Collection R, 30 juillet 2015 - Format eBook uniquement, 67 pages
Dans Le Joyau, vous avez suivi la vie de Violet sous le joug de la duchesse du Lac. Avec cette nouvelle exclusive d'Amy Ewing, vous allez entendre l'histoire de Raven Stirling, achetée comme Mère-Porteuse par la cruelle Comtesse de la Pierre.
Quand elle est acquise aux Enchères, Raven comprend d'emblée que les choses vont mal se passer. Et lorsqu'elle arrive au palais de la comtesse, elle découvre bientôt que celle-ci la considère davantage comme un cobaye pour ses expérimentations sadiques que comme Mère-Porteuse d'un éventuel enfant. Raven n'a plus alors qu'une idée en tête : s'échapper... et revoir Violet, sans jamais oublier qui elle est et que sa vie lui appartient.
"Je suis Raven Stirling. Personne ne peut me posséder."
Après avoir lu Le Joyau tome 1 & 2, je ne pouvais pas passer à côté de ce demi-tome.
Raven est - avec Garnet - mon personnage favori de cette série. Et comme cette nouvelle lui est consacrée, forcément, je me devais de la lire.
Cette nouvelle, qui est donc du point de vue de Raven, démarre au moment de la vente aux enchères. Nous découvrons l'horreur de son parcours de mère porteuse. Si celui de Violet était loin d'être rose, celui de Raven est mille fois pire !
Vous voyez la couverture de ce roman ? Sombre, mystérieuse et glauque. Rien qu'en la regardant, l'on peut deviner le terrible destin de Raven, car elle est très représentative du contenu.
J'ai eu mal au ventre pour notre pauvre Raven. Heureusement, elle est d'un courage incroyable. Je pensais qu'il n'y avait plus exécrable que la Duchesse comme personnage, sauf que la comtesse de la Pierre la bat à plate couture. C'est une sadique vicieuse, sans scrupules aucun. Elle s'entoure de personnels tout aussi vicieux et puants de méchanceté qu'elle. Seul Emile, le camériste, semble pourvu d'un cœur qui ne soit pas de pierre.
Si j'ai adoré en apprendre plus sur la vie de Raven et son conditionnement, j'aurais tout de même souhaité que cette lecture soit plus longue et apporte plus de détails sur ce qui se passe à l'intérieur de la maison de Pierre. Ma curiosité est satisfaite en partie, oui, mais pas complètement.
En bref ? Pour les accros de la série ou pour les fans de Raven, cet entre-tome est à lire d'urgence.
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éditions De Mortagne, 7 octobre 2015, 328 pages, version papier et numérique disponible ici
Mon souhait le plus ardent : vaincre la tourmente.J’en
ai marre. Marre de mes cicatrices qui attirent le regard de tous et
qui, paradoxalement, éloignent celui de mes parents. La mort de mon
frère jumeau ne m’a pas que rendu invisible à leurs yeux, elle a
également provoqué chez moi d’importants troubles anxieux. Au fil des
années, la tourmente s’est nichée dans mon esprit. J’ai peur qu’elle ne
s’y soit installée pour toujours.
À dix-huit ans, je devrais avoir d’autres ambitions que de devenir fou, non?
Je veux changer de vie. Fuir ce foyer où déambulent une mégère, un
salaud, un vieux beagle dépendant affectif et un fantôme qui cherche
sans cesse mon attention. Mais surtout, je veux guérir. Je crois avoir
trouvé la solution. En fait, c’est plutôt la solution qui m’a trouvé…Un
simple cerne de café sur une page de journal, et le tour était joué.
Merci à Caroline et à Virgolia communication pour ce (sanglant ^^) service presse !
Olivier, suite au décès de son jumeau lorsqu'il avait 11 ans, n'est plus lui-même depuis ce drame.
Disons qu'il n'est pas vraiment tout seul dans sa tête !
Sa tendance à la violence est accentuée par le côté sombre de son frère disparu qui le hante. Sentiment de culpabilité ou véritable fantôme ? L'avenir nous le dira !
Il hait son père, il hait sa mère, il hait son prof de natation, il hait son patron ... En fait, il hait beaucoup de gens et pas toujours sans raison !
Mais heureusement, malgré ses envies, il ne passe pas (encore) à l'acte.
Suite à sa participation au programme du très controversé (et il l'est de plus en plus au fur et à mesure des tomes) AlphaLab, Oliver va arrêter ses traitements qui lui permettait de contrôler sa schizophrénie pour se contenter de leurs injections et ce qui devait arriver ... arriva !
Ce cinquième volet a été écrit par Yvan Godbout, un auteur que j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir dans sa trilogie "Les yeux jaunes" qui a été pour moi, un véritable coup de coeur.
Yvan reprend donc la suite dans ce tome et il faut bien reconnaitre que celui-ci est le pire de tous !!! Je me demande d'ailleurs comment vont faire les deux derniers auteurs pour battre ce record dans l'horreur.
Olivier/Oscar est un malade, un fêlé, un fou furieux, un sadique, qui, une fois soumis au traitement d'AlphaLab, lache la bride à ses plus vils instincts. Il massacre avec plaisir, plus c'est sanglant et dégueu, plus il aime ça.
