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mercredi 14 décembre 2016

The dark duet T3, Épilogue de C.J Roberts

Pygmalion, 7 décembre 2016 - Grand Format 245 pages
Disponible en eBook


Si j'ai décidé, moi aussi, de m'exprimer à travers un livre, c'est en réponse à vos supplications. Eh oui, j'adore qu'on me supplie. Vous en savez déjà très long et ne connaissez que trop bien tous les détails de notre parcours. [...] Nous sommes le 8 février 2013. En mai, cela fera quatre ans que je me suis posté au bord d'une rue dans cette berline aux vitres teintées et que j'ai envisagé d'enlever Livvie. [Nous] avons beaucoup changé par rapport aux personnages que vous connaissez. Ainsi, parce que vous m'en avez si gentiment imploré, je vais vous raconter la suite de notre histoire".

Cet épilogue est un troisième tome sans l'être réellement non plus car, comme le dit l'auteure, l'on peut très bien s'arrêter au tome 2 et ne pas lire celui-ci. Mais ne pas le lire serait un tort ! (de mon point de vue, bien sûr). 

S'il est clair qu'il n'est pas vraiment essentiel à l'histoire, il permet tout de même aux fans de prolonger ce moment avec nos héros. Et encore, je dis qu'il n'est pas essentiel, mais dans un sens, il l'est quand même un peu, beaucoup
Je ne sais pas vous, mais moi ça me chiffonnait un peu cette fin qui me semblait quand même un poil utopique. Trop beau, trop facile, après tant d'horreurs. 

Le point de vue de Caleb nous éclaire un peu plus. Il nous montre que tout n'a pas été si simple et que leurs retrouvailles n'étaient pas forcément remplies d'amour. Ce qui, avouons-le, semble plus logique. 

Cet opus revient aussi sur les sentiments de Caleb face à Rafiq, ses mensonges et ses vraies origines. 

Mais ce récit est surtout un exutoire, un moyen pour Caleb de se repentir. 
Il montre, avec beaucoup de justesse, le lourd chemin que Caleb/le monstre doit parcourir pour devenir Caleb/James, l'homme aux deux facettes : pervers et déglingué (toujours !) mais aussi tendre, attentionné et aimant... un homme dont Livvie n'aurait plus peur, un homme sur qui elle pourrait compter et qui ne s'enfuira pas (plus).
C'est très émouvant et cela rend le récit très intimiste, de le voir lutter contre lui-même (l'ancien Caleb et le nouveau). Caleb est son propre démon et seule Livvie, celle qu'il a séquestrée, brisée, torturée et violée des années plus tôt, est à même de le sauver. 

En bref ? Encore une fois C.J Roberts nous surprend par la qualité de son roman. Ce récit est beaucoup moins violent et sombre que les précédents volets, il clôt cette série sur des ondes positives : l'espoir et l'amour. 



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mercredi 3 août 2016

Seduced in the dark [tome 2] de C.J Roberts

Pygmalion, 08 juin 2016 - Grand Format 500 pages
Disponible en eBook


Je sais que l'on m'observe. Il y a toujours quelqu'un. Quelqu'un qui essaie de me faire manger. C'est une femme. Elle me dit son nom, mais ça m'est égal. Elle ne m'intéresse pas. Rien ni personne ne m'intéresse vraiment. Il y a toujours quelqu'un qui m'observe. Toujours. Je veux partir d'ici, Je ne suis pas malade. Si Caleb était là, je sortirais sur mes deux pieds, heureuse, souriante, complète. Mais il est parti. Et ils ne me laissent pas le pleurer

**Merci à Fanny et aux Éditions Pygmalion pour ce roman**

Le premier volet de ce récit était une première pour moi dans ce genre. Une très bonne découverte, sans être pour autant un coup de cœur. Si j'appréhendais cette histoire pour le côté pervers et quelque part malsain de cette romance, j'ai su passer outre et profiter pleinement de ma lecture. Avec ce nouveau tome, il en est tout autrement... CE TOME EST UNE PETITE PÉPITE !

