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lundi 18 mars 2019

La cité du ciel | Tome 1| d'Amy Ewing

Collection R,  14 février 2019 - Grand Format 450 pages


" Dans trois jours, Sera Lighthaven procédera au plus grand acte de foi qu'une Céruléenne puisse accomplir, annonça la grande prêtresse. Elle plongera du promontoire situé dans les jardins Nocturnes et répandra son sang pour rompre le cordon. Elle sera honorée et chérie par nous toutes tandis que nous voyagerons vers notre nouvelle destination. "
Sera se sentait comme engourdie. Son cerveau refusait de faire le lien avec ce qu'elle venait d'entendre, comme si la grande prêtresse parlait de quelqu'un d'autre.
Nous sommes les Céruléennes, notre sang est magique. 
Ces mots prirent un sens nouveau et absolument terrifiant à ses oreilles. Son sang allait causer sa mort...
Avec ce premier volet d'un diptyque, Amy Ewing nous offre un univers fabuleux peuplé de créatures enchanteresses.



 Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en commençant ce livre, et je pense sincèrement que l'univers en bluffera plus d'un ! Amy Ewing nous offre ici un monde surprenant, à la fois sombre et féerique.  Sombre, car il s'y passe des choses qui font froid dans le dos et donnent des envies de meurtre, et féerique, car le décor de la cité de Sera, reliée à une planète par la magie, est enchanteur et captivant. 

Dans cette histoire nous suivons trois personnages principaux : 
Sera, une jeune Céruléenne à la peau argentée et aux cheveux bleus, dont le sang (bleu aussi) est magique. Elle vit dans une communauté de femmes où il fait bon vivre, même si la cité est régie par des règles strictes. Les mariages et naissances dépendent de la Mère Soleil et de leur grande prêtresse. Les couples sont en réalité des unions de trois femmes et chacune aura un rôle au sein même de leur triade. Mais le plus atypique est que leur terre (plate) est reliée à une planète par un cordon qui lui permet de rester ancrée et de ne pas s'égarer dans l'espace, mais aussi de se nourrir. Bref, c'est très particulier (peut-être un peu trop pour moi). Sera a été désignée pour se sacrifier, afin de couper le cordon et que son peuple dérive en quête d'une nouvelle planète sur laquelle s'ancrer. 
Grace et Léo, quant à eux, habitent à Kaolin. Ils sont jumeaux et, en tant qu'humains, ils  ne possèdent donc aucun pouvoir. Leur père est un tyran qui fait la pluie et le beau temps sur la ville. Léo veut lui plaire coûte que coûte, quand Grace, elle, ne rêve que de liberté et d'émancipation, dans un monde où la femme n'a aucun droit. 

Au départ, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre la corrélation entre ces deux mondes qui se superposent. Toutefois, lorsque les deux univers se percutent, cela prend tout son sens et l'histoire n'en devient que plus addictive. Malgré tout, j'ai quelques réserves concernant ce premier volet. Ce récit est tellement particulier, avec un monde totalement inédit que, parfois, j'ai eu du mal à m'y faire et à rentrer pleinement dans l'intrigue. Même à décrire, à résumer ou expliquer, c'est compliqué. Il faut vraiment lire cette histoire pour comprendre. 

L'intrigue ne manque pas d'action, de révélations et de rebondissements, et j'avoue que ma curiosité est piquée. Alors même si je suis un peu dubitative, je lirai la suite avec un plaisir et je l'attends même avec une certaine impatience. 


lundi 25 février 2019

DRY de Neal & Jarrod Shusterman

Collection R, 22 novembre 2018 - Grand Format 450 pages
Ce titre n'est pour l'instant pas disponible en format eBook




La sécheresse s'éternise en Californie et le quotidien de chacun s'est transformé en une longue liste d'interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches...
Jusqu'à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.


 J'ai commencé cette lecture hier soir, et je me suis levée très tôt ce matin pour pouvoir la finir au plus vite. Même si ce n'est pas un coup de cœur, c'est ce qui s'en rapproche le plus. J'ai adoré ! Et ce dès la première page. Il ne m'a fallu que quelques lignes pour être conquise et savoir que cette lecture allait me transporter.
Neal Shusterman est un auteur que j'affectionne particulièrement. À chaque fois, je plonge avec délectation dans son univers. Ce livre ne déroge pas à la règle.

