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samedi 14 mai 2022

Interview de Shana Keers pendant le Salon du Livre Romance & Co à Guilers par Cyndie

 8 mai 2022

Ce qu’il y a de bien quand un salon littéraire se déroule prés de chez vous, c’est que l’on peut rencontrer et échanger avec les auteur(e)s présent(e)s… Encore mieux, on peut leur poser des questions directement en prenant l’apéro 😉

Alors autant en profiter, j’avais Shana Keers sous la main… Un verre de jus de pomme (sec et sans glaçons) pour l’une, un diabolo grenadine pour l’autre (quoi ? comment ça on n’est pas crédibles ? ^^ ) et c’est parti ! Merci à elle d’avoir bien voulu répondre à ces quelques questions 😊


- Alors Shana… après ce week-end sous un beau soleil breton pour la première édition du salon « Romance & Co », est ce que tu peux dire « La Bretagne, ça vous gagne ? »

- Hmmmm (réflexion profonde… faut dire que le salon n’a pas été submergé par les visites ce week-end :-/ )… Le beau temps était là, les organisatrices du salon, lecteurs et lectrices présentes étaient sympas ! On revient sur cette question après ?

- Ton dernier roman « Mon ADN » est sorti en février dernier… Auquel des 7 péchés capitaux le rattacherais-tu ? ( La luxure ? hein dis… la luxure ? Vas-y, réponds la luxure !!!!)

- Non pas la luxure (rires)… Je dirai la colère en ce qui concerne Alric Gomez. Après, l’histoire va bien au-delà des 7 péchés capitaux en fait. Il s’agit plutôt d’une réflexion sur ce qu’on est quand on naît. (ça peut paraître philosophique mais commençant à connaître Shana et ses romans, je suis sûre qu’il y aura un peu de luxure 😉 )


- Si tu étais un animal, tu serais lequel et pourquoi ?


- Un chat… Un chat c’est indépendant, il fait ce qu’il veut. Je n’aime pas les cases et les contraintes… Sauf que je ne dors pas autant qu’un chat finalement ^^

(Son mari, à ses côtés, a réagi en répondant direct « Un Gris du Gabon !!! c’est aussi indépendant, affectueux, exclusif avec la personne qu’il choisit comme « maître ou maîtresse »… et c’est caractériel 😉 »)

- De quel personnage de tes romans tu te rapprocherais le plus et pourquoi ?


- Aucun !!! En fait, j’aime imaginer mes personnages tout à fait à l’opposé de moi concernant leur caractère.

- Comment te vois-tu dans 10 ans au niveau carrière ? Toujours romancière ?

- Je me vois toujours à écrire… Peut-être plus dans un style de romance à tendance suspense, voir thriller… Mais toujours avec un fond de romance !

- Sinon… à part ton addiction au café, une autre à signaler ?

- Non non, je ne suis même pas vraiment addict au café (dit la dame qui en boit une vingtaine par jour 😉), des fois je bois de la tisane… Mais sinon, je n’ai pas vraiment d’addiction à part le fait que j’apprécie beaucoup le silence… Pas de télé allumée, pas de musique en fond sonore, juste du silence… (ma pauvre Shana, tu as dû être servie à la maison, le silence, ce n’est pas le truc premier que l’on remarque :-D )

(Intervention de son mari qui a spontanément répondu « à la connerie ! » à ma question ^^ )


- Quel est le pire cliché dans une romance selon toi ?

- Les « je t’aime, moi non plus » ! je ne supporte pas ça ! C’est rédhibitoire pour moi !

- Sucré, salé… Ou les 2 ensemble ?

- En règle générale, sucré… Mais j’aime bien aussi le sucré/salé 😊

- Dans l’écriture de tes romans, quel est ton pire défaut ?

- Le syndrome du « Ecrire, relire, effacer, réécrire », je suis perfectionniste envers moi-même donc je n’arrête pas !

- A l’apéro tu es plutôt … ?

- Bourbon, sec, sans glace, et tout ce qu’il y a à manger 😉

(Mais alors pourquoi ce jus de pomme dans ton verre ce soir ? ^^ Tu casses la couverture de Saintes que j’essayais de nous construire là !!!)