Alors oui, il y a toujours ce côté voyeur malsain, à aimer ce qu'on ne devrait pas, à être émoustillée (et vachement en plus !) par une relation qui, à la base, est quand même forcée. Donc oui, c'est malsain, mais il faut dire aussi que Livvie nous transmet ses émotions, toutes ses émotions ! La peur, la colère, l'impuissance, mais aussi des sentiments comme l'amour, le désir, l’excitation. Elle raconte son récit avec tellement de passion, que l'on vit tous ces événements. De plus, le fait d'avoir inséré Matthew (l'inspecteur) dans l'histoire, nous déculpabilise aussi. Car, lui  aussi a cette sensation d'être pervers, voyeur, qui s'excite de son malheur. Or, bien évidemment, ce n'est pas ça du tout. 
C'est juste que les émotions sont exacerbées... Nous les ressentons toutes puissance 1000, nous vivons ce que Livvie vit, nous subissons avec elle et, bien plus encore, nous succombons en même temps qu'elle au charme de Caleb. 

Caleb est un être détraqué. Pas le genre bad boy tatoué qui au final s'avère être un garçon charmant au grand cœur. Non, lui, il est vraiment déglingué. Il tue, violente, viole sans aucun état d'âme. 
Il ne devrait y avoir aucune compassion pour lui. Sauf que la logique du cœur est différente de celle de l'esprit. Et ce que notre cœur nous dit ici, c'est que Caleb est le plus détruit d'entre tous. Cassé, détraqué oui, mais peut-être aussi réparable. 
"On ne naît pas monstre; on le devient"... Caleb en est la représentation même. Son passé, ses souffrances (terribles !!) ont engendré un monstre. Il est devenu une machine faite pour détruire et manipuler... C'est son rôle, son "travail". 
"C'est une technique que je pratique de longue date - manipuler les gens pour obtenir ce que je veux. C'est pour ça que tu crois m'aimer. Parce que je t'ai brisée et reconstruite précisément dans ce but. Ce n'était pas un accident. Quand tout cela sera derrière toi... tu t'en apercevras." 
Livvie, la douce et pure Livvie, est la seule qui voit au-delà son image de tortionnaire. Si au départ, ce qu'elle ressent pour Caleb est dû au syndrome de Stockholm, une volonté de la part de Caleb, au fil de la lecture, le doute s'immisce... Et si c'était bien plus que cela ? Et si c'était autre chose ? 
Difficile de démêler des sentiments aussi confus après une expérience aussi traumatisante. On se pose beaucoup de questions sur la santé mentale de Livvie, du moins dans la première partie du récit. Car au fil des pages, Livvie nous dévoile son histoire, ce qui s'est exactement passé entre son hospitalisation, sa rencontre avec l'inspecteur Matthew Reece et sa captivité dans la villa du fameux Felipe où elle a été prisonnière et esclave durant plusieurs mois auprès de Caleb... Et attention, ce qu'elle a vécu est moche, très moche ! Âmes sensibles s'abstenir ! Voir comment Caleb réussit à la détruire, à l'avilir totalement, fait mal au cœur et certains passages sont particulièrement durs. 
Malgré tout, par-delà l'horreur, il y a autre chose. De fragile, d'incertain au départ, mais qui finit comme une évidence. Car il faut le souligner tout de même, ce livre n'est pas un témoignage mais bel et bien une fiction romancée. Donc, de cette tragédie, c'est l'amour qui en ressort. Et dans un contexte aussi difficile et inapproprié, voir comment l'auteure amène cette idylle est juste magnifique. C'est tangible, réaliste et on ne doute pas une minute de la véracité de leur amour. 

En dehors de cette incroyable histoire d'amour - tordue certes, mais extraordinaire tout de même - il y a aussi une véritable intrigue qui nous captive de bout en bout. Tout à l'image de ce roman, elle est glauque au possible. C'est violent, éprouvant psychologiquement car très réaliste ! Nous plongeons dans une enquête qui met en lumière tout un réseau d'esclaves sexuel(le)s, de meurtres, de drogues, etc... 
Il y a également dans ce tome des révélations fracassantes !! Qui sont comme de violents uppercuts et nous laissent sonnés et à bout de souffle. 

Donc, pour tout ça et bien plus encore, ce roman est un énorme coup de cœur. Le premier Dark romance que je lis, mais certainement pas le dernier ! 

En bref ? Ce roman n'est pas à mettre entre toutes les mains, mais chanceuses sont les mains qui le détiennent ! 


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vendredi 13 novembre 2015

Captive in the dark [Tome 1] de C.J Roberts

Pygmalion, 17 octobre 2015 - Grand Format 296 pages
(disponible en eBook)


La vengeance. La vengeance est le but ultime de Caleb. Il la prépare depuis douze ans. Pour réussir, son "arme" doit être vraiment spéciale. Elle sera un cadeau inestimable dont tout le monde parlera.
La fille qu'il surveille de l'autre côté de cette rue passante est parfaite. Elle est différente de ses proies habituelles. Elle n'est pas consentante, elle n'est pas vendue par son père, elle ne lui a pas été envoyée... Elle sera sa conquête.
Dans cet huis-clos étouffant, le bonheur est-il encore possible ?