On nous serine depuis des années sur le réchauffement climatique et ses conséquences, à tel point qu'au lieu d'être sensibilisés, nous sommes devenus (pour la majorité d'entre nous) indifférents. Neal Shusterman remet les pendules à l'heure. 
Et si notre négligence et m'en foutisme causaient notre perte ? 
L'état de Californie va en subir les frais. Après diverses restrictions sanitaires dues à une sécheresse qui s'éternise, l'eau finit tout simplement par se tarir.

"Chacun se rappellera précisément où il se trouvait lorsque l'eau a cessé de couler des robinets, je songe. Comme pour l'assassinat d'un président. "

Au début, ce n'est qu'une simple coupure d'eau. Rien d'alarmant, si ? Sauf quand celle-ci se prolonge, que la chaleur écrasante se fait sentir, que les médias se désintéressent de l'événement et que le gouvernement tarde à réagir. C'est alors toute une population qui est laissée à l'abandon. 

Combien de temps faut-il avant que les premiers signes de déshydratations se fassent ressentir ? 
Combien de jours faut-il avant que l'homme ne se transforme en bête sauvage ? 

Par une intrigue rondement menée, l'auteur nous plonge au cœur d'un chaos criant de vérité. Nous suivons plusieurs adolescents qui, pour X ou Y  raisons, se retrouvent livrés à eux-mêmes, avec pour unique priorité : trouver de l'eau pour survivre. On découvre à travers leurs yeux l'horreur de la situation. Les amis, les voisins ou autres connaissances qui peuvent du jour au lendemain devenir des potentiels ennemis. La soif tiraille les corps et enflamme les cerveaux. Lorsque chacun passe en mode survie, l'homme montre alors son vrai visage. 
L'histoire est d'un réalisme si bluffant que c'est la gorge sèche que nous lisons ce récit. Et, je suis certaine que, tout comme moi, les lecteurs qui ont lu ce roman ont regardé différemment leur bouteille d'eau, après cela. Avec ce petit soupir de soulagement, mais aussi cette pointe de culpabilité. Car même si cela reste une fiction, il ne faut pas oublier que l'eau est luxe que beaucoup n'ont pas !

En bref ? En plus d'être un roman passionnant, c'est un roman intelligent.  À lire +++ !


mercredi 26 décembre 2018

Light years [Tome 1] de Kass Morgan

Collection R, 11 octobre 2018  - Grand Format 432 pages
Disponible en eBook


Vous rêvez de gloire, de batailles et d'honneurs militaires ? Commencez donc par connaître votre ennemi...
Bienvenue à l'Académie aérospatiale de Tétra, où viennent d'être admis pour la première fois des candidats issus des confins de la galaxie.
À des années-lumière de leurs planètes d'origine, Vesper, Arrann, Orèlia et Cormak portent chacun leur lot de terribles secrets, et s'engagent dans des amours interdites qui mettent en danger le fragile équilibre de l'Académie.
Et si la menace principale ne venait pas des redoutables Spectres, avec leur puissance de feu colossale, mais plutôt des cadets eux-mêmes ?
La nouvelle série événement de Kass Morgan, auteure de la saga best-seller Les 100.



Dans cette nouvelle série de Kass Morgan, nou  ne quittons pas l'espace. Par une narration multiples (mais à la troisième personne), nous découvrons quatre jeunes héros, originaires de planète différente.
Pour la première fois, l'Académie, qui forment la flotte de Tétra, a ouvert ses portes aux recrues issues de Looss, Chetire et Déva, des planètes pauvres et colonisées depuis siècles par Tétra. Autant que l'animosité est loin d'être chimérique. Les Tri sont nés dans l'opulence et la plupart pense que les autres ne sont que des déchets, illettrés et indignes de faire partis de l'Académie.
C'est donc dans ce climat de tension extrême et de méfiance réciproque que Vesper, Arran, Orèlia et Cormak font leurs premiers pas, dans ce lieu situé au milieu de la galaxie et tenu secret pour des raisons de sécurité. Avec pour certains de lourds bagages, ils vont devoir s'allier pour réussir leur année. Seulement, leurs objectifs diffèrent, et c'est l'avenir de la galaxie qui est compromis...

