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vendredi 21 juillet 2023

Sortie DVD : Arrête avec tes mensonges de Olivier Peyon

 


Sortie éditée par Blaq Out, 20 juin 2023, disponible en DVD

 

 

 

 

 

Le romancier Stéphane Belcourt a accepté de parrainer le bicentenaire d’une célèbre marque de cognac. C’est l’occasion de revenir pour la première fois dans la ville où il a grandi. 

Sur place, il rencontre Lucas, le fils de son premier amour. 

Les souvenirs affluent : le désir irrépressible, les corps qui s’unissent, une passion qu’il faut taire… 

Ce premier amour s’appelait Thomas. Ils avaient 17 ans.

 

Adaptation cinématographique du roman de Philippe Besson du même titre, j’ai tout simplement adoré ce film.

Tout en finesse, un jeu d’acteur époustouflant, autant Guillaume De Tonquédec que Victor Belmondo pour les scènes au présent, que Julien de Saint-Jean ou Jérémy Gillet pour les scènes du passé m’ont complètement convaincue, émue…

Tout était réuni pour créer un magnifique long-métrage : une histoire qui accroche le spectateur, des acteurs qui savent capter l’attention par leur sincérité dans leur jeu, des musiques qui accompagnent le film comme il se doit… 

Le rendez-vous était pris et tout a fonctionné à merveille !

L’histoire de la jeune idylle entre Stéphane et Thomas, alors qu’ils n’avaient que 17 ans, est abordée avec beaucoup de finesse, de pudeur. 

Si les premières scènes d’amour entre les deux jeunes gens peuvent faire peur de prime abord, au final, tout est beau, le thème de l’homosexualité, de jeunes gens qui découvrent l’amour et apprennent à se connaître eux-mêmes est parfaitement maîtrisé. 

Rien de choquant, l’amour à l’état pur.

Le présent est plus difficile, Stéphane veut comprendre, par tous moyens il essaiera de trouver les réponses qui lui manquent. C’est Lucas, le fils de Thomas qui comblera ce manque qui a toujours hanté le romancier.

Des non-dits, du tabou, des rendez-vous manqués, de la colère, de la tristesse… 

Cette histoire est bouleversante et les acteurs ont su mettre en scène toutes ces émotions et les transmettre au spectateur.

Un film à voir, revoir, et dont on se souvient très longtemps.

 

Avis de Cherichef (mari de Cyndie )

 

Une histoire abordant le thème de l’homosexualité, une relation « interdite », cachée, qui pour autant, ne vient pas heurter la sensibilité d’hétérosexuels convaincus !

Les acteurs, le scénario, les dialogues étaient parfaits pour capter l’attention et surprendre positivement le spectateur.

L’alternance des scènes passé/présent est tellement bien orchestrée qu’elle ne gêne en rien le public, au contraire, cela donne un rythme appréciable au film et une compréhension des faits, des caractères des personnages, tout en maintenant un certain suspense.

Un grand coup de cœur sur le jeu de Guillaume De Tonquédec qui m’a particulièrement impressionné !

 

Sans avoir à parlementer des heures, nous arrivons à deux à un magnifique 

 






 Découvrez la bande annonce du film


 

 

mardi 26 octobre 2021

Derrière le miroir T3 L'âme soeur inattendue de Alee Toad

 

Évidence éditions, 6 août 2021, 234 pages, disponible

 au format papier et numérique

 

 

 

 


Théo a traversé depuis quelques mois maintenant et n’a qu’une idée en tête : trouver son âme sœur. À force d’être entouré de couples qui s’aiment, il n’attend que de pouvoir vivre la même chose. Il cherche la femme avec laquelle il partagera sa longue vie et pourra être heureux.
Pourtant, son nouveau monde lui réserve une surprise, pas des meilleures selon lui, son bracelet se déclenche finalement, mais pas pour l’âme sœur à laquelle il s’attendait, puisque cette dernière se révèle être un homme. Pas question pour Théo d’accepter cela, son bracelet est forcément défectueux. Du moins, il l’espère…

 

Ce troisième et dernier tome met en scène Théo qui, depuis qu'il a traversé, attend impatiemment que son bracelet lui révèle l'identité de son âme soeur.


 

Lorsque son bracelet se déclenche, enfin, quelle n'est pas sa - mauvaise - surprise de découvrir que la femme de sa vie est, en fait, ... un homme !

Aucun problème de ce côté du miroir où comme le dit si bien Kalon (l'âme "soeur" de Théo) après que Théo lui ait appris ce qu'est une personne homosexuelle :

On n'a pas ce genre de détermination ici, l'amour, c'est l'amour. Pourquoi il devrait y avoir une différence de mot entre un couple d'hommes, de femmes ou les deux ? Les hommes et les femmes s'aiment de la même façon, pourquoi il faudrait les différencier par un terme particulier ?

Mais de la théorie à la pratique, il y a un grand pas pour Théo qui a toujours vécu dans un monde où l'homosexualité est encore - bien trop souvent - réprouvée et les homosexuels trop souvent humiliés et discriminés. 

