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mercredi 16 novembre 2022

Brussailes de Eléonore Devillepoix

 

Hachette éditions, 12 octobre 2022, 288 pages, disponible 

au format papier 

 

  

À Brussailes, depuis le printemps, des œufs se volatilisent. Le Parlement des Oiseaux décide de tirer au clair ces disparitions mystérieuses. La mission est confiée à un trio bigarré : Jaboterne, un pigeon lunaire, Sept, une corneille acariâtre, et Chantperdu, un rouge-gorge tapageur.

En huit jours, d'un bout à l'autre de la ville, cette équipe improbable va devoir résoudre l’affaire… quitte à y laisser des plumes.

 

Avant de parler du contenu du roman, je me dois de parler du contenant.

C'est un très bel ouvrage, aux illustrations qui le sont tout autant et une cover à laquelle l'image ne rend pas du tout justice.

Passons ensuite à l'histoire !

Au coeur de Brussailes, suite au vol d'œufs, la communauté des oiseaux décide de composer une équipe de trois oiseaux d'espèces différentes (pour l'impartialité) afin de mener l'enquête. 

Bien que pour certains, nul doute que les coupables soient les perruches - ces oiseaux aux allures exotiques, qui n'ont rien à faire là - certains comme les rapaces ne sont pas d'accord pour les accuser sans preuves.

Étrange de la part de ces volatiles qui sont, en général, plus prompts à se battre qu'à temporiser mais ces derniers poursuivent un but dont je ne dirai rien !


 

Cette équipe sera composée de Sept, une corneille au sale caractère, imbue d'elle-même, de Chantperdu, un rouge-gorge agité, une vraie pile à ressort et Jaboterne, un pigeon tout ce qu'il y a de plus commun, introverti et pas très fute-fute comme on dit chez nous. 


Voilà notre trio improbable parti accomplir sa mission....enfin.... tenter d'accomplir leur mission car, dans l'ombre, certains volatiles ont pour tâche de la saboter. 

Pourquoi ?

À vous de le découvrir !

Dans ce trio, Jaboterne est une bonne pâte qui fait tout ce qu'on lui dit de faire sans discuter et est  particulièrement maladroit ce qui donne lieu à quelques scènes amusantes.

Sept va s'imposer très rapidement comme la cheffe de l'équipe et Chantperdu est un peu le casse-cou du groupe !

Cette société d'oiseaux  se rapproche sous beaucoup d'aspects de celle des humains. 

Ils méprisent ce qui est différent comme les perruches qui, en tant qu'espèce étrangère, n'ont rien à faire là  et considèrent certaines espèces comme inférieures comme les pigeons qui sont banals et qui côtoient les humains.

Sauf que lorsqu'ils auront besoin des pigeons, leur avis sera tout autre ! 

Nous découvrons des expressions agrémentées à la sauce "oiseaux" :

Œuf pour œuf, bec pour bec. (oeil pour oeil, dent pour dent)

Monoiselle, Mesoiseaux (Mademoiselle, Messieurs)

Ça vole (ça marche) 

Lorsque j'ai découvert le titre du roman, je me suis dit : tiens, Brussailles ressemble un peu à Bruxelles (je suis belge) mais je n'y ai pas accordé plus d'attention que cela.

Aussi, quelle fut ma surprise lorsque j'ai découvert de nombreux lieux propre à Bruxelles : Parc Léopold, rue Belliard, place Flagey, la forêt de Soignes, la place du Jeu de Balle ainsi que ces quelques mots typiquement belge : brol, klet et, de plus, qui y a-t-il de plus belge que les frites ?


 

L'auteure exprime si bien le ressenti des oiseaux, leur vision du monde, que c'est à se demander si elle n'a pas vécu quelques temps dans la peau et les plumes de l'un d'entre eux !

Parlons aussi de ce trio improbable et qui finira par se lier d'amitié !

Car, à la base, dans la société des oiseaux, il est impensable que des espèces différentes s'entendent, et pourtant ....

Sept, Chantperdu et Jaboterne vont vivre leur lot d'aventures et de péripéties en tout genre et vont se découvrir un courage qu'ils ne pensaient pas posséder et nous découvrirons avec beaucoup d'intérêt l'origine de leur nom.

Et j'avoue que je ne vois plus la vie des pigeons et des oiseaux en général du même œil. 

