Rider est un ancien chirurgien qui, pour des raisons de santé, à dû abandonner la chirurgie et devenir coroner.
Il peut paraître hautain, méprisant mais chacun le respecte et parfois même le redoute.
Il a un esprit aiguisé, un grand sens de la justice et un instinct sûr pour débusquer les coupables.

Il va petit à petit prendre la jeune femme sous son aile car il devine en elle un grand potentiel.
Il va devenir son mentor et forcera l'admiration de Trudy par son esprit d'analyse et de déduction.

Quant à l'enquête qu'ils vont mener, elle va se révéler particulièrement compliquée.

Car les témoins semblent bien prêts à coopérer mais ils dissimulent tous une - grande - partie de la vérité.
Pas facile pour notre duo de démêler le vrai du faux et ils vont devoir faire preuve de célérité s'ils veulent empêcher un nouveau crime d'être commis.

En bref, un duo improbable mais particulièrement efficace, une affaire complexe qui nous tient dans ses filets jusqu'au bout  et un coupable totalement inattendu !

 
Une série qui s'annonce addictive !



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vendredi 18 octobre 2019

Chambre froide de David Koepp

Éditions Harper Collins, 6 novembre 2019, 352 pages, disponible en format papier et numérique






S’IL VOUS EFFLEURE, IL EST DÉJÀ TROP TARD.

1987. Des débris de la station spatiale Skylab tombés dans le désert australien ont libéré les spores d’un champignon génétiquement modifié hautement létal. Bilan  : vingt-six morts, le corps atrocement mutilé. Les deux agents gouvernementaux et la microbiologiste dépêchés sur place arrivent trop tard pour sauver quiconque, mais ils parviennent à prélever un échantillon du fongus et à le confiner dans un complexe de stockage militaire au Kansas, dans un environnement qui devrait l’empêcher de se développer.

2019. Deux employés du complexe ­– revendu depuis à une société privée – sont témoins d’une activité anormale au quatrième sous-sol. Ils ignorent tout de la présence en ces lieux de l’arme bactériologique la plus mortelle jamais conçue… et qui vient de se réveiller.

 

1987

Imaginez un champignon ...



Pas comme ceux-là ... Pas du tout ! Plutôt comme celui-ci :





Un minuscule champignon parasite, capable de résister aux conditions les plus extrêmes et de s'adapter d'une espèce à l'autre.

Tel est l'échantillon embarqué à bord de Skylab pour étudier son comportement dans l'espace et qui, suite à l'écrasement de l'engin, s'est retrouvé dans son container au milieu d'un trou perdu d'Australie.

Mais l'organisme fongique en est revenu modifié et doté - dirons-nous - d'intelligence et d'une capacité, en modifiant sa propre composition, d'infiltrer n'importe qui et surtout, n'importe quoi !

Son but - car oui, il poursuit un but - se répandre partout sur notre planète en se servant des êtres vivants comme vecteur.

C'est à cette menace que sont confrontés Roberto Dias et Trini Romano, deux agents gouvernementaux chargés des affaires qui sortent de l'ordinaire.

Mais ils arrivent trop tard pour sauver les quelques habitants de la zone et ne peuvent que revenir - après avoir "nettoyé" la zone - avec un échantillon de ce maudit parasite. 

Échantillon confiné au fin fond du Kensas dans un lieu de stockage militaire et maintenu au froid pour stopper son développement.


2019

Le complexe militaire a été revendu comme box de stockage pour particuliers.

Les deux gardiens des lieux : Naomi et Travis sont loin de se douter que sommeille, sous un niveau dont ils ignorent tout, un parasite super dangereux !

Sommeille ?

Plus vraiment car le réchauffement climatique et l'intelligence retorse de ce champignon lui ont permis de reprendre vigueur et de commencer à se propager de nouveau !

Une vraie course contre la montre va s'engager pour tenter de circonscrire la prolifération de cet organisme et de l'éliminer une bonne fois pour toute !


Chambre froide est un roman qui vous donne - sans jeu de mot - froid dans le dos !

Nos héros sont confrontés à un ennemi invisible, sournois et particulièrement intelligent qui parvient à contrôler ses victimes et à court-circuiter leur cerveau pour pouvoir mieux les manipuler jusqu'à ce qu'ils finissent par ... exploser, répandant ses spores un peu partout.

Travis a fait de la prison, pas parce qu'il est méchant ou violent, tout simplement parce qu'il ne réfléchit pas beaucoup et accepte d'aider des types pas toujours nets.
Fraichement sorti de prison, il a trouvé cet emploi de gardien de nuit dans cet ancien entrepôt de stockage, un emploi, somme toute, relativement calme.

Naomi, mère célibataire, y travaille également. Elle est plus posée que Travis et va affronter les événements avec sang-froid, lucidité et beaucoup d'efficacité.

La situation qu'ils vont devoir affronter va les rapprocher.

Et puis, il y aura Roberto pour leur venir en aide. Agent à la retraite, il a toujours su que cette entité finirait par émerger un jour ou l'autre.
Sachant ce qu'il va devoir affronter pour l'avoir vécu en Australie, il sait que le temps joue contre eux et qu'il faut anéantir ce parasite à tout prix, quitte à sacrifier des vies humaines.

L'auteur est, à la base, un scénariste américain à qui nous devons notamment : Jurassic Park : le monde perdu, Indiana Jones et le crâne de cristal, Men in black 3, la guerre des mondes, ...

Chambre froide est son premier roman et est, pour ma part, une vraie réussite.

L'intensité dramatique monte crescendo et nous donne des sueurs froides rien qu'en imaginant que, finalement, tout cela est du domaine du possible.

Aucun répit ne nous est accordé au fil des pages jusqu'au dénouement final tout aussi haletant que le récit !

En bref, Chambre froide est un thriller fantastique palpitant, surprenant et tellement vraisemblable que nous ne pouvons nous empêcher de nous interroger sur le devenir de notre planète et du réchauffement climatique qui est, en partie, responsable du réveil de ce parasite particulièrement redoutable !








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