**Merci à Fanny et aux Éditions Pygmalion pour ce roman**

S'il y a bien un genre de littérature qui fait beaucoup de bruit en ce moment sur la blogo, c'est le Dark Romance. Impossible d'y échapper. Entre les fans et les réfractaires, c'est tout un débat. 
Car oui, c'est encore une lecture taboue ! Même si, depuis peu - effet de mode ou pas - elle s'est fait son nom et de grandes maisons d'édition, telle que Pygmalion, n'hésitent pas à passer le pas et à éditer ce nouveau genre. 

Personnellement, j'avais beaucoup de réticence sur le sujet. Lire une histoire où il est question de viol, de violence, d'abus en tous genres, mélangée à une sorte d'amour malsain... hum... Allez savoir pourquoi j'avais des a priori.  J'étais persuadée même, de ne jamais en lire... Mais comme dit le proverbe "Fontaine je ne boirai pas de ton eau", j'ai finalement, moi aussi, cédé à la curiosité. 

Olivia (dit Livvie) est une jeune fille discrète, âgée de 18 ans. Vivant dans les quartiers pauvres de Los Angeles, elle a pris l'habitude de se fondre dans la masse et de passer inaperçue pour éviter les ennuis. Vêtements informes, tête baissée, voilà comment Olivia affronte les rues de son quartier... Elle se pense ainsi à l'abri des regards et des détraqués (sa plus grande crainte). Malheureusement pour elle, elle était loin d'imaginer que le mal était déjà fait... que le prédateur était déjà à l'affût et que la chasse était déjà commencée !
Le prédateur, c'est Caleb. Un homme de l'ombre, dont son enfance a façonné l'homme qu'il est devenu : un homme froid, implacable et cruel, qui se repaît des larmes de ses victimes. 
Caleb est un marchand (et formateur) d'esclaves sexuelles... qu'elles soient consentantes (cela arrive) ou vendues... peu lui importe, son but est de faire de ces femmes des objets sexuels aux mains des hommes les plus fortunés. 
Mais sa prochaine proie sera différente ! Elle ne sera ni consentante ni vendue par un parent, un époux ou autre... non, sa prochaine victime sera une innocente kidnappée au hasard, et elle aura un rôle déterminant ! Car elle sera l'arme de sa vengeance ! 
Voilà comment notre jeune et douce Livvie se retrouve séquestrée, elle ne sait où, retenue captive dans une chambre sans fenêtres, avec pour seul avenir, un dessein funeste...

En entamant ce récit, j'avais peur de ne pas l'aimer, mais aussi, paradoxalement, de l'aimer. Craignant de prendre un plaisir pervers envers une histoire  que je considérais comme glauque. 
Mais au fil des pages, j'ai arrêté de me poser des questions, je me suis laissée porter par cette histoire hautement addictive et en réalité pas si trash que ça (j'ai lu bien pire !). 

Évidemment je ne cautionne pas Caleb, et je ne vais pas écrire son nom entouré de petits cœurs dans mon agenda, hein ! Mais je comprends la fascination qu'il déclenche auprès de "Petite Chatte" (Olivia), je comprends aussi pourquoi, dans ces circonstances, elle s'attache à lui (le fameux syndrome de Stockholm)... Car Caleb a tout contrôle sur elle, il est devenu le centre de son univers, celui qui peut lui faire du bien comme du mal.
Je dois aussi avouer que je ne suis pas restée indifférente à son histoire. Sans pour autant lui pardonner, je me suis surprise à avoir de l'empathie pour lui. Il reste un connard, sans excuse aucune, mais tout n'est pas tout noir ou tout blanc... Il faut vraiment le lire pour comprendre. 

En tout cas, moi, j'ai été conquise par ce premier tome. Même si dans un coin de ma tête, je n'ai pu m'empêcher de me dire que c'était un voyeurisme déplacé et malsain, j'ai aimé... Vraiment aimé ! Me reste plus maintenant qu'à l'assumer lol. (je suis passée du côté obscur bouuuh)
Et puis, en lisant le premier chapitre du tome 2, mince quoi !! J'en ai eu des sueurs froides. !! Non, non, non !! Je veux la suiiiiiiiiiiteeeeee !


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