Ce roman ne raconte pas qu'une histoire d'oiseaux, il nous fait réfléchir - par l'intermédiaire de ces volatiles - à notre attitude vis à vis de ceux qui sont différents, des aprioris qui nous habitent, de l'importance de l'entraide et qu'avec de la volonté, rien n'est impossible !

Je ne pensais pas que j'aurais tant à écrire sur ce roman qui semble, à première vue, très simple mais qui est, en fait, beaucoup plus complexe qu'une simple histoire de vol d'oeufs !

Et une mention spéciale pour toutes les petites anecdotes explicatives qui accompagnent le texte. Certaines sont particulièrement savoureuses. 

C'est un livre plein de belgitudes que j'ai adoré ( pas que pour ça, bien sûr) 

Du coup, je me suis intéressée à cette histoire de perruches et l'origine de leur arrivée. 

Pour cause de fermeture en 1974 d'un parc d'attractions, le directeur n'avait rien trouvé de mieux que de relâcher dans la nature, sans réfléchir aux conséquences futures, une cinquantaine de perruches. Un nombre qui, à l'heure actuelle, est monté à plus de vingt mille spécimens !


 

En bref, Brussailes est un roman qui m'aura fait réfléchir sur notre société grâce à la découverte de celle des oiseaux si semblable à la nôtre (ils ont même des Tanguy chez eux !). J'ai pris un grand plaisir à la lecture et ressenti beaucoup d'émotions à travers ces pages et j'ai même eu, à un certain moment, la gorge nouée et les larmes aux yeux !




 

lundi 29 mars 2021

Avis : Gagner n'est pas jouer de Harlan Coben

 

France Loisirs éditions, 18 mars 2021, 400 pages, 
disponible au format papier 

 Pour en savoir plus sur l'auteur et la box exclusive France Loisirs, cliquez ici 

Retrouvés près du cadavre d'un activiste recherché par le FBI, une valise à son nom et un tableau de maître volé renvoient Windsor Horne Lockwood III, alias Win, à une vieille affaire familiale de cambriolage avec séquestration...

Jeu de piste à haute intensité, la première enquête solo du partenaire fortuné de Myron Bolitar vaut son pesant de rebondissements et révélations.

 


Ce roman met en scène un personnage récurrent dans une série de Harlan Coben : Myron Bolitar.

Une série qui compte onze tomes.

C'est donc Windsor Horne Lockwood III - que nous appellerons plus simplement Win - qui tient le premier plan. 

N'ayant jamais lu de Myron Bolitar, je ne savais donc rien de Win : qui il est, ce qu'il est, quel rôle joue-t-il dans les romans... 

Je redoutais d'être totalement perdue.

 

Surtout que, dès le départ, l'individu m'a semblé un peu étrange au vu de ce qu'il fait. 

Je m'inquiétais pour rien, nul besoin d'avoir lu les Myron Bolitar pour entrer dans l'univers de Win.

Il s'avère que Win est un richissime hédoniste, le meilleur ami, le partenaire, l'acolyte de Myron et un vrai sociopathe (si, si, je vous assure !). 

Il est souvent condescendant, imbu de lui-même (peut être à juste titre mais à la longue, c'est lassant), cynique et si vous ne saviez pas au départ qu'il était très fortuné, vous le découvrez au fil des pages car il n'arrête pas d'en parler : il y fait toujours allusion, décrit ses vêtements de haute couture et remet toujours en avant sa richesse qui lui permet de tout acheter, aussi bien le matériel que l'humain. 

Mais laissons un peu de côté le personnage atypique et intéressons nous à l'intrigue ! 

Une bande de jeunes idéalistes ont commis, il y a 40 ans, un attentat qui ne devait causer aucune victime seulement détruire un bâtiment. Mais tout s'était mal passé et il y eut des victimes dont la fille d'un chef mafieu. 

Des années plus tard, Patricia, cousine de Win, s'est faite enlevée et séquestrée pendant des mois. Elle avait réussi à s'échapper tout comme ses tortionnaires. 

De nos jours, un corps est retrouvé dans un appartement, s'y trouvent aussi un tableau volé quelques mois avant l'enlèvement de Patricia et une valise aux initiales de Win qu'il avait donnée à sa cousine et qu'elle avait dû emporter avec elle le jour de son enlèvement.

Visiblement, ces trois événements sont liés mais quel  est donc le point commun qui les relie ? 