Ce premier tome place le décor et présente les personnages. De ce fait, il peut sembler un peu long, néanmoins, cela n'a pas été mon cas. L'auteure prend le temps de nous faire découvrir chacun de ses personnages, elle ne néglige aucun d'eux. Leurs plans nous sont dévoilés rapidement également, le suspense réside dans la façon dont cela va se produire et surtout les conséquences qui en découleront. 
J'ai beaucoup aimé ce premier volet. Je me suis attachée à chacun d'eux. Avec, peut-être une légère préférence pour Cormak, qui ne manque pas de réparties. 
Le côté romance est également très présent. Des couples se forment et, de là, tout se complique pour nos héros, car le climat ne s'y prête pas. Les intrigues se dévoilent doucement, le doute s'installe, la suspicion plane. J'ai aimé cette ambiance perpétuellement tendu. Malgré tout, j'ai trouvé aussi certaines choses, les sentiments notamment, un peu trop faciles. J'attends de voir par la suite ce que cela va donner. 
En tout cas, je suis très curieuse ! 

Globalement, j'ai passé un agréable moment. J'ai eu du mal à lâcher le livre ce qui est un exploit pour moi en ce moment ! 



jeudi 20 septembre 2018

La tête sous l'eau d'Olivier Adam

Collection R, 23 août 2018 - Grand Format 217 pages
Disponible en eBook

Par l'auteur de Je vais bien, ne t'en fais pas.
Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l'air perdu. Il m'a pris dans ses bras et s'est mis à pleurer. Un court instant j'ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s'est écarté et j'ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : " On l'a retrouvée. Merde alors. On l'a retrouvée. C'en est fini de ce cauchemar. "
Il se trompait. Ma soeur serait bientôt de retour mais nous n'en avions pas terminé.


Ne connaissant pas l'auteur, je n'avais pas d'attente particulière concernant ce roman. Je ne peux donc pas dire que c'est une déception, mais cette lecture ne m'a pas spécialement emballée. 

Par une plume aiguisée et sans fioritures, Adam Oliver nous livre le récit d'une famille parisienne au destin brisé. Leur déménagement en Bretagne devait être placé sous le signe du renouveau, or c'est une tragédie qui les attend. 
Léa, la fille, disparaît lors d'un concert. 
Où est-elle ? Que lui est-il arrivé ? Est-elle en vie ? Séquestrée quelque part par un psychopathe ? 
Tant de questions et aucune réponse. Ainsi affaiblie, la famille se brise. Le père se réfugie dans l'alcool, la mère préfère quitter le lit conjugal pour un autre, et le frère, Antoine, (le narrateur du récit) se retrouve seul au milieu de ce marasme. 
Puis, la nouvelle tombe : Léa a été retrouvée. 
Seulement la joie des retrouvailles est bien vite entachée par les révélations de ce qu'il lui est  arrivé... 


Ce roman est très court, à peine plus de 200 pages, néanmoins il m'a fallu 3 jours pour le lire, car je ne suis jamais réellement rentrée dedans. L'histoire n'a pas su piquer mon intérêt. Pourtant c'est un récit ancré dans la réalité, on ne peut plus vrai. Un fait divers comme il y en a malheureusement beaucoup. 
Peut-être est-ce parce qu'habituellement, je ne lis pas ce genre, mais cela ne m'a fait ni chaud ni froid. 
La seule chose qui m'a vraiment plu, c'est le cadre où se situe l'action : la Bretagne. En chauvine que je suis, je ne peux qu'apprécier les descriptions de l'auteur qui nous projette parfaitement dans le décor. 

En bref ? Ce n'est pas un roman que j'aurais lu par moi-même, donc je suis assez mal placée pour le juger objectivement.




lundi 16 juillet 2018

Big bones de Laura Dockrill

Collection R, 12 avril 2018 - Grand Format 496 pages
Disponible en eBook

Je ne suis pas grosse, j'ai juste de gros os !
Salut, moi, c'est Bluebelle, alias BB, alias Big Bones, rapport à mes " gros os ". J'ai seize ans, je suis une gourmande, et je ne m'en cache pas. En même temps, ce serait un peu difficile à dissimuler, vu mes rondeurs...
Seul souci, après une crise d'asthme, maman m'a emmenée chez un médecin qui m'a OBLIGÉE à tenir un journal de ce que je mange.
Sauf que moi, je m'aime comme je suis, et je n'ai aucune envie de guérir puisque je ne suis pas malade !
Bourré d'humour et d'amour, Big Bones est un délicieux pied-de-nez à la grossophobie.
À consommer sans modération !

 Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman. À vrai dire, je suis partagée. D'un côté, j'ai adoré et de l'autre pas du tout. 

Par une narration à la première personne, nous suivons les pérégrinations de Bluebelle Green (dit BB), une ado de 16 ans. Suite à une énième crise d'asthme, l'infirmière en charge de son dossier l'oblige à tenir un journal de ce qu'elle mange. Le but ultime étant qu'elle se reprenne en main, réagisse et fasse un régime. Même sa mère s'y met en la forçant à s'inscrire à la gym. Bref, ils veulent tous qu'elle perde du poids. Sauf que pour BB, son surpoids n'est pas un souci. Elle est grosse, oui. Et elle l'assume. Elle s'aime comme ça. Et par-dessus tout : elle aime la nourriture. 

Ce que j'ai adoré : Bluebelle. C'est un personnage lumineux, solaire. BB est pétillante, elle possède un sarcasme savoureux et être dans sa tête est vraiment agréable. Pas d'auto-apitoiement, elle croque la vie à pleines dents. Et tant pis si ça déplaît aux autres. J'aime aussi le fait que pour une fois, l'héroïne n'aie pas de complexe et s'accepte telle qu'elle est. Avec ses bourrelets et ses vergetures. Car oui, on peut être gros ET heureux. 
De plus, c'est un roman optimiste qui fait du bien au moral. 

Ce que j'ai beaucoup moins aimé : Cela parle en long, en large et en travers de la bouffe. J'étais à la limite de la nausée, tant j'ai "mangé" avec l'héroïne. En dehors du fait que c'est rébarbatif, ennuyeux et vraiment soûlant, c'est aussi réducteur. Gros ne veut pas forcément dire gros mangeur. On peut être obèse sans s'empiffrer du matin au soir. Ici BB a un amour inconditionnel pour la nourriture, du coup, elle en parle SANS ARRÊT. Et c'est trop. Dommage de limiter l'obésité à un abus de malbouffe. 

En bref ? Une lecture mitigée. L'héroïne vaut le détour, pour le reste, je suis plus sur la réserve. 


vendredi 13 juillet 2018

Follow me back - Livre 2 de A.V Geiger

Collection R, 7 juin 2018 - Grand Format 334 pages
Disponible en eBook

Amour. Obsession. Jalousie. Meurtre.
Personne ne sait ce qui est arrivé au prodige pop-rock Eric Thorn. Son compte Twitter ? Bloqué. Son portable ? Enterré dans la neige, l'écran brisé et maculé de sang.
Tessa Hart, fangirl agoraphobe, connaît la vérité, mais elle a définitivement tourné la page #Tessa♥Eric. Plus question de toucher à son compte Twitter. En revanche, Snapchat... c'est beaucoup plus sûr, non ?
Après avoir fait profil bas pendant des mois, Tessa sort de sa cachette, forcée d'affronter les fantômes de son passé...

 Je vais être beaucoup plus concise dans cet avis que pour le précédent opus, car je ne sais pas trop comment aborder ce roman sans le spoiler. Or, laisser ne serait-ce que des brides d'indices reviendrait à vous gâcher le plaisir de la découverte. 

La fin du tome 1 m'avait mise sur des charbons ardents. Puisqu'elle se terminait sur un énorme cliffhanger et beaucoup de questionnements. J'étais donc vraiment curieuse et impatiente de connaître enfin le dénouement de cette histoire. 
Et pour le coup, l'auteure m'a complètement baladée. Je ne m'attendais pas du tout à ça ! Surprise, déroutée, bluffée sont des émotions qui correspondent bien à mon état d'esprit lors de cette lecture. 