Non seulement, il aime ça mais en plus, il prend son pied (au sens littéral du terme) à chaque crime, c'est pour lui une réelle et tangible jouissance. Mais son plaisir suprême est d'énucléer ses victimes !
Certains passages sont très (trop) trash et lorsque l'on croit que l'on ne pourrait pas aller plus loin dans l'horreur, Yvan parvient à repousser les limites ! Mais je dois bien reconnaitre que je l'ai lu d'une traite tant je voulais savoir jusqu'où Yvan aller pousser le bouchon et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il l'a poussé loin, très loin !
Un tome 5 qui n'a rien à envier à ses prédécesseurs, loin de là, il les dépasses tous dans l'horreur mais j'avoue que, par moment, j'ai ressenti un certain malaise et même de l'écoeurement pour certaines scènes !
Qu'on s'en prenne à des adultes... soit ... mais à des chatons, à son propre chien et surtout à un bébé, là, je n'ai pas du tout apprécié , allez savoir pourquoi ?
Vous l'aurez compris, j'ai appréciè ma lecture, à l'exception de certains passages, mais ce tome n'est surtout pas à mettre entre toutes les mains.
...Une gifle retentissante. Ma joue brûle ; maman pleure ; je froisse le bout de papier entre mes doigts. La colère s’infiltre en moi comme un poison. Je voudrais la frapper, la cogner, lui fermer sa sale gueule de mégère, mais ça ne me ressemble pas. Avant de finir par regretter mes gestes, je dois fuir cette chambre que mes parents considèrent comme un sanctuaire, mais qui n’est plus qu’un tombeau...
... Le chlore me pique les yeux. Je suis à bout de souffle, je vais finir par boire la tasse. Et ce connard ne me lâche pas.
—— Qui a dit que tu pouvais t’arrêter ? Allez,mon gars, montre-moi de quoi tu es capable !
Mon coeur est prêt à claquer. J’y suis presque, plus qu’une dizaine de brasses. Un courant chaud glisse sournoisement entre mes cuisses. Merde, j'en ai quand même pas pissé dans la piscine ? La sensation de chaleur s’étend bientôt à tout mon corps.C’est l’eau. Elle se réchauffe.Une voix que je connais bien parvient à mes oreilles :
—— Je sortirais vite de l’eau si j’étais toi, frérot…
Oscar est assis au bout du petit tremplin ; il agite ses pieds en feu dans l’eau. Des flammes dansent sur son corps, lèchent amoureusement sa peau qui se craquelle et se détache de lui comme les feuilles mortes d’un arbre en automne. Ses lèvres tombent en essayant de me sourire.
—— Cesse de patauger, Oli, qu’on s’occupe de ce pseudo-David Hasselhoff à la con !
Mon épiderme se met à rougir, mes cicatrices ressemblant à d’étroites coulées de lave. Je donne tout ce qu’il me reste pour parvenir au bord de la piscine, m’en extirper. Un rire d’enfant, suivi d’un cri rauque, me fait lever les yeux vers le tremplin de trois mètres. J’y découvre monsieur Moreau, talonné par mon petit frère, toujours aussi enflammé.
La voix grave et basse de mon professeur se fait maintenant plaintive ; on dirait même qu’il va se mettre à chialer comme une gamine. Dans la piscine, de gros bouillons agitent l’eau avec une rage peu commune. Monsieur Moreau n’est plus qu’à quelques centimètres de l’extrémité du plongeoir, qui vacille dangereusement. Je pourrais détourner la tête ou m’enfuir ou, encore, fermer les yeux, tout simplement.
Je préfère regarder. Jusqu’au bout.
Ébouillanté comme une poule au pot. Une mort que j’espère lente et douloureuse. Nos regards se croisent. Avant de se fermer, ses yeux transmettent une terreur sans nom ; les miens, un plaisir sans équivoque.
Oscar le bouscule.
—— Allez, hop, monsieur Moreau, il est grand temps de sauter !
L’homme rouvre les yeux, maintenant deux orbites creuses et sombres. Il hurle en tendant les bras vers moi.Son hurlement se transforme en rire tandis que sa bouche se déforme ; ses lèvres s’étirent et se déchirent ; des doigts pointent hors du trou béant et forcent le passage ; ses joues explosent en
morceaux de chair sanguinolents ; sa tête se fend en deux et des mains jaillissent de son cou dans
une fontaine écarlate.
J’assiste à une monstrueuse naissance.
Des cheveux brunâtres et gluants poussent comme l’herbe du diable ; un visage étroit et féminin se dessine ; un nez légèrement retroussé et des yeux marron aussi. Katy. Son corps en entier s’extirpe de celui de monsieur Moreau comme d’une abominable tenue de plongée organique.
Chétive, complètement nue, la pauvre réceptionniste fait face au vide. Elle me regarde, terrorisée.
—— Je t’en supplie, Olivier, ne le laisse pas me tuer !
Mes pieds restent cloués au sol. Impuissant, je regarde Katy s’approcher de la mort. Derrière elle,la silhouette de mon jumeau s’estompe, remplacée par une autre, beaucoup plus massive. Un homme
costaud au crâne rasé a pris la place d’Oscar. Je le reconnais, et mon coeur martelant ma poitrine
aussi. C’est le mec qui bavait devant Katy, ce matin, qui s’apprête maintenant à la tuer ! Mais pourquoi ? Pourquoi vouloir faire disparaître l’une des si rares personnes à m’avoir témoigné un peu d’intérêt ?