C'est ce que Win va tenter de découvrir. 

Habitué à aider son ami Myron dans ses enquêtes et pourvu d'une intelligence certaine et d'un solide esprit de déduction, il se lance dans les recherches. 

Des fantômes du passé, des disparus que l'on croyait morts mais qui ne le sont pas tous, une vengeance, des faux semblants, des innocents qui ne le sont pas tant que ça ...

Autant d'éléments qui vont émerger au cours de son enquête et le mener à la découverte du (des ? ) coupable(s).

Win, comme je l'ai écrit plus haut n'est pas des plus sympathique mais il faut lui reconnaitre une certaine honnêteté : il connait ses défauts et les assume entièrement. 

Quand il interroge les gens, il va droit au but et ne s'encombre pas de politesse ce qui engendre, parfois, une certaine hostilité.

Au cours de ma lecture, j'ai fini par apprécier cet étrange personnage, son sens personnel de la justice et même son cynisme.

L'auteur nous embarque dans un thriller passionnant. Tout est distillé au compte-goutte. Il nous laisse entrevoir un suspect potentiel pour, quelques pages plus loin, nous en offrir un autre tout aussi crédible.

Autant vous dire que découvrir qui a fait quoi et pourquoi est - quasi - mission impossible !

En bref, très peu d'action à proprement parler mais nous suivons un parcours au coeur d'un passé trouble et violent, une enquête minutieuse qui va déterrer de sombres secrets et un dénouement totalement inattendu. 






 



mercredi 3 février 2021

Avis : Les soeurs Carmines T1 Le complot des corbeaux de Ariel Holzl

 

Éditions Le Livre de Poche Jeunesse, 20 janvier 2021, 272 pages, disponible 

au format papier 

 

 

 

 

 

Merryvère Carmine est une cambrioleuse qui court les toits et pille les manoirs pour gagner sa vie. Ses soeurs, Tristabelle et Dolorine, l'assistent lors de ses méfaits. Orphelines sans le sou, les trois jeunes filles tentent de survivre dans la sinistre cité de Grisaille. On s'y trucide allègrement, surtout à l'heure du thé, pendant que huit familles d'aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône. Après un vol désastreux, Merry se retrouvent mêlée à l'un de leurs complots. Désormais traquées par des nécromants, des vampires, des savants fous et bien d'autres calamités, les Carmines vont devoir redoubler d'efforts pour s'en tirer vivantes.

Bienvenue à la cité Grisaille !

Sa devise ?

Qui non occiderem occidisti primum ce qui pourrait se traduire par : ce qui ne vous tue pas est ce que vous avez tué le premier. 

Tout un programme !   

Grisaille est donc peuplée d'assassins, de voleurs et le meurtre est la norme ! 

C'est une ville où la brume est présente non stop et envahit le moindre recoin. Une ville triste, déprimante où le taux de suicide a explosé. 

C'est là que vivent les sœurs Carmines : Merryvère, Tristabelle et Dolorine, filles d'une courtisane tragiquement disparue.

On ne peut imaginer de sœurs plus différentes : Tristabelle, l'aînée, est frivole, dépensière, vénale et imbue de sa petite personne, avec un caractère buté.

Merry, plus aventureuse, n'accorde aucune importance au paraître. Pour elle, c'est une perte de temps, elle ne se sent jamais aussi bien que vêtue de ses vieilles nippes.

Quant à Dolorine, la benjamine, elle peut voir les fantômes et son doudou-ami imaginaire Mr Nyx -  qu'elle emporte partout avec elle - lui suggère, souvent, de biens mauvaises idées : envoyer quelqu'un au paradis plus vite que prévu, mettre le feu aux robes de Tristabelle, empoisonner Merryvère ou lui couper un doigt .... Mais heureusement, l'enfant ne suit jamais ces étranges directives.

L'entente entre Tristabelle et Merryvère est loin d'être bonne mais lorsque l'une des deux a des ennuis, l'autre n'hésite pas une seconde à l'aider malgré leur mésentente. 

Leur mère, décédée il y a 3 ans de cela, les a laissées seules dans leur vaste demeure, sans domestiques, sans jardiniers mais surtout, sans argent. Leur maison se vide peu à peu pour payer les impôts. Ce qui contraint Merry  à devenir une voleuse, une monte-en-l'air qui parcourt chaque nuit les toits de la ville pour trouver de quoi survivre. 