Une chose dont il est douloureusement conscient au vu du drame qui l'a frappé dans le passé.

Refusant tout d'abord d'accepter la situation, Théo fera tout pour éviter Kalon mais c'est mal connaitre son ami Tristan qui le connait mieux qu'il le pense.

Dans ce dernier tome, l'amour est, une fois de plus, mis à l'honneur mais avec une dimension supplémentaire : l'amour entre deux personnes du même sexe.

J'ai beaucoup aimé ce dernier récit où la tolérance, l'acceptation de qui l'on est vraiment et le droit d'aimer qui on veut sont abordés.

Mais je n'ai pas trop aimé Théo et Kalon pas pour leur romance qui est très belle et pleine de tendresse mais pour leur attitude.

Cette façon qu'a Kalon de s'excuser à tout bout de champ, d'être perpétuellement triste et abattu, de se replier sur lui-même, de son manque de confiance en lui ...

On pourrait croire qu'il a eu un passé malheureux mais il n'en est rien, tout ce serait déclenché par le rejet de Théo, ce qui me semble un peu trop.

Quant à Théo ... Je suis consciente que lorsque qu'on s'attend à avoir une belle jeune femme comme âme soeur et que l'on découvre qu'il s'agit d'un homme, cela puisse surprendre - et même un peu plus que ça - mais il envoie sans cesse des signaux contradictoires.

Il prend, Kalon, dans ses bras, lui fait des câlins alors qu'il refuse absolument d'envisager une tendre relation avec lui.

Ce jeu du "je veux, je veux pas" m'a parfois tapé sur les nerfs !

Mais je comprends tout à fait qu'il n'est pas toujours facile d'accepter un changement radical après des années de vie dans un monde homophobe!

Mais bon, comme vous vous en doutez sûrement, nous aurons droit à une superbe happy end ! 


 

En bref, cette trilogie nous aura fait vivre trois belles romances qui nous redonnent foi en l'amour, le vrai que chacun(e) rêve de rencontrer !

 





 Découvrez les chroniques des tomes précédents en cliquant sur les covers


dimanche 29 juillet 2018

Leah à contretemps de Becky Albertalli

Hachette Romans,  30 mai 2018 -Grand Format 397 pages
Disponible en eBook


Moi, c’est Leah. Leah Burke. (Semi-)pro de la batterie. Gribouilleuse clandestine. Meilleure amie du choubidou du lycée, mon best bro, le démolisseur d’Oreos, j’ai nommé  : Simon Spier. C’est notre année de terminale, la dernière ligne droite avant la fac. Alors, forcément, tout part en vrille. 
Le couple insubmersible formé par Abby et Nick est en train de prendre l’eau. Je me suis fâchée avec des filles que je connais depuis la maternelle. Et plus le temps passe, plus j’ai l’(affreuse) impression que notre pote Garrett veut sortir avec moi. Il est mignon. Adorable. Prévenant. Le genre de mecs que n’importe qui aimerait avoir comme cavalier au bal du lycée.
Mais pas moi. Ah oui, je ne vous l’ai pas dit  ? Paraît que j’adore me compliquer la vie… 

 J'ai commencé cet opus avec une certaine méfiance. Leah est vraiment un personnage particulier. Sans pour autant dire que je ne l'aime pas, ce que je ressens pour elle est ambigu. Même si elle me touche parfois, elle m'agace quand même beaucoup plus. 

J'avais découvert son côté garce dans "Love Simon". Il est toujours aussi présent ici, puisque c'est une grande facette de sa personnalité. Leah n'est pas méchante en soi, mais un brin égoïste et elle démarre au quart de tour. Elle se permet souvent des coups de nerf pour des choses qu'elle fait elle-même. Notamment lorsque Simon lui avait "caché" son homosexualité dans le tome 1, Leah l'avait mal pris. Pourtant, elle non plus n'est pas honnête avec lui et a bien du mal à s'assumer également. On voit toujours la paille dans l'œil du voisin, mais pas la poutre dans le sien. 
Malgré ses défauts, Leah cache sous une apparence bourrue, une part plus touchante. Néanmoins, il faut creuser pour la découvrir et attendre qu'elle se dévoile totalement pour pleinement l'apprécier. En tout cas, c'est comme ça que cela s'est passé pour moi. Je suis loin du coup de cœur pour ce personnage (comme j'ai pu l'avoir pour Simon), il n'en reste pas moins qu'elle a su m'attendrir. Sans compter sa répartie et son sarcasme qui m'ont tiré de nombreux sourires. 

Concernant l'histoire, il y a cette touche de mignonitude, tout comme dans Love Simon, qui fait qu'on ne peut qu'être charmé. Ce petit groupe d'amis (Bram, Leah, Cal, Nora, Taylor, Nick, Garret, Abby, Simon et Leah) est adorablement craquant. Je crois que c'est ce qui me plaît le plus : pouvoir suivre les péripéties de toute cette petite bande. 
Et puis, avoir des nouvelles de notre couple chouchou, c'est tellement chouette ! 

En bref ? Sans être aussi fan que Love Simon, l'histoire de Leah m'a fait passer un agréable moment. 


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