Je lève une main, parviens à bouger le pied droit. Trop tard. L’homme pousse Katy. Le temps se fige, et celle que j’aurais bien aimé connaître un peu plus tombe en chute libre. Une éternité semble s’écouler avant que son corps ne s’abîme dans les flots devenus tumultueux. Horrifié,je vois ressurgir de l’eau en ébullition le visage boursouflé de Katy. Des cloques envahissent sa peau qui se défait par lambeaux ; ses yeux saillent hors de leurs orbites ; son cuir chevelu se détache de son crâne ; ses joues fondent, mettant à nu ses mâchoires et ses dents blanches. C’en est trop pour moi. Je ne peux plus regarder cet épouvantable spectacle.
Tournant le dos à la piscine, je me retrouve face à face avec mon frère revêtant une peau de braise. Furieux, je ne peux m’empêcher de l’affronter....
Et voici, rien que pour vous la bande annonce de ce tome
Auto-Edition, 12 octobre 2015 - exclusivement en format eBook 23 pages
Lorsque le monde a trop de rage et que les pires crimes sont commis...
Lorsque la haine surpasse l'amour, d'une cruauté implacable...
Lorsque l'espoir semble s'effacer devant les horreurs commises par l'humanité...
Alors le Destin choisit un être qui venge dans le sang des meurtriers, celui que les innocents ont versé. Cette créature renaît de ses cendres mortelles et devient un Avendja jusqu'à ce que sa vengeance s'accomplisse.
**Merci à Maria J. Romaley pour cette petite lecture**
Tout commença sept ans auparavant.
Les Seigneurs de Sangbrume régnaient en maîtres sur Dark-City. Quiconque osait les défier, en payait de sa vie. Ce fût le cas de Jaya et son fils, tous deux tués dans d'atroces souffrances. Cette mise à mort servit de mise en garde au reste de la population. Mais aussi de rituel pour Enguerrand de Sangbrume qui, par ce massacre, se créa une amulette d'immortalité, afin de devenir tout-puissant.
L'ère de la terreur était arrivée...
De nos jours.
Le flic Rick Mac Creedy n'a toujours pas oublié le monstrueux assassinat de son amie Jaya. Après avoir tout tenté pour faire tomber les meurtriers, il se retourne alors, lui aussi, vers la magie. Avec l'aide des sorcières, et après de nombreuses recherches, ils réveillent Jaya de son sommeil mortel...
Tout a commencé par elle, tout finira par elle... En ce jour d'Halloween, l'ère de la vengeance est arrivée... Jaya devient Avandja...
Comme cette nouvelle ne fait que 23 pages, je ne peux pas trop en parler au risque de spoiler.
Ce que je peux dire : ce fût court, ce fût bref, ce fût bon !
C'est toujours un plaisir de retrouver la plume de Maria. La voici dans un registre beaucoup plus sombre... Il commence dans la noirceur et la tristesse et finit... comme il devait se finir.
Non que la fin ne me plaise (hein Maria !), mais je la trouve dans la continuité de la nouvelle, donc, elle me convient parfaitement.
Une lecture d'Halloween réussie, et malgré le format nouvelle, toujours un peu frustrant (car on en veut plus) j'ai passé un agréable moment.
Cette nouvelle sera disponible à partir du 12 octobre 2015 ! En précommande ICI
Lumen Éditions, 16 septembre 2015 - Grand format 407 pages
4 août 1977, village de Yonaki. Dans ce petit hameau de montagne coupé du reste du monde, un adolescent reçoit une enveloppe noire. À l'intérieur, une invitation à un mystérieux " jeu du roi " accompagnée d'un premier défi macabre : tous les habitants du village âgés de 10 à 20 ans devront toucher un cadavre humain avant la fin de la journée sous peine d'être punis par le roi... Pour les 32 villageois, c'est le début d'une partie d'échecs mortelle contre un ennemi invisible et tout-puissant ! King's Game Origin : découvrez les origines du jeu du roi dans la 3e saison de King's Game ! Plongez dans les entrailles de Yonaki et remontez dans le temps avec cette préquelle terrifiante...
**Merci à Emily et aux Éditions Lumen pour ce roman**
Plus je progresse dans les tomes de King's Game et plus je découvre l'étendue du jeu du Roi, et plus je suis... je ne sais même pas quel mot convient exactement pour retranscrire avec justesse l'état dans lequel je me sens à la fin de chaque tome... choquée ? ça c'est sûr, mais ce mot me paraît faible et insignifiant comparé à la réalité. Ce récit m'a mise dans une sorte de catatonie, hagarde, complètement sciée par ce que je viens de lire.
À la fin du tome 2, il y a une annonce du jeu du Roi qui présage un énorme bouleversement quant à la suite des événements. Le truc inimaginable ! Forcément, j'avais hâte de découvrir tout cela. Mais en fait, il s'avère que ce tome 3 est un préquel. Il ne poursuit donc pas le récit de Nobuaki, mais remonte aux origines du jeu du Roi en 1977 avec Kazunari. Si au départ, j'ai eu une pointe d'amertume (due à l'impatience) que ce tome ne soit pas la suite directe du précédent opus... il s'avère aussi, que j'ai très très vite changé d'avis.