C'est d'ailleurs au cours d'une de ses expéditions nocturnes que Merry va, malencontreusement, causer la mort du patriarche de la Maison Sépulcre 

Car il faut savoir que la ville est dirigée par Les Huit, les plus hautes familles de la noblesse.

Nous avons la Maison Vermeil (les vampires), la Maison Sépulcre (les nécromants), la Maison Marbre (les gorgones), la Maison Tourmente (des savants fous), la Maison Terne, la Maison Forge-Rage (des artisans), la Maison Gemini (les artistes) et la Maison  Du Lys (d'où est issue la Reine)

Alors qu'elle doit une coquette somme à un malandrin qu'elle ne peut malheureusement pas payer, les événements vont se précipiter.

Elle va se retrouver, bien malgré elle, au coeur d'une lutte de pouvoir et de trahison !

Ce roman est le premier d'une trilogie qui va mettre en avant dans chaque tome, une des soeurs Carmines.

Et le bal s'ouvre donc avec Merryvère !

Merryvère est la plus intrépide des trois. Elle se met bien souvent dans des situations périlleuses dont elle parvient à s'échapper de justesse.

Mais cette fois, cela va s'avérer plus compliqué.

J'ai apprécié son sens de l'aventure, sa tendresse pour sa petite soeur mais un peu moins son impulsivité.

Tristabelle est - pour ma part - LA tête à claques par excellence : 


 

arrogante, désagréable, hautaine, méprisante ...

Quant à Dolorine, on ne peut s'empêcher de craquer. Elle est adorable et la lecture de son journal est particulièrement savoureuse.

Et  ce premier volume se termine sur un double fin ahurissante ! 

En bref, après avoir vécu de palpitantes aventures rocambolesques avec Merry, je me demande bien ce que va donner le tome avec Tristabelle.

Sera-t-elle aussi détestable qu'elle semble l'être ?

A découvrir dans la suite des soeurs Carmines !






 

samedi 13 juillet 2019

Aloïs, la voix d'un ange de Charlie Genet

Éditions Elixyria, 19 juin 2019, 387 pages, disponible au format papier et numérique 






Moi, c’est Aloïs. Vous vouliez voir ma belle gueule d’ange sur la couverture ? Raté ! Va falloir lire pour me connaître. Mais attention ! Je suis un ange déchu avant tout, et détective sans état d’âme... à dénoncer ce que l’humanité fait de pire.Un régal !
Comment cette histoire a commencé, déjà ? Ah oui ! J’étais tranquille, dans mon fauteuil du Soul Wolf, à siroter un single malt, une femme sur mes genoux, lorsque cet inspecteur de Scotland Yard a débarqué, avec son enquête qui piétinait.
Je lui aurais bien ri au nez, s’il n’avait pas eu ce regard insistant vers Andy, chanteuse irrésistible, il est vrai. J’aurais pu lui déployer mes ailes noires sous le nez qu’il ne les aurait pas vues.
Je pensais régler ça dans la journée, mais c’était sans compter sur mon passé. Vraiment, il y a des jours où tout fout le camp.
Vous allez voir, Londres est une ville pleine de surprises !

Aloïs est un ange ! 

Pas un de ceux avec de belles et grandes ailes blanches ! Pas du tout !
C'est un ange déchu, aux ailes plus noires que la nuit et qui a commis une terrible faute responsable de son état.

Pour passer le temps, il mène de petites enquêtes portant la plupart du temps sur des adultères.

Son bureau ? 
Une table au sein du Soul Wolf, le bar de Clark, son meilleur ami et, accessoirement, un métamorphe !

Le voilà contraint, par un destin qui ne manque pas d'humour, de faire équipe avec l'inspecteur Aaron Weaver, un flic opiniâtre et dur à cuire, futur beau-fils du commissaire principal Tilner- un abruti de première plus intéressé par le fait de monter en grade que par la résolution d'enquêtes !

Leur première rencontre ne se passe pas au mieux mais pour une raison que je vous tairai

- je sais, je suis un peu sadique - 


Aloïs va finir par faire équipe avec Aaron mais cela n'empêchera pas les deux hommes d'avoir des relations ... comment dire ???  ... Chaotiques et, ma foi, assez amusantes !