Après, je n'ai pas adhéré à tout pour autant. C'est super bien ficelé et on ne se doute de rien jusqu'à ce que l'auteure dévoile son jeu, cependant, même si cela se tient, un truc m'a chiffonnée. Peut-être est-ce simplement le fait de m'être fait berner en beauté ? Mais je dirai plutôt qu'il manque de mobile  concret pour tenir toute l'intrigue. Je n'ai pas compris les agissements de certains protagonistes. Qu'est-ce que cela leur rapportait au juste ? (Je reste volontairement floue pour ne pas spoiler - mais je pense à un personnage en particulier.)
Néanmoins, même si je "critique" ce petit manque, cela n'enlève pas la qualité de ce récit. L'intrigue est si finement menée qu'on se prend, tout comme nos héros, un uppercut en pleine face lors des révélations. 

La fin, quant à elle, est suffisamment ouverte pour un troisième volet, même si je ne crois pas que ce soit au programme. En tout cas, pour ma part, je reste un peu sur ma faim. 

En bref ? Un thriller psychologique intense qui nous plonge dans le monde du cyber-piratage via les réseaux sociaux. Le partage de données, de photos ou autres n'est pas sans risque et cela fait froid dans le dos quand on y pense. 


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mercredi 27 juin 2018

Charisma de Jeanne Ryan

Collection R, 7 juin 2018 - Grand Format 396 pages
Disponible en eBook


Prêt(e) à tout pour devenir populaire ?
Aislyn est d'une timidité maladive : impossible pour elle de prendre la parole en public, et c'est encore pire quand il s'agit de discuter avec un garçon...
Alors quand on lui propose du Charisma, drogue de thérapie génique supposée la guérir, elle n'hésite pas bien longtemps. Du jour au lendemain, la voilà devenue charmante et populaire.
Mais Aislyn n'est pas la seule à avoir subi l'injection, et il s'avère que ce traitement miracle a de terribles effets secondaires...
Par l'auteure d'Addict, le roman à l'origine du film Nerve.

 Je connaissais déjà la plume de Jeanne Ryan grâce à son roman Addict, paru il y a quelques années maintenant chez la Collection R, et j'étais donc ravie de la retrouver avec ce nouveau récit. C'est une auteure qui ne manque pas d'imagination et ses écrits nous plongent à chaque fois dans un univers aussi angoissant que palpitant. 

Dans cette nouvelle histoire, nous découvrons une jeune adolescente de seize ans : Aislynn. Elle a tout pour plaire et pourtant, sa timidité maladive l'handicape au plus haut point. Passionnée par les sciences et le progrès génétique, elle passe beaucoup de son temps libre à Nova Génétics, une entreprise controversée et spécialisée dans la thérapie génétique. C'est ainsi que l'on va lui proposer un nouveau produit qui est en phase d'essai. Cela est encore au stade expérimental, mais Aislynn est conquise par les perspectives que lui promet la scientifique. Destiné à désinhiber et donner une aura charismatique, le Charisma semble être la réponse à tous ses problèmes. Alors le choix est vite fait. 
Très vite, les changements s'opèrent chez Aislynn. C'est incroyable. Époustouflant même. Jamais elle n'aurait rêvé mieux. Elle peut enfin parler en public, flirter avec le garçon qui lui plaît, aller à des fêtes... et partout où elle va, elle attire le regard. Pour cette jeune fille qui a toujours été que l'ombre d'elle-même cette expérience est grisante. Cependant, elle va découvrir rapidement que le prix à payer est bien plus élevé qu'elle ne l'imaginait. D'autres adolescents, comme elle, ont accepté en toute discrétion cette injection. Malheureusement, sans vrais tests au préalable, des effets secondaires apparaissent... et le bonheur d'Aislynn vire immédiatement au cauchemar...

Cette histoire est passionnante. Une fois plongée dans ma lecture, je n'en suis ressortie qu'une fois la dernière ligne de lue. Je me suis retrouvée dans l'incapacité de reposer le roman. Il a un côté très addictif avec cette intrigue qui se met en place très vite et qui nous agrippe dès les premières pages du récit. Je n'ai pas forcément adhéré à tout, néanmoins cette histoire est tellement plausible qu'on se laisse facilement happer. L'auteure nous embarque dans son univers, nous montrant les possibilités infinies de la science, mais aussi ses limites respectables. 