Si les tomes sortent dans cet ordre, c'est pour une raison bien précise ! Ce tome est essentiel pour comprendre Le jeu du Roi et toute son ampleur.
Vous voulez découvrir qui se cache derrière le jeu du Roi ?
Quelle est son origine ?
Pourquoi a-t-il commencé dans ce petit village isolé de pleine montagne ?
Comment en venir à bout (du moins si c'est possible) ?
Vous saurez tout dans ce roman ! Et bien plus encore !
De la première à la dernière ligne, nous voilà de nouveau replongés dans le glauque, l'horreur, le gore... afin de découvrir les terrifiants secrets de King's Game.
L'hémoglobine coule à flots et, au fil des pages, les morts sont de plus en plus atroces et insoutenables.
Piégés dans ce hameau de montagne, et ce malgré l'aide de la police, les 32 habitants vont vivre, jour après jour, dans l'attente de leur terrible destinée. Si certains semblent soudés et gardent un semblant de sang-froid, d'autres seront prêts à tout pour survivre. La peur fait ressortir le pire en chaque être et la folie les guette tous.
Les suspicions sont au cœur de cette intrigue. On en vient à soupçonner tout le monde. Puis la page suivante, nos théories s'écroulent, alors on repart à zéro et on échafaude de nouvelles théories... et ainsi de suite... car, nous n'avons jamais la bonne réponse...
Jusqu'à LA révélation. Je suis restée béate de stupéfaction - un peu comme une carpe hors de l'eau cherchant son air -, mais je ne pouvais rêver mieux comme dénouement !
Maintenant, je comprends tout. Maintenant, je frissonne encore plus de peur, d'horreur et d'appréhension pour le tome 4...Car, maintenant, je sais que rien, absolument rien, ne nous sera épargné !
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A l’instant où elle pose les yeux sur l’imposant manoir gothique de Blackwood, le pensionnat où elle va passer l’année, un sentiment d’angoisse s’empare de Kit. Comme si un vent glacé traversait son cœur à chaque pas effectué vers la porte. Comme s’il y avait quelque chose de maléfique à l’intérieur des murs du pensionnat, perdu au milieu de nulle part. Lorsque d’étranges phénomènes viennent perturber son quotidien et que les trois autres pensionnaires se mettent à développer des talents artistiques incroyables, le malaise de Kit ne fait que s’intensifier. Hantée par une mélodie de piano, elle devient somnambule et aperçoit d’étranges silhouettes dans les couloirs sombres. Bien décidée à mener l’enquête, Kit découvrira que certains secrets feraient mieux de rester enfouis… car ils dépassent tout ce que la raison peut appréhender.
**Merci aux Éditions Hachette et Lecture Academy pour ce roman**
Dès que la sortie de ce roman a été annoncée, j'ai voulu le lire. Charmée dans un premier temps par cette couverture intrigante et ce résumé, prometteur de nombreux frissons.
Si côté intrigue et frissons, j'ai été servie, je ressors tout de même de ma lecture, déçue.
Peut-être avais-je mis de trop grandes espérances dans ce roman, mais l'histoire dans son ensemble ne m'a pas franchement convaincue. J'expliquerai après pourquoi. Là, je vais d'abord parler des points positifs, car il y en a.
Le plus remarquable d'entre eux est, sans conteste, l'ambiance de récit. L'auteur a su créer, dès les premières pages, une atmosphère à la fois sinistre, troublante et grisante. Nos poils s'hérissent en quelques lignes seulement et nous plongeons avec délice dans ce décor lugubre et glauque. C'est un régal.
Après, vient l'intrigue, elle nous captive de suite. A peine passé les grilles du pensionnat de Blackwood, qu'on se sent happé par ce dernier. Blackwood a cet effet un peu magique et comme ses pensionnaires, nous en sommes très vite prisonniers.
Par contre, et c'est là que les bémols commencent, le voile est levé bien trop rapidement à mon goût. Du coup, le livre perd de son attrait et devient même parfois assez fade et plat. C'est vraiment dommage de ne pas avoir laissé planer un peu plus le mystère.
Quant à la fin... que dire ? Quand j'ai vu qu'il ne restait que deux pages alors que nous étions en pleine action finale, je me suis "Ouh-là, ça va être vite expédié !". Et bien-sûr, ça n'a pas loupé. Ça se termine un peu en eau de boudin, sans épilogue, sans aucun renseignement sur ce que deviennent nos héros... et je déteste ce genre de fin, qui donne un sentiment de bâclé.
En bref ? Une atmosphère qui nous hérisse le poil et nous colle des frissons. Une ambiance et un décor grisants à souhait. Une histoire et une intrigue qui nous captivent au départ, mais qui s'étiolent au fil des pages et ne tiennent pas forcément toutes leurs promesses. Une fin bien trop abrupte qui me laisse un goût amer.
En pleine nuit, une femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac
dans ses bras frêles qu'elle serre comme un étau. Cette femme, c'est
Anna-Marie Caravelle, l'abominable, l'Affreuse Rouquine, la marginale.
Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil décide de prendre
en charge, en secret, à l'insu du reste du monde, l'éducation de la
petite Anna-Marie, fille d'un suicidé et d'une folle à lier, elle
n''imagine pas encore le monstre qu'elle abrite sous son toit et que,
lentement, elle fabrique. La petite fille, poussée par ses démons,
hantée par son histoire, incapable de distance, tue, un peu, beaucoup.
Elle sacrifie, règle ses comptes, simplement. Mais que fait-elle là,
cette jeune femme agenouillée en plein Paris, au beau milieu de la nuit ?
Et que contient ce mystérieux sac qui semble avoir tant d'importance ?
Voici l'histoire d'Anna-Marie Caravelle.
***Merci à l'auteur, Solène Bakowski pour cette lecture et sa dédicace***
Qui est Anna-Marie Caravelle ?
En fait, elle n'est "personne". Pour l'état-civil elle n'existe tout simplement pas. Elle est née un beau (beau ??) jour, fruit de l'union entre Élise et Frédéric Caravelle. "Crachée" dans ce monde et recueillie par Monique Bonneuil, la vieille voisine, qui décida de la garder pour elle seule, égoïstement. Dès sa naissance, Monique ferma portes et volets, cachant aux yeux du monde l’existence de cette enfant et se débarrassant de sa mère dans un asile psychiatrique. Après avoir gardé Anna enfermée pendant dix longues années dans son appartement, sans télé, sans aucun contact avec l'extérieur, Monique décide de l'emmener rendre visite sa mère, Élise, dans l'asile où elle est cloîtrée.
Cette histoire nous est racontée par Anna-Marie Caravelle. Depuis le moment où elle n'est qu'un fœtus, dans le ventre de sa maman, bien protégée (mais déjà à l'écoute de la tragédie qui frappe ses parents), jusqu'à ses vingt-quatre ans.
Et il faut dire que la vie d'Anna n'a pas été un long fleuve tranquille, loin de là. Ça débute avec le suicide de son père lorsqu'il a appris la grossesse de sa femme.
Ça continue avec la folie de sa mère lorsqu'elle découvre le cadavre de son mari, Frédéric, au domicile conjugal. Et bien plus tard, alors qu'elle n'a que dix ans et qu'elle commet sa première atrocité.
Monique va alors la haïr et la rejeter.
Je ne vous en dévoilerais pas plus, car ce genre de livre doit se découvrir au fur et à mesure pour éprouver ce frisson qui nous fait hérisser les cheveux juste sur la nuque et nous file la chaire de poule.
Je ressors de ce roman chamboulée, choquée, avec des émotions diverses et variées.
L'auteur nous entraîne dans un univers très sombre, très glauque, un univers de paumés.
On se surprend à avoir de l’empathie pour Anna et à lui pardonner les horreurs qu'elle commet. Tous les protagonistes de ce récit sont détestables et pourtant, on ne peut s’empêcher, non pas de les aimer, mais juste d'éprouver une immense tristesse pour ces vies gâchées. On en vient à les comprendre et à presque leur trouver des excuses et c'est un sentiment bizarre, perturbant et dérangeant.
L'auteur a telle maîtrise de sa plume et arrive à tellement bien nous transcrire les portraits psychologiques de ses personnages que l'on souffre, on vit avec eux et c'est un sentiment incroyable ! J'étais horrifiée par les atrocités commises par Anna mais, dans ma tête, je ne me disais pas : arrête Anna, tu vas trop loin mais plutôt : Camille, Max, Nathalie, fuyez Anna, car je devinais que rien ni personne ne pouvaient l'arrêter, à part elle-même.
En bref, une totale réussite pour ce livre, qui n'est pas un thriller selon moi mais un suspense horrifique qui, si vous appréciez ce genre, devrait vraiment vous plaire.
PS : Et vous vous posez certainement la question : "mais pourquoi Le sac ?" C'est clair : je ne vous le dirais pas :p
Michel Lafon, 26 mars 2015 - Grand Format 380 pages
(disponible en eBook)
Après s'être échappé difficilement de la mission, Gene et Sissy sont face à une tâche impossible : rester en vie assez longtemps pour arrêter un penchant du monde entier sur leur destruction.
Liés sur un train en direction de l'inconnu, avec les filles de la mission, Gene, Sissy, David, et EPAP doivent rester ensemble et utiliser tout ce qu'ils ont pour se protéger mutuellement.
Leur seul espoir : le remède qui fera retourner les créatures assoiffées de sang autour de l'homme nouveau.
Maintenant qu'ils savent comment inverser le virus, Gene et Sissy ont une dernière chance de sauver ceux qu'ils aiment et de se créer une vie meilleure.
Comme ils ont du mal à y arriver, la mission de Gene le met sur une trajectoire de collision avec Ashley June, son premier amour... et son ennemie mortelle.
**Merci à Camille et aux Éditions Michel Lafon pour ce service-presse**
Pour resituer l'histoire de Traqué :Gène vit dans un monde où l'homme a quasiment disparu pour laisser place à une autre espèce : ils ressemblent aux humains, sont tout aussi intelligents, mais surtout sont insatiables de chairs fraîches (surtout celles des humains), incapables de se limiter, ils ont ravagé la population animale mais aussi humaine... Le peu d'Homiférés (nom qu'ils attribuent aux humains) qui restent sont, soit issus d'un "élevage" et parqués comme le "bétail" qu'ils sont, ou s'ils ont un peu plus de "chance", comme Gène, doivent se cacher dans la masse, se comporter comme eux en arborant un masque d'indifférence, en mettant de faux crocs, en bavant excessivement (erk erk erk ), en ne s'exposant pas à la lumière (ils fondent au soleil)...etc.. . Gène grandit donc parmi eux, la peur au ventre. Un tirage au sort dans son école pour un jeu télévisé (sorte de télé-réalité) le propulse en avant avec sa camarade de classe Ashley June... Les 2 sont les grands gagnants, et vont participer à la traque des derniers homiférés.