Mais ce qui se présentait au départ comme une banale affaire de vol va vite se révéler plus complexe et surtout, dangereux !


Au cours du récit, l'auteur donne la parole à Aaron et Aloïs en alternant entre les deux hommes. 

Aloïs nous prend à parti ce qui nous implique plus personnellement dans le récit.

Il a un humour mordant, est imbu de lui-même, donne parfois envie de lui donner des claques, veut se montrer plus méchant qu'il ne l'est en réalité mais tout cela n'est qu'une façade qui cache une terrible blessure de son passé.

Aaron est le genre de flic qui respecte la loi et la procédure mais au contact d'Aloïs, il va finir par se décoincer - un peu - et je dois bien reconnaitre que j'ai apprécié ce nouvel Aaron !

En bref, prenez une lecture hautement addictive, avec des personnages et des échanges savoureux, du surnaturel, de l'humour comme je l'aime, de la dérision, un suspense captivant, secouez bien 



et vous obtiendrez ce roman que je vous recommande pour son originalité et pour la - belle - plume de Charlie !







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vendredi 5 mai 2017

Poppy Pym et la pièce maudite de Laura Wood

 éditions Seuil Jeunesse, 16 février 2017, 352pages, disponible 
au format papier et numérique





C'est bientôt Hallowyeen à l'internat Saint Smithen. Après l'incendie du théâtre de la ville, le collège accueille la troupe amateur qui devait y jouer McBeth, la pièce maudite de Shakespeare.

Cette pièce est-elle réellement maudite ?

En tous cas, les répétions sont perturbées par d'étranges évènements et les représentations pourraient bien être annulées. Heureusement, Poppy, ses amis et sa famille du cirque sauront dévoiler la mascarade et sauver le spectacle...



Dans cette deuxième aventure, nous retrouvons notre apprentie détective et ses deux compères : Ingrid, l'intellectuelle et Kip.
Poppy commence tout doucement à s'habituer à sa vie au collège.Le week-end des parents arrive bientôt et Poppy commence à se poser des questions sur ses parents biologiques.
Pour rappel : Poppy avait été trouvée dans un chapeau de magicien et a été élevée par une troupe de cirque qui lui a donné tout l'amour possible et une véritable famille. 
Mais elle va oublier très rapidement ses questions lors d'une sortie en ville.
Au sein de la mairie de Brimwell, répète une troupe amateur qui doit y jouer McBeth de Shakespeare. Alors que Poppy et ses amis se trouvent en ville, un effroyable incendie détruit complètement la mairie. La troupe est donc relogée au collège de Poppy : l'internat Saint Smithen. Mais d'autres incidents émaillent les répétitions et ne font que renforcer les rumeurs de malédiction qui  flotte autour de la pièce maudite.
Poppy, qui pressent une toute autre raison qu'une simple histoire de malédiction, va mener l'enquête en compagnie de ses inséparables amis et de toute sa famille du cirque venue lui prêter main forte.
Et lorsque cette affaire se double d'une chasse au trésor, l'enquête va se révéler encore plus ardue mais c'est sans compter sur le flair et l'instinct infaillible de notre jeune amie. 

Poppy est toujours une petite fille attachante, qui se pose des questions sur son passé. Elle aime de tout son coeur  Mme Pym, sa mère adoptive et tous les membres de la troupe mais elle voudrait tant en savoir plus sur ses origines.
Ingrid, toujours plongée dans ses livres et Kip, toujours affamé -  ce qu'il peut manger ... C'est incroyable !
- sont toujours là pour aider Poppy, même quand celle-ci les entraine dans des situations parfois dangereuses.
La présence de la famille adoptive de Poppy - au grand complet - va entrainer son lot de situations cocasses qui échappe complètement à tout contrôle ! Surtout lorsque Marvin, le magicien, rate son tour de magie et est impuissant face aux conséquences. Un chouette moment de rigolade (mais pas pour tout le monde !!)