En bref ? Un roman immersif aussi divertissant qu'intelligent. 



vendredi 11 mai 2018

Et ils meurent tous les deux à la fin d'Adam Silvera

Collection R, 24 mai 2018 - Grand Format 414 pages
Disponible en eBook


" Nous sommes au regret de vous informer que vous allez être frappé par une mort prématurée dans les prochaines vingt-quatre heures. Toute l'équipe de Death-Cast est sincèrement désolée de vous perdre. Vivez pleinement cette journée, ok ? "
Le 5 septembre, un peu après minuit, Mateo et Rufus reçoivent chacun le funeste appel. Ils ne se connaissent pas, mais cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour fi nal. Heureusement, il existe aussi une appli pour ça, Le Dernier Ami. Grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.

 Et ils meurent tous les deux à la fin est un roman qu'il m'est difficile de chroniquer. Cette lecture est émotionnellement éprouvante. À la fois belle et douloureuse. 

Que feriez-vous s'il  ne vous restait qu'un jour à vivre ? 

Dans cet univers inventé par Adam Silvera, la mort ne nous fauche plus par surprise. Enfin, plus vraiment. Death-Cast, une invention sortie d'on ne sait où, permet de nous informer de notre mort prochaine. Elle ne précise ni où ni comment, juste le délai : dans les prochaines vingt-quatre heures. 

C'est ainsi que Mateo Torrez, jeune adolescent introverti, reçoit cet appel tandis qu'il est seul chez lui. Sa plus grande peur est sur le point de se réaliser : il va mourir. Peu importe ce qu'il fera, il n'y échappera pas, et il se sait. Son plus grand regret ? Ne pas avoir vécu. Il ne lui reste que quelques heures, mais il est bien décidé à changer et à en profiter. Pour cela il s'inscrit sur un site fait pour les Deckers (ceux qui ont reçu l'appel de Death-Cast) afin de se trouver un Dernier Ami, un compagnon de route qui l'accompagnera jusqu'à sa fin. 
Rufus Esmeterio vient également de recevoir ce funeste appel, mettant court à la dérouillée qu'il donnait au copain de son ex petite amie. Nouvellement orphelin, Rufus est complètement paumé, plein de rage. Bien qu'il se soit créé une famille de cœur avec ses amis de galère, il a du mal à faire face à toutes ses émotions qui le submergent. Jusqu'à ce que son téléphone sonne lui annonçant sa mort prématurée. Un nouveau coup dur qu'il tente d'accepter la tête haute.

Deux destins que tout oppose, réunis dans la mort. Ces jeunes garçons vont se rencontrer via l'application "Dernier Ami". Ensemble, ils décident d'affronter la vie et de vivre pleinement leurs dernières heures. 

Evidemment, avec une trame comme celle-là, nous savons que nous ne ressortirons pas indemnes. Le titre annonce déjà la couleur "Et ils meurent tous les deux à la fin". Le dénouement est on ne peut plus clair ! Suivre ses gamins (d'à peine dix-huit ans) tout en sachant que quoiqu'il advienne ils vivent leurs derniers instants, c'est inexplicable tant c'est fort, troublant, percutant. J'ai lutté pour ne pas m'attacher à eux, parce que "à quoi bon ?", mais c'est impossible. 

D'un côté, il se dégage de ce récit un sentiment désagréable. On se dit que c'est malsain, glauque. Qui veut savoir quand il va mourir ? Est-ce sain et bénéfique de le savoir ? Est-ce plus facile quand on le "temps" de faire ses adieux à ses proches ? Je me suis posée toutes ses questions. Et ma réponse est non pour chacune d'elles. Heureusement que ce n'est qu'une fiction ! 
Toutefois, le but est surtout de nous interpeller sur le sens de la vie. A-t-on vécu pleinement ? Savoir profiter de chaque moment que la vie nous offre, ne pas remettre à demain ce qu'on peut faire le jour même. 
Avancer. Bouger. Oser. 
Et c'est cette autre facette du roman qui m'a le plus bouleversée. À travers nos héros, l'auteur nous fait passer un message fort. Pour cela, il n'hésite pas à nous secouer. Ça fait mal, parfois. C'est touchant, souvent. Ça nous remue, nous prend aux tripes. 