Gene est le narrateur de cette trilogie. (quelques passages occasionnels sont en narration externe quand nous suivons Sissi ou Ashley)
<< SPOILER T2 (Surlignez pour lire le résumé ):Au moment où Gene, Epap, Sissi, Ben, Jocob et David décident de fuir la Mission et ce fou de Krugman, des Crépusculaires (ainsi qu'Ashey Junedevenue une des leurs !!) attaquent la Mission ! Cette attaque, ne sera pas sans conséquences puisque Jocob et Ben ne s'en sortiront pas indemnes :(
Nos héros, Gene, Sissi, Epap et David se retrouvent dans une situation insoutenable !! À part la perte de Ben et Jacob, cet échange avec les crépusculaires aurait dû aussi être fatal à Gene et Sissi. Sauf que... ça n'a pas été le cas !! Pourquoi ? Sissi et Gene sont les Origines ! Ils sont, à eux deux, le vaccin contre ce fléau que sont les crépusculaires : leur sang lié ensemble permet de redevenir Homiféré !
Ça, c'est la bonne nouvelle (C'en est une, non ?...) la mauvaise par contre, la très mauvaise nouvelle c'est que le train dans lequel ils ont été obligés de se réfugier et où ils sont confinés sans possibilité de s'échapper, les amène directement dans la fosse aux lions, le palais du Patron...
Comment nos héros vont-ils se sortir de ce très mauvais pas ? Il y a-t-il vraiment une issue ?>>
Ce denier tome estépoustouflant !INCROYABLE ! Il nous entraîne encore plus loin dans l'horreur et le glauque. C'est terrifiant mais terriblementjouissif! J'ai stressé comme jamais pour nos héros... Nous sommes tendus, à bout de nerfs, jusqu'au dénouement final qui est tout simplement MAGNIFIQUE. Si bien pensé que je ne l'ai pas du tout vu venir !! Cette fin en surprendra plus d'un, je pense.
Je n'ai jamais lu un récit d'une telle intensité !
Nous n'avons pas une minute de répit. Nous sommes engloutis par une profusion de rebondissements tous plus hallucinants les uns que les autres et par des retournements de situations tout simplement incroyables,i-ni-ma-gi-na-bles!! Qui fontque nous finissons le récit, haletants, tremblants, l'adrénaline nous submergeant et créant une sensation d'ivresse et d'euphorie.
C'est un truc de DINGUE !!
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Ce livre est un service-presse des Editions Michel Lafon
éditions de Mortagne, disponible en version papier ici et en version numérique ici
Le rêve brisé que je traîne derrière moi : le ballet.
Je m’appelle Sarah et, autrefois, j’en faisais. Oh, je danse toujours… mais nue. Dans un bar. Ça reste de la danse.
Voilà ce que je me répète sans cesse pour ne pas m’écrouler, pour
tenter d’oublier à quel point ma vie est misérable… En plus, je dois de
l’argent à Carl, mon patron. Cinq mille dollars ! Où vais-je bien
pouvoir trouver une telle somme ?
Le fantôme qui me hante toutes les nuits : Charlie.
Moi, c’est Sid. J’aurais pu être un super programmeur si ma vie
n’avait pas dérapé. À la place, je suis devenu serveur dans un resto
branché. C’est là que j’ai rencontré Sarah… Cette fille, j’en suis
complètement fou. Même si elle a le don de se foutre dans la merde !
C’est en fouillant sur Internet que j’ai découvert qu’on peut faire
beaucoup d’argent comme cobayes. Des milliers de dollars en échange de
quelques injections… Le produit testé par Alphalab ? Peu importe, on a
besoin de cet argent. Et puis, qu’est-ce qui pourrait nous arriver de si
grave ?
Merci aux éditions de Mortagne pour ce second volume.
Je viens de refermer ce second tome et je dois bien avouer que nous sommes montés d'un cran dans l'horreur et la violence.
Nous faisons connaissance de Sarah et Sid, deux êtres meurtris par la vie. Leur fragilité et leur mal être vont les réunir.
Mais une dette contractée par Sarah va les obliger à trouver très rapidement de l'argent et quel meilleur moyen pour cela que de s'inscrire en tant que cobayes dans un test pharmaceutique pour un produit traitant justement les troubles de l'anxiété ?
Ils feront de la sorte d'une pierre deux coup: ils auront de l'argent et pourront peut-être oublier leur tourments.
Mais ici, comme dans le premier tome, le test dérape et nos deux amoureux vont se transformer en monstres sanguinaires et meurtriers, n'ayant plus aucune notion du bien et du mal.
A côté d'eux, Bonnie et Clyde sont de vrais enfants de choeur !!
