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samedi 25 septembre 2021

Mexican gothic de Silvia Moreno Garcia

 

Bragelonne éditions, 18 août 2021, 352 pages, disponible 

au format papier et numérique

 

 

 

 

Un manoir isolé. Un aristocrate dangereusement séduisant. Et une jeune mondaine poussée à dévoiler leurs atroces secrets.

Après avoir reçu un mystérieux appel à l'aide de sa cousine récemment mariée, Noemí Taboada se rend à High Place, un manoir isolé dans la campagne mexicaine. Elle ignore ce qu'elle va y trouver, ne connaissant ni la région ni le compagnon de sa cousine, un séduisant Anglais.

Avec ses robes chic et son rouge à lèvres, Noemí semble plus à sa place aux soirées mondaines de Mexico que dans une enquête de détective amateur. Elle n'a pourtant peur ni de l'époux de sa cousine, un homme à la fois troublant et hostile, ni du patriarche de la famille, fasciné par son invitée... ni du manoir lui-même, qui projette dans les rêves de Noemí des visions de meurtre et de sang.

Car High Place cache bien des secrets entre ses murs. Autrefois, la fortune colossale de la famille la préservait des regards indiscrets. Aujourd'hui, Noemí découvre peu à peu d'effrayantes histoires de violence et de folie.

Si elle ne s'en échappe pas très vite, elle risque fort de ne plus jamais pouvoir quitter cette demeure énigmatique...

 


Sur l'insistance de son père, Noemi, une jeune femme frivole, gâtée, égoïste et inconstante, va rendre visite à Catalina, sa cousine, fraîchement mariée mais qui semble aller très mal psychologiquement parlant. 

Dans une lettre qu'elle lui a envoyée, elle prétend que son mari veut l'empoisonner et que d'étranges phénomènes se produisent dans la maison. 

Craignant que cette situation nuise à la réputation de la famille, il dépêche donc Noemi auprès de sa cousine.

Virgil, l'époux de Catalina, est loin d'être enchanté par cette visite impromptue et cette intrusion dans son couple.

Arrivée à High Place le moins que l'on puisse dire est que l'accueil est loin d'être cordial. 

La maison est décrépie, négligée, inhospitalière, sans confort avec, à peine,  l'électricité.

Et ses habitants le sont tout autant.

Le patriarche, Howard Doyle, bien que malade, dirige sa famille d'une main de fer, chacun devant se plier à ses règles.

Autant dire que cela ne convient  absolument pas à Noemi qui s'aperçoit très vite du malaise qui règne dans la demeure et de l'état de sa cousine. 

Elle voudrait l'emmener avec elle mais Virgil s'y oppose.

La jeune femme est, à son tour, victime de cauchemars qui semblent très, trop, réels.  

Et puis, il y a ces apparitions effrayantes : hallucinations, cauchemars éveillés ou réalité ? 


 

Dans cette étrange atmosphère, Noemi doit faire face à Virgil, tantôt charmant, tantôt effrayant, à Florence, tante de Virgil aussi froide et rigide qu'un iceberg, qui n'apprécie pas la jeune femme et le lui fait bien sentir, à Francis, le fils de Florence qui semble être son seul allié.

Elle va découvrir de sombres secrets, de terribles drames du passé et la vérité va se révéler être totalement abominable !!!!   

Ce roman  a tout pour ravir les amateurs de thriller horrifique : une ambiance oppressante, pesante, angoissante à souhait. 

La tension monte petit à petit, l'angoisse absolue vous étreint au fur et à mesure de la lecture, fait battre votre cœur plus vite, rend vos mains moites jusqu'à frôler la crise cardiaque !


 

En bref, mystère, secret, drame, horreur absolue émaillent les pages de ce roman créant une atmosphère qui vous fera trembler d'épouvante.