En bref, ce récit qui s'adresse aux jeunes - et aux moins jeunes - nous entraine avec brio au coeur d'une enquête mêlant malédiction et chasse au trésor. Une enquête rondement menée par nos trois détectives amateurs. Une suite tout aussi bien écrite et passionnante que le premier.
Et vu que les vacances commencent à se profiler tout doucement, voilà de quoi occuper vos charmantes têtes blondes !
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 Vous pouvez (re)découvrir la chronique du T1 en cliquant sur la cover
http://lesreinesdelanuit.blogspot.be/2016/04/poppy-pym-et-la-malediction-du-pharaon.html

http://www.seuiljeunesse.com/ouvrage/poppy-pym-et-la-piece-maudite-laura-wood/9791023506785

















jeudi 14 avril 2016

Poppy Pym et la malédiction du Pharaon de Laura Wood

éditions Seuil jeunesse, 10 mars 2016, 352 
pages disponible en format papier et numérique ici





A 12 ans, Poppy Pym, orpheline, a toujours vécu dans un cirque. Pour son entrée en sixième, elle est envoyée à l'internat St Smithen. Pas vraiment le paradis pour une fillette habituée à vivre parmi les acrobates et les musiciens ! Quand sa nouvelle école organise une exposition d'antiquités égyptiennes, dont la pièce maîtresse est le rubis scarabée d'un pharaon que l'on dit maudit, Poppy est ravie. Voilà de quoi apporter un peu de piquant à cet établissement si strict ! Et lorsque des événements étranges et inquiétants se succèdent, Poppy pense que tout cela pourrait être lié au précieux rubis, et à la malédiction du pharaon ! Heureusement, la vie au cirque lui a appris quelques tours plutôt utiles. Et avec l'aide de ses deux nouveaux amis, Ingrid et Kip, Elle compte bien résoudre ce mystère, à la manière des héros de ses romans policiers préférés. 
 Merci aux éditions Seuil Jeunesse pour ce service presse.

Poppy Pym est une toute jeune fille au parcours un peu, comment dire ? Original.
Découverte, tout bébé dans un chapeau de magicien au sein d'un cirque, elle y est élevée, entourée et choyée par tous les membres de la troupe.
Elle adore lire les enquêtes de  Valentin Limier, un apprenti enquêteur à qui il arrive plein d'extraordinaires aventures au cours de ses investigations.
Mais la voilà obligée, pour parfaire son éducation - parce qu'apprendre à faire des acrobaties sur un fil ou un trapèze, des tours de magie et du domptage, ce n'est pas suffisant - à se rendre à l' internat St Smithen.
Quelque peu réservée et craintive au départ, elle finit par se lier d'amitié avec Ingrid et Kip. 
Lorsque sa nouvelle école organise une exposition d'objets égyptiens dont fait partie le fameux scarabée rubis lié à une sombre histoire de malédiction, des événements mystérieux et alarmants vont se succéder.
Emportée par l'envie de résoudre ce mystère, Poppy et ses amis vont mener l'enquête et tenter de lever La malédiction du Pharaon Amon-Râ.

Ce livre est un récit qui mêle l'aventure, la magie, le monde du cirque et une enquête.
L'écriture est simple, fluide puisqu'il s'agit d'un roman jeunesse avant tout mais l'intrigue et les personnages sont savoureux.
Ceux qui composent la famille d'adoption de Poppy sont tous des gens du cirque et très attachants, On sent à travers leur geste, leur parole, à quel point ils tiennent à Poppy.
Il y a Pym, la directrice et "mère" de Poppy, Luigi, le dompteur et Bouton d'or, son lion, tout sauf féroce,Poufette et Bobo, les deux clowns, Boris, le colosse, Sheila Oeil-de lynx, la lanceuse de couteaux,Tina et Tona, les jumelles écuyères, Marvin, le magicien et Doris, son épouse-assistante et inventeur de génie et enfin Fanella, la charmeuse de serpents.
Je ne résiste d'ailleurs pas à l'envie de vous mettre une représentation de la troupe au grand complet !  


Ensuite viennent Ingrid, l'intello de la bande - un simple coup d'oeil à un livre et, hop ! Tout est mémorisé - et Kip, un jeune garçon complexé par sa petite taille (mais grâce à Boris, il saura comment faire pour devenir grand et fort )
Et puis, il y a la peste de service (que serait une histoire sans peste ?)  Annabelle, hautaine, riche, pourrie gâtée, en un mot : imbuvable.

L'enquête menée par nos jeunes amis va s'avérer remplie de surprises. Ils commettront quelques erreurs, pardonnées car ils ne sont qu'au début de leur carrière d'enquêteurs et pourront compter sur l'aide de leurs amis pour tenter de résoudre ce mystère.

Une chouette lecture qui allie humour, amitié et aventures avec brio.