Là où Anita plongeait dans l'horreur suite à son addiction à la nourriture, ici, les actes de Sarah et Sid sont vraiment gratuits. J'ai le sentiment que ce qui plait à Sarah est ce sentiment de pouvoir, de contrôle sur ses victimes quant à Sid, l'amour qu'il porte à Sarah lui fait occulter tout le reste.
Et la scène du ballet ( que vous pouvez découvrir dans la vidéo)....aïe, aïe, aïe...
L'humour (macabre) présent dans certaines scènes du T1 est, ici, totalement absent, ce qui rend ce roman plus glauque que le premier.
Mais, je dois bien le reconnaitre, j'ai énormément apprécié ma lecture.
Serait-ce un effet secondaire du produit d'Alphalab qui agirait sur moi par procuration ? ^^
En tout cas, j'ai hâte de découvrir le tome 3 pour voir à quelle sauce nous allons être mangés!!!!!!
Petit bonus
Chaque tome bénéficie d'une petite bande annonce. Voici le lien pour le second tome.
— Tu as décidé de me payer en nature ? dit-il en examinant mon postérieur avec insistance.
— Non. Aucune chance. J’ai juste appris de mes erreurs.
Je retire la liasse de coupures de cinquante dollars de ma culotte et la lui tends, tout en prenant soin de garder une distance respectueuse entre nous.
— Tu sais, tu pourras revenir danser ici, quand tu auras retrouvé une tête normale, Sarah… Tu étais bonne. La meilleure de la bande, même !
— Oublie ça, Carl. J’ai arrêté pour de bon.
— Comme tu voudras.
Il saisit les billets et se met à les compter en envoyant un coup de langue sur son pouce de temps à autre.
— Tout y est, déclare-t-il en les déposant sur son bureau à côté des autres.
— Alors, on est quittes ?
— Tu oublies les intérêts…
— QUOI ? Je ne crois pas qu’en moins de trois semaines cet argent t’aurait rapporté grand- chose de plus !
Des coups résonnent contre la porte.
...
Quelque chose se rompt dans mes entrailles.
La réalité bascule autour de moi, se teinte d’écarlate. Je vais le tuer, ce gros pervers ! Mes mâchoires trouvent son épaule et y mordent de toutes leurs forces. Le monstre hurle et recule sous l’effet de la surprise. À moitié libérée de son étreinte, je réussis à prendre assez d’élan pour lui envoyer un coup de genou dans les parties. Il gémit.
— Petite garce ! siffle-t-il entre ses dents. Tu vas voir ce qui t’att…
Il n’a pas terminé de proférer sa menace que j’ai déjà contourné son secrétaire, ouvert le dernier tiroir à gauche et empoigné l’un des deux semi-automatiques qu’il y cache. D’un geste maîtrisé – merci à Carl pour son cours rapide de l’autre jour –, j’arme le fusil et pointe le canon sur mon agresseur. Je ne tremble pas, contrai- rement à la dernière fois. Je n’hésite pas une seconde.
— Tu déconnes ou qu…
Son visage de sale porc explose d’un coup, éclaboussant mes bras et mon t-shirt. Son corps s’effondre lourdement, ce qui reste de sa tête allant s’appuyer sur l’un des deux fauteuils inconfortables réservés à ses invités...
Ce livre est un partenariat des Editions de Mortagne
éditions de Mortagne, papier, broché, 328 pages disponible ici et numérique disponible ici
Ils ne se connaissaient pas…
Ils ont tous répondu à la même annonce…
Une compagnie pharmaceutique.
Des cobayes.
Des effets secondaires insoupçonnés.
Poids à perdre : huit foutues livres.
Méthodes utilisées pour y parvenir : faire de l’exercice de façon saine ? Manger santé ? Non…
Suer à grosses gouttes avec un sac poubelle sur le dos, ne rien
avaler de la journée et, surtout, vomir. Ç’a toujours été la solution la
plus efficace. Mais mon chum Manu commençait à en avoir assez de mon
petit manège. Et moi aussi, d’ailleurs.
Il y a quelques semaines, j’ai trouvé un moyen de ne plus m’enfoncer
deux doigts dans la gorge dès que je bouffe la moindre calorie. Une
étude clinique qui annonçait plusieurs effets secondaires possibles.
Dont un, parfait pour moi : perte de poids. J’ai sauté sur le téléphone
et, depuis ce temps, je reçois des injections qui doivent soi-disant me
guérir de mon anxiété.
Je suis moins stressée, c’est vrai. Toutefois, mon esprit commence à
s’embrouiller. J’ai parfois des trous de mémoire. Faut que j’en parle au
doc. Et mon appétit change. Je mangerais bien un steak saignant, là,
maintenant!
Mais je me moque un peu de tout ça, au fond, puisque je maigris à vue d’œil…
COBAYES est un univers que vous pouvez découvrir à travers la plume
de sept auteurs différents. L’horreur et le suspense vous attendent
dans les sept romans de cette série, à lire dans l’ordre… ou dans le
désordre. Il s'agit d'une série canadienne et cerise sur le gâteau, le septième et dernier tome sera écrit par Yvan Godbout!!
Je viens donc de fermer le tome 1 de la série et j'en suis encore toute retournée. Cela a été une lecture déroutante, morbide, oppressante et tout à fait addictive.