 




 

jeudi 14 février 2019

Tréfonds de Tom Clearlake

Éditions Moonlight, 22 décembre 2018 - Grand Format 473 pages
Disponible en eBook



Luca Ferrand est un jeune lieutenant de police prometteur.
Jusqu’au jour où il commet une erreur irréparable.
Six mois de mise à pied. 
Au matin d'une nuit d'errance dans Pigalle, il rencontre une jeune femme, Tanya. 
Elle lui dit être menacée et le supplie de l’aider. Ils vivent une nuit d’amour qui les marque du fer de la passion. Lorsqu’il lui dit qu’il est policier et qu’il peut l’aider, elle disparaît. 
Quelques jours plus tard, il apprend qu’un corps a été retrouvé.
Le corps d’une jeune femme, décapité, gisant dans un container au fond d’une impasse de Pigalle. L’autopsie révèle que cette jeune femme s’adonnait à des pratiques sexuelles extrêmes et qu’elle appartenait corps et âme à ceux qui lui ont ôté la vie. Une esclave, entièrement soumise à la volonté de ses maîtres. Sur son corps, un tatouage étrange. Le même que portait Tanya. 
Malgré sa suspension, Luca va se lancer dans une enquête acharnée qui va peu à peu accaparer sa raison. Il va s’enfoncer dans les bas-fonds des nuits parisiennes à la recherche de Tanya. Mais les voies qu’il empruntera seront sans espoir de retour.




Tom Clearlake est ce que je considère comme un véritable OVNI qui sait, dans ses œuvres, nous amener loin, très loin dans des histoires incroyables dont on ne ressort jamais complètement indemne…

Ici, c'est l'histoire de Luca Ferrand, ce lieutenant à la Crim' à Paris, presque 32 ans et fraîchement célibataire puisqu'il s'est séparé de sa compagne 2 mois auparavant. Il faut dire que ce n'est pas simple de mener vie de couple et carrière passionnée de flic ! Depuis, il a un peu le moral en berne…
Appelé sur un braquage avec son équipier l'inspecteur Berthelot (dit « Panzer »), les choses tournent mal et Luca se retrouve mis à pied pour 6 mois. Gros coup dur pour lui ! Il va donc se laisser aller...l'alcool et des hallucinations vont le tirer vers le bas et l'amener à traîner dans le quartier de Pigalle, où il va croiser le chemin d'une femme mystérieuse, Tanya, qui l'implore de l'aider… Ils passent une nuit torride mais lorsque Luca émerge de ses brumes d'alcool, il découvre que la belle a disparu sans lui laisser le moindre indice pour la retrouver. Obnubilé par cette femme et ce qu'elle a pu devenir, Luca va faire appel à son collègue et ami Bernard Michaud pour la retrouver. Ce dernier lui apprend vite qu'une femme qui pourrait correspondre à Tanya a été retrouvée morte dans des conditions assez sordides. En outre, l'autopsie démontre qu'elle avait des activités sexuelles un peu spéciales touchant notamment au sadomasochisme. Luca ne peut pas croire qu'il s'agit de Tanya et décide de continuer ses recherches pour la retrouver. Le seul indice qu'il possède et qui la relie au cadavre retrouvé est le tatouage mystérieux identique qu'elles possèdent à leur poignet…
A force de persévérance, Luca va vite avancer dans son enquête qui va le mener là où il n'aurait jamais imaginer arriver un jour, une sorte de société secrète dans laquelle il est impossible de faire demi-tour …

Quelle histoire !!! mais quelle histoire !!!
D'une simple enquête policière somme toute banale, on évolue vers les clubs BDSM, puis un ordre secret sataniste pour arriver enfin ...aux tréfonds !
En premier lieu, je mettrai tout de même un avertissement : si Tom Clearlake annonce la couleur en qualifiant ce roman d'horrifique, en effet, il l'est. On est au-delà du simple thriller sanglant, on est dans la torture physique (pour les personnages) et psychologique (pour eux toujours mais aussi pour le lecteur!). Il faut donc aimer l'hémoglobine pour se lancer dans cette lecture.
Voilà, vous êtes prévenu, alors maintenant bienvenue dans « Tréfonds », là où l'on côtoie le pire de l'humain, là où l'on essaie de comprendre les origines du mal, là où on se pose 1000 questions sans oser imaginer la réponse…
Tom Clearlake a encore une fois parfaitement su m'emmener dans son roman en prenant le temps de faire évoluer cette histoire, tout en la rythmant de nombreux rebondissements. Un conseil : ne vous attachez pas trop aux personnages ;-)
Le côté horrifique est parfaitement respecté, le lecteur souffre tout autant que les personnages et j'avoue en avoir fait quelques cauchemars ^^
Aujourd'hui encore, je me surprends à sursauter lorsqu'une ombre apparaît dans mon champ de vision :-)