Ce roman n'est vraiment pas le genre de livre que l'on oublie facilement. Tout est fait pour marquer les esprits ! Que ce par l'intrigue (qui est loin d'être cousue de fil blanc, soit dit en passant) ou par ses  personnages : terriblement touchants. Adorables. Attachants. 

En bref ? Un véritable ascenseur émotionnel que ce roman. Il va me falloir un peu de temps pour m'en remettre. 



jeudi 10 mai 2018

La conspiration T3, Les confins du monde de Maggie Hall

Collection R, 18 janvier 2018 - Grand Format 396 pages
Disponible en eBook



Sous les paillettes, le jeu de l'amour et du pouvoir atteint des sommets. 
Le Cercle des Douze n'est finalement pas ce à quoi s'attendait Avery... Mais elle aussi a de quoi les surprendre. Depuis la mort de sa mère, Avery se retrouve encore plus dépendante de Stellan et de Jack. Pris dans une toile de trahisons et d'attirance fatale, tous trois doivent désormais unir leurs efforts pour enrayer la plus dangereuse conspiration que le monde ait jamais connue.
De Jérusalem à Rome en passant par la Russie, du froid glacé des catacombes à la chaleur des flashs des paparazzis, Avery West va devoir affronter son destin, qu'il soit placé sous le signe du salut... ou sous celui de la destruction.
Le dernier tome de la trilogie best-seller aux États-Unis, à la croisée de La Sélection et du Da Vinci code.

Si je trouve cette série franchement sympa, je dois toutefois admettre qu'elle ne marque pas les l'esprits. Du moins, pas le mien. Et ça, ça m'agace ! Ce qui fait que, comme pour les précédents opus, ma mémoire m'a fait défaut. J'ai navigué en eaux troubles quasiment tout le roman. Je me souvenais bien de quelques brides, mais insuffisantes pour une intrigue de cette ampleur. 

L'intrigue, justement, est parfois  tiré par les cheveux. J'ai tiqué plusieurs fois, je dois dire. Elle est néanmoins cohérente. L'auteure a tissé une toile complexe mêlant course contre la montre, complots, trahisons... le tout à un rythme soutenu, ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas. 

Concernant les personnages, notre héroïne, entre le premier tome et celui-ci, a grandement évolué. Peut-être trop. De la fille écervelée qui se frotte les mains à l'idée d'aller faire du shopping alors qu'elle vient de se faire kidnapper, nous passons à la fille badass, qui se taillade le bras au couteau comme si elle se curait les ongles. C'est un peu étrange et bien trop radical pour être crédible. Malgré tout, je l'aime bien. Elle est attachante. 
Et puis, il y a Stellan. J'avoue sans honte, que j'ai surtout lu ce troisième volet pour le retrouver. Égal à lui même : il est top ! Les seules palpitations que j'ai eues en lisant le roman viennent de lui. 

Côté romance, je suis amplement satisfaite. Non seulement, elle est bien présente, mais en plus, elle évolue comme je le désirais. 

Quant au dénouement final, il est parfaitement réussi. Intense, avec de surcroît un rebondissement que je n'avais pas du tout venir. (Même si après coup, je me suis dit : "mais oui ! C'était évident !")

En bref  ? Une trilogie bien sympa qui mêle énigmes, action et romance. 