Quand vous lisez la série Cobaye, oubliez la première image qui vous vient à l'esprit, à savoir une adorable boule de poil car, ici, Cobaye est tout sauf adorable!!
Anita, suite à une enfance perturbée, souffre d'anorexie. J'avoue que, jusqu'à présent, je ne m'étais jamais posée de questions sur cette maladie mais lorsqu'on découvre la vie d'Anita, les sévices qu'elle se fait subir pour perdre ces 8 maudites livres, j'en suis tombée sur le c...
Mais voilà...où tout s'emballe, c'est lorsque son chum, Manu (ai-je oublié de vous préciser que ce sont des auteurs canadiens et que j'ai beaucoup aimé la découverte de certaines expressions ^^ ) lui pose un ultimatum: ou elle file consulter un psy ou il la quitte.
Anita consulte donc le journal et tombe sur une petite annonce pour la firme Alphalab qui recherche des cobayes pour tester un tout nouveau produit sensé soigner les troubles de l'anxiété. Mais ce qui intéresse Anita, c'est la liste des effets secondaires et un en particulier: possible perte de poids.
Elle s'inscrit donc en cachette à cette étude mais sa vie déjà bien compliquée va devenir une vraie descente aux enfers qui ne fera qu'empirer au fur et à mesure des injections.
Ce récit est une vraie plongée dans l'horreur, le sang, les tests pharmaceutiques et l'humour, noir bien entendu, mais savoureux. C'est évidemment une lecture à prendre au second degré. Le changement d'attitude d'Anita est tellement énorme et inattendu que l'on ne peut qu'en sourire malgré l'horreur de la situation.
Ce roman est aussi savoureux qu'un steak bien saignant et j'ai adoré.
Il me tarde d'attaquer le tome 2.
Petit bonus
Chaque tome bénéficie d'une petite bande annonce. Voici le lien pour le premier tome.
À demi rassurée, je m’approche des arbustes et, lentement, je les écarte pour voir si quelque chose est encore là, caché dans l’ombre. Rien. Qu’une masse, grosse comme ma main, immobile sur le sol. J’enjambe le buisson et me penche vers le petit tas recroquevillé sur lui-même, constatant par le fait même qu’il s’agit d’un animal mort. Un chat. Pas un vieux matou miteux. Plutôt un bébé.
Durant un court moment, je songe qu’il devait être mignon, quand il était encore plein de vie. J’aurais presque le goût de le caresser pour l’apaiser, bien que je sache très bien qu’il ne ressentira pas mon empathie pour lui. J’ai déjà le bras dans les airs, la main prête à effleurer sa fourrure blanc et noir, quand je me ressaisis. J’incline la tête, abaisse mon bras et soupire,
avant de remarquer une tache rouge, là, juste sous le chaton. Une tache qui s’agrandit de plus en plus. Qui menace même de salir mes chaussures, déjà passablement crottées. En plissant les yeux, je détecte aussi que le pelage de l’animal a été endommagé, à la hauteur du cou, comme si un prédateur avait tenté de le mordre, après sa mort. Ouais, c’est sûrement la sale bête qui s’acharnait sur lui, avant que je ne lance ma roche… Elle tentait de le bouffer, comme un vulgaire morceau de viande. Rouge. Saignant…
Vas-y…
Je ferme les yeux pour tenter de calmer les électrochocs qui viennent me brûler le bout des doigts. Voyons, qu’est-ce qui me prend ?! Je me redresse brusquement, pour ne pas être tentée, et
tourne les talons.
Allez, qu’est-ce que tu attends ? Tu n’as qu’à tendre la main.
Ne pas y penser. Ne pas y penser. Ne pas… Cette chair si rose, ce sang si rouge, cette odeur…
NON ! Je suis en train de devenir complètement folle ou quoi ? Mes jambes se mettent à courir dans les rues menant jusqu’à chez moi.
Mais non, reviens ! Ne pars pas comme ça. Tu étais à deux doigts de…
Enfin, lorsque j’aperçois mon immeuble, j’y grimpe sans m’arrêter. Le souffle court, je bûche sur la porte, pour que Manu vienne m’ouvrir. Pas le temps de sortir mes clefs. Je ne sais d’ailleurs même pas où elles se trouvent.
Mais je m’en fiche ! Je bouscule mon chum, qui apparaît dans l’embrasure, la mine fripée, le regard furieux et anxieux. Je disparais dans la salle de bain, fais couler l’eau de la douche et m’y engouffre. Ce n’est qu’une fois sous l’eau que je me débarrasse enfin de mes vêtements souillés. Je les jette sur le carrelage et m’accroupis dans le fond de la baignoire, tremblante.
Tandis que je sanglote, Manu se décide à ouvrir la porte et à venir me rejoindre. Sans arrêter le jet, il s’assoit avec moi dans la baignoire et laisse l’eau couler sur nos corps.
— Chuuuuuut, chuuuuuut, murmure-t-il, sans rien me demander.
Et, de toute manière, comment pourrais-je lui avouer qu’il y a quelques instants seulement j’ai eu ce goût si fort et si soutenu pour de la chair? Que même ce chat mort me semblait un régal.
Tout simplement. Non, je ne peux pas le lui dire. Ni lui parler de la voix de mon père, qui me pourchasse, encore et toujours, de ses accents déments….
Ce livre est un service-presse des Editions de Mortagne