Si le roman se présente comme une histoire touchant au BDSM, je pense en effet que Tom Clearlake est un auteur un peu sadique pour nous faire passer par toutes les émotions au cours de ce roman :-D Je reste complètement ébahie devant ce talent d'écriture mais aussi d'imagination pour arriver à une telle histoire ! Comment peut-on un matin se réveiller et se dire « tiens, aujourd'hui je vais écrire sur le côté sombre de la nature humaine et au passage, creuser jusqu'aux origines du Mal » ? Il faut nécessairement être foncièrement doué selon moi… Surtout que lorsque l'on touche aux dernières lignes du roman, on a tendance à se demander comment on a pu en arriver là, alors que tout partait d'un « banal » thriller ? Je salue aussi particulièrement le travail colossal dans la description des lieux qui permet une cohérence parfaite des événements de l'histoire…Je ne visiterai plus certains quartiers de Paris avec le même regard ;-)

Selon moi, lorsqu'un auteur annonce un thriller horrifique et qu'en tant que lecteur, on souffre, on tremble, on a la nausée, on a peur, et on finit par un « et si c'était vrai… ? » , le contrat est complètement honoré et c'est une réussite , et c'est le cas pour « Tréfonds ». Je n'avais pas lu de thriller aussi passionnant et de cette qualité depuis fort longtemps !

En bref, il y a des auteurs qui nous font fantasmer, voyager, rêver (…), et il y en a d'autres qui nous font transpirer d'angoisse, nous obligent à des réflexions existentielles et nous hantent… Tom Clearlake fait partie de cette 2ème catégorie, sans conteste !
Amateur d'horreur, d'angoisse et de thriller, foncez, vous ne serez pas déçus !




jeudi 19 janvier 2017

Troupe 52 de Nick Cutter

Éditions Denoël, 14 novembre 2016, 448 pages, 
disponible au format papier et numérique.

Traduit de l'anglais (Canada) par Eric Fontaine.


Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.
Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes. 


Merci aux éditions Denoël pour ce service presse


Ils sont 6 sur Falstaff Island : Tim Riggs, médecin de son état et chef scout et les 5 adolescents de sa troupe : Kent, le gros dur de la bande, dont le père est flic, Max, fils du médecin légiste, son meilleur ami, Ephraïm, dont le père est en prison, Newton, un véritable nerd, souffre douleur de la petite troupe et, pour finir, Shelley, le sensualiste. 
Tout ce petit monde est donc parti passer trois jours de camping en pleine nature, coupé du monde et complètement isolé.
Mais un invité surprise va faire irruption ! Un individu émacié à un point tel qu'il n'a plus que la peau sur les os, au visage hagard et affamé, si affamé ...
Et c'est à partir de ce moment que le séjour va virer au cauchemar.
Un cauchemar éveillé où la folie, l'horreur et l'impossible n'ont aucunes limites ! Et la folie des hommes encore moins !
Un véritable séjour en enfer !

ATTENTION !!! ÂMES SENSIBLES !!! PASSEZ VOTRE CHEMIN !!!  



Dans ce huit clos angoissant, les événements dramatiques vont faire ressortir les plus vils instincts de la nature humaine mais pas que ...
Ce roman est glauque à souhait ! Les amateurs du genre vont être comblés.

On découvre jusqu'où l'on peut aller pour sauver sa peau et le véritable visage des protagonistes ne sont pas toujours très beau à voir et font froid dans le dos.
Pour ma part, le pire est Shelley. 
Par curiosité, j'ai été voir la définition exacte du sensualisme que je vous livre ici : doctrine selon laquelle toutes les connaissances viennent des sensations. 
Un adjectif bien léger pour qualifier le comportement de cet adolescent. 
Psychopathe, sadique seraient, pour ma part, des mots plus proches de la vérité.