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mercredi 9 mai 2018

À la place du cœur - saison 1 d'Arnaud Cathrine

Collection R, 01 septembre 2016 - Grand Format 252 pages
Disponible en eBook

Six jours dans la vie de Caumes qui vit son premier amour.
Six jours de janvier 2015 où la France bascule dans l'effroi. 
Ce soir, Caumes a 17 ans et attend le déluge. Il ne sait qu'une chose : à la fin de l'année, il quittera sa ville natale pour rejoindre son frère aîné à Paris. Paris, la ville rêvée. Ce soir, Caumes a 17 ans et attend aussi le miracle qui, à son grand étonnement, survient : Esther – sujet de tous ses fantasmes – se décide enfin à lui adresser plus de trois mots, à le regarder droit dans les yeux et à laisser deviner un " plus si affinités "...
Nous sommes le mardi 6 janvier 2015 et le monde de Caumes bascule : le premier amour s'annonce et la perspective obsédante de la " première fois ". Sauf que le lendemain, c'est la France qui bascule à son tour : deux terroristes forcent l'entrée du journal Charlie Hebdo et font onze victimes...
À la place du coeur, c'est ça : une semaine, jour après jour, et quasiment heure par heure, à vivre une passion sauvageonne et exaltante ; mais une semaine également rivée sur les écrans à tenter de mesurer l'horreur à l'œuvre, à tenter de ne pas confondre l'information en flux continu avec un thriller télé de plus. Comment l'amour (qui, par définition, postule que " le monde peut bien s'écrouler ") cohabite-t-il avec la mort en marche ? Comment faire tenir ça dans un seul corps, dans une seule conscience ? Comment respirer à fond le parfum de la fille qu'on aime et comprendre, dans le même temps, que le monde qui nous attend est à terre ?


Bon. Je ne sais pas du tout comment aborder ce livre et par quel bout démarrer ma chronique. Ni même quoi dire. Il y a beaucoup de choses à dire pourtant, mais tout est assez confus dans ma tête.
Ai-je aimé cette lecture ? Pas particulièrement, pour être honnête. 

Avant même de le débuter, ce livre me faisait peur. Le sujet traité en toile de fond est très délicat. L'auteur pouvait facilement tomber dans l'amalgame, faire l'apologie de telle ou telle idéologie ou encore imposer aux lecteurs son point de vue. Cependant, j'ai très vite été rassurée : c'est un récit narré avec beaucoup d'intelligence ! Fait pour réfléchir et sensibiliser et non incriminer ou lancer la polémique. 

Ce premier tome se déroule sur six jours, durant la période des attentats de Charlie Hebdo, la prise d'otages de l'épicerie Casher et se referme sur la marche Républicaine du 11 janvier 2015. 

Nous suivons Caumes, un jeune lycéen de dix-sept ans qui vit en province. En compagnie de ses amis (Kevin, Hakim, Théo et celle qu'il l'aime en secret : Esther),  il fête son anniversaire. Ensemble, ils boivent, rient, et Caumes embrasse Esther. Le bonheur. 
Le lendemain, tout bascule. La France est au cent coups : Le Charlie Hebdo est la cible d'une attaque terroriste. 
Alors que le cœur de Caumes explose d'amour pour Esther, les attentats viennent entacher ce bonheur. A-t-on le droit d'être heureux lorsqu'un drame d'une telle ampleur touche son pays ? 
Même loin de Paris et de l'épicentre de la tragédie, Caumes est touché. Ses camarades sont touchés. Les langues se délient, les vrais visages se dévoilent. 

Par ses personnages, l'auteur nous montre la France d'aujourd'hui. Ses bons et mauvais côtés, sa diversité. Les questionnements que se pose cette nouvelle génération. Ses peurs, ses doutes, quant à leur avenir et leur devenir. C'est une bonne initiative, seulement, je regrette un peu que les personnages créés soient si caricaturés. Cela décrédibilise un peu le récit. 

Le choix de narration, à la première personne et au présent, nous plonge véritablement dans la tête de Caumes. Le langage de ce dernier peut paraître surprenant au premier abord, car c'est bien plus "mature" que ce que publie habituellement la Collection R. Toutefois, bien que cru, sans fioritures (voire parfois vulgaires), cela correspond bien à l'adolescent qu'est Caumes. Rien n'est censuré. C'est brut, cash et cela s'accorde parfaitement avec le récit. 

C'est un roman qui se devait d'être écrit et publié. Il a toute sa légitimité. Néanmoins, malgré ses innombrables qualités, il ne m'a pas conquise. C'est trop ancré dans la réalité pour moi. La romance Caumes/Esther ne m'a pas du tout transcendée. Et si Caumes est un personnage sympathique, tous les autres personnages m'ont semblé peu travaillés. Ils ne dégagent aucune empathie et m'ont laissée de marbre. Niveau émotion, je n'ai rien ressenti. Navrée. 
Ma lecture s'arrêtera avec la saison 1, je ne lirai pas la suite. 

En bref ? Un roman coup de poing qui malheureusement ne m'a pas percutée. Le coup est passé à côté...