- Combien de temps par jour, sur une moyenne d’une semaine on va dire, passes-tu à écrire ?

- A écrire ? hmmmm je dirai… 6h par jour. Par contre, à trainer sur l’ordi, ça c’est autre chose… ça peut aller jusque 15h par jour ^^

(Propos confirmés par son mari 😉 )

- Quelle est la dernière chose que tu as lu (toutes choses confondues, pas nécessairement roman) ?

- Les commentaires sur ma page Facebook (menteuse !!!!! c’était mes questions par-dessus mon épaule 😉 )

- Une phobie ?

- Les araignées… petites ou grosses, les araignées ! Et puis aussi l’eau… enfin pas à boire… quoique…

- Lequel de tes romans conseillerais-tu en première lecture pour quelqu’un qui ne connait pas ta plume ?

- « Immoralité » si le lecteur/la lectrice n’a pas de préjugés (attention, il ne s’agit pas d’une Dark pour autant !), car l’histoire est rythmée et c’est un peu mon roman chouchou. Sinon « Live to Love », mais attention, il est en 4 tomes…


- Tu es en Bretagne là… Alors, beurre demi-sel ou beurre doux ?

- Doux !!! (AAAAARRRRRRGGGGGG !!!!! elle a osé me dire ça à moi, bretonne !!!!! ) et en prime, je ne sale jamais mes plats, même mes frites ! (re-AAAAAARRRRRGGGGGG !!!)

- J’oublie ta réponse à la question précédente… parlons peu mais parlons bien : à quand le tome 2 tant attendu de « Mon ADN » ?

- Le plus vite possible ! Mais normalement, si tout va bien, avant l’été 😉

- Et enfin, pour terminer… Un message pour les lectrices/lecteurs ?

Je cite toujours Saint Augustin D’Hippone « La mesure de l’amour c’est d’aimer sans mesure », mais je le transforme pour ma part en « La mesure d’écriture, c’est d’écrire sans mesure » …On peut l’adapter au lectorat avec « La mesure de la lecture, c’est de lire sans mesure » ?

Et là, c’est parti en cacahuète… Il était presque 2h du matin, après un week-end plutôt fatigant, la pression qui retombait, le jus de pomme et les diabolos grenadine qui pesaient… bref, il y a eu un fou-rire général sur ces réflexions philosophiques, mêlés aux commentaires de nos maris respectifs qui rigolaient bien derrière… bref, je ne saurais jamais si « la Bretagne, ça vous gagne » 😉

mercredi 20 mai 2020

Fucking Paradise Island : l'interview d'Anton



Bonjour Anton,

Merci de m'avoir invitée à Paradise Island pour cette interview.
Anton : Bonjour Fatima, ravi de t’accueillir parmi nous.
Kate : Parle pour toi ! On est entouré d’assez d’abrutis…
Anton : Kate ? Chut. C’est mon interview.

(Toussote.) Le monde entier s'apprête à découvrir ton histoire, le 20 mai exactement, comment tu te sens ?
Le monde entier, peut-être pas ! (Sourire.) Les pays francophones, c’est déjà bien. Comment je me sens ? Serein. Je serai sur mon île, probablement débordé de boulot, mais heureux de pouvoir faire ce que j’aime, avec ceux que j’aime, et dans un lieu paradisiaque.

En parlant de « lieu paradisiaque », tu es originaire de Polynésie ? Si non, qu’est-ce qui t’a poussé à poser tes bagages ici ?
Anton (s’adressant à Kate) : Tu vois, il y en a que ma vie intéresse ! Prends-en de la graine.
Kate : Super… Dans deux secondes, tous les lecteurs seront en train de roupiller. Réveille-moi quand tu auras fini.
Anton : (Lève les yeux au ciel.) Désolé. Pour répondre à ta question, j’ai des origines corses, mais je suis né sous la grisaille de Paris. En grandissant, j’avais l’impression d’être enfermé dans une cage. La ville, ce n’est pas fait pour moi, j’ai toujours eu l’âme d’un globe-trotteur. Alors, dès que j’ai pu, j’ai quitté le nid familial pour découvrir d’autres horizons. Puis un jour, j’ai atterri en Polynésie française et… j’ai su que j’étais arrivé chez moi.

Profitons de la sieste de Kate, pour parler un peu d’elle, si tu veux bien. (Chuchote.) Qu’as-tu pensé d’elle la première fois que tu l’as vu ?
 (Rire.) Tout un tas de choses. Tu as combien de temps devant toi ? Il me faudrait des heures pour décrire tout le panel d’émotions que j’ai ressenti.

Qu'est-ce qui t'a fait tomber amoureux d'elle, dans ce cas ?
J’aime les emmerdeuses ! (Rire.) Je blague... Quoique. Le mieux encore est de lire le livre, tout y est détaillé. ;)

Pourquoi ne t’énerves-tu jamais contre elle ?
Il faut savoir choisir ses batailles. S’énerver contre Kate est contre-productif d’une part, puisqu’elle se braquera encore plus ; et, d’autre part : ce n’est pas dans ma nature. La vie est bien trop courte pour s’énerver. Alors lorsqu’elle me tape sur le système, j’évacue la tension par la danse, la plongée ou… le sexe. (Rire)

Parlons un peu de Benito. Qu’est-ce qui t’a fait craquer chez ce gamin ?
Personne ne peut résister à Benito. (Lance un regard insistant en direction de Kate.) Personne. C’est le rayon de soleil de Paradise Island, sans lui cette île n’aurait pas la même saveur. Après, je ne dis pas qu’il est de tout repos, loin de là, mais il possède un cœur d’or.

Merci beaucoup Anton. Avant de te quitter, encore une question hors sujet ;) Ça te dirait un petit tête-à-tête coquin dans mon bungalow ?
Kate (se lève en bondissant) : Mais elle se croit où, la grand-mère ?! Déjà que toutes tes questions étaient pourries, mais là, on atteint des sommets ! Alors, tu calmes ta joie, mémé, et tu retournes à ton crochet.

Bon... J'aurai tenté, désolée Kate. Mais ne baisse pas ta garde… sur un malentendu, on ne sait jamais.
Kate : Sur un malentendu, je peux aussi te noyer dans le lagon…
Benito : Wesh, t’es pas cool avec elle.
Kate : Tu veux la rejoindre ?
Anton : Je crois qu’il est temps de se dire au revoir.
Adam (arrive en courant) : Putain, c’est dingue ! Pourquoi j’étais pas au courant qu’il y avait une interview ? Je suis sûre que Fatima aurait été ravie d’entendre mon point de vue.
Anton : Trop tard, on rend l’antenne.


Vous pouvez vous procurer l'ebook en cliquant sur l'image ci-dessous : 

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mercredi 19 février 2020

Interview collaborative d'Adèle Ninay auteure de Pas nés sous la même étoile




Le 12 février dernier, Fatima a rencontré Adèle Ninay pour la sortie de son livre Pas nés sous la même étoile publié chez Hugo Roman. Avec trois autres blogueuses - Béli de Livre sa vie, Aurore de La pomme qui rougit, Christine de Chrichri and the books et Yolande de Les chroniques d'Evénusia, nous avons pu lui poser quelques questions  au sujet de son roman qui brise les codes de la Romance.


Aurore / Pomme qui rougit : 

Qu'est ce qui vous a inspiré le personnage de Mike ? 

Les gens vont facilement penser que je me suis inspirée de Nekfeu, ce que je peux comprendre, car la description physique que je fais de Mike lui ressemble pas mal mais ça pourrait tout aussi bien être Lomepal ou Roméo Elvis… Ils ont aussi les cheveux longs et bruns comme pas mal d’autres rappeurs. En réalité Mike ressemble peut-être plus à différents artistes que j’aime tout particulièrement comme Népal, Panama Bende, PLK, VALD ou encore d’autres que je cite dans le livre. Mais je me suis surtout inspirée de gens que je connais personnellement pour créer Mike. Des gens que j’aime et que je trouve touchants.   

Le roman se termine avec une fin plutôt ouverte, pensez-vous écrire une suite à cette histoire ?  

A vrai dire, je ne sais pas. Pourquoi pas une suite ? Cela reste à voir. Mais si c’est le cas, j’imagine quelque chose de forcement différent de ce que vous avez déjà pu lire puisque les deux personnages auront muri.   


Fatima / Les reines de la nuit : 

Avez-vous eu un "Mike" dans votre vie - j'entends par là, un grand amour raté ?  

Il y a bien eu un "Mike" dans ma vie… Mais, ce n’est pas un amour raté… 

Sans spoiler : pourquoi avoir opté pour cette fin ?  

C'est une question compliquée car, en réalité, je ne saurai y répondre. Pour tout avouer, je n'avais aucun plan pour le déroulé de l’histoire et cette fin m’est vraiment venue comme ça... Je ne l’avais pas prédit !  

Christine / Chrichriandthebooks : 

Est-ce qu’il y a un personnage que vous avez préféré écrire ? 

J’ai beaucoup aimé écrire et faire vivre le personnage de Mike. Tout simplement parce que je m’y retrouve assez. Il est inspiré de mon vécu et de mon caractère. Et surtout, de notre passion commune pour la musique !  

Est-ce que vous aviez déjà tout en tête en commençant votre histoire ? 

Pas du tout. Je n’ai pas écrit avec un plan. Je savais à peu près vers où je me dirigeais et tout m’est venu assez naturellement. Je me suis plutôt laissée guider par les héros et ce qu’ils avaient envie de vivre. 

Beli / Livre sa vie :  

Le texte aurait pu être un texte YA par bien des aspects, pourquoi avez-vous choisi de l’inscrire avec des personnages de 24 et 20 ans ? Nous sommes à la frontière entre YA et NA, à la fois avec des adultes mais qui toutefois ne sont pas encore totalement sorti du joug familial.  

Je ne connaissais pas du tout les codes qui qualifient les genres (New-Adult, Young-Adult…), j’ai donc juste écrit un roman. Je n’ai pas pensé à l’écrire de telle ou telle façon, mais je me suis laissée porter par mes personnages et leur âge est venu assez naturellement. Camille est une jeune femme de 24 ans qui vit encore chez ses parents et a vécu protégée, tandis que Mike, à 20 ans, par contraste vit dans une banlieue sensible. Mike a muri plus vite, de par les obstacles qu’il rencontre, tandis que Camille paraît parfois plus jeune, justement car elle n’a pas été confrontée au même vécu. D’où cette impression, parfois, qu’ils sont plus jeunes qu’il est dit. Mike et Camille sont tous les deux des débutants en amour. Et puis quand on tombe amoureux on redevient un peu adolescent non ?  

L’idée d’opposer la Banlieue aux beaux quartiers de Paris, à la façon de Roméo et Juliette, est-elle née d’un vécu ? On a vraiment l’impression d’être profondément marqué par la personnalité forte des personnages, un peu comme si vous les connaissiez intimement.  

J’ai grandi et je vis toujours en Banlieue. Mais je travaille avec des personnes issues d’une catégorie sociale beaucoup plus élevée que la mienne. J’ai donc bien conscience de la différence entre ces deux mondes, le fossé peut être parfois difficile à passer. Avoir un personnage qui vit dans l’un alors que l’autre vit différemment m’est venu instinctivement pour mon histoire. C’est peut-être ce qui explique ce sentiment de connaissance de mes personnages. Ils vivent et traversent des situations que je connais très bien.  

Yolande / Evenusia : 

Adèle Ninay, c’est plutôt Mike ou Camille ?  

Plutôt Mike ! Avec lui, on retrouve un peu de moi, que ce soit sur le vécu mais aussi par rapport à sa passion pour la musique, sans oublier son caractère. Le personnage de Banlieue m’est plus proche, que la citadine parisienne. 

Le groupe de rap IAM a écrit une chanson « Nés sous la même étoile ». Vous en êtes vous volontairement inspirée pour le titre ou l’idée de votre roman ? 
  
Non, même si le texte de la musique n’est pas sans rappeler parfaitement le fossé entre la banlieue des cités et le Paris des beaux quartiers que je décris dans le livre. En réalité, mon histoire a été inspirée par tout ce qui m’entoure : les personnes que j’ai connues, des situations que j’ai vécues mais aussi des anecdotes sur le monde et le milieu de la musique. 




Et rendez-vous très bientôt pour un concours