Le roman est bien écrit, les descriptions très précises parfois trop - mieux vaut d'ailleurs avoir le coeur (et l'estomac) bien accroché.



Je ne peux trop vous en dévoiler sous risque de spoiler complètement l'intrigue du roman mais sachez que l'on ne ressort pas tout à fait indemne à la fin de la lecture.



http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Effroi/Troupe-52


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vendredi 24 juillet 2015

Trilogie de l'inhumanité T1 Portes ouvertes de Gabriel Malgrange

Auto-éditions, 393 pages, 
disponible uniquement en format numérique ici




La première élection présidentielle de la Sixième République vient de s’achever. Frédéric Moréac prend la tête du pays et entame son quinquennat par la mise en place de la Mesure Constance, une mesure visant à réduire le nombre de morts sur les routes. 

Proposée par Grégoire de la Vélardière, le nouveau secrétaire d’État aux Transports, la Mesure Constance se veut radicale dans sa gestion et extrême dans son application. 

Utiliser les morts pour raisonner les vivants, voilà le dessein terrifiant de ce Gouvernement corrompu qui a déclaré la guerre à l’insécurité routière. 
Désormais, les véhicules et leurs cadavres sont récupérés par des dépanneuses sur les lieux des accidents et sont amenés dans les Centres, où ils sont exposés au milieu des décors macabres mises en place par les directeurs et leurs équipes. 
À Paris, où s’ouvrent bientôt les quatre Centres destinés à accueillir les premiers cadavres, la contestation s’élève. Elle sera réprimée violemment par l’armée, mais sur la Toile, malgré la censure qui sévit, la résistance s’organise. 
Ce matin, dans la salle des visites du Centre Pierre Lefaucheux, un groupe de lycéens et leur professeur ont rendez-vous avec l’horreur. Guidés à travers un dédale de carcasses métalliques et de corps mutilés, les élèves côtoient la mort, jusqu’à cette dernière scène, où leur parcours initiatique prend une tournure tragique.

Un père en colère a déjoué le système de sécurité du Centre et prend les élèves et les employés en otages. Il n’a plus rien à perdre.

Et va tout faire pour que la vérité éclate. 



Merci à Gabriel pour ce service presse.

Le résumé est si complet qu'il n'est pas utile pour moi d'ajouter quoique ce soit. Je vais donc passer directement à mon ressenti.

C'est un roman qui vous laisse un sentiment de malaise, on ne peut s'empêcher de se poser la question : 
Et si ça arrivait vraiment ?
Vous vous rendez compte, devoir visiter des salles où de vrais tués de la route sont exposés aux yeux de tous ? Ces victimes de la route dont les familles éplorées ne peuvent même pas disposer pour pouvoir les pleurer ?

Il est vrai que la sécurité routière est une vraie priorité au vu du nombre de tués sur les routes dû à  un manque de civisme et de respect de certains conducteurs (jeunes et moins jeunes).
Conduite en état d'ivresse ou sous l'influence de la drogue, vitesse excessive, conduite plus que dangereuse, manque de respect des consignes de sécurité ...et j'en passe...
Mais de là à en arriver à cette méthode de répression ... J'en ai des sueurs froides rien que d'y penser !
Pour chaque personnage présent dans ce roman, l'auteur nous fait vivre une partie de son passé.
Certains ont perdu un proche dans un accident et d'autres n'ont rien à voir avec un quelconque problème routier mais tous finissent par se croiser.
Et ne parlons même pas des tests que les jeunes doivent passer pour déterminer à quel profil routier ils correspondent.
Seront-ils des conducteurs matures au comportement exemplaire, des conducteur neutre ou des conducteurs à risque considérés par le gouvernement comme des tumeurs qu'il faut ni plus ni moins, éradiquer ! Hallucinant !
Et quand les hommes politiques dépassent les limites ...

Un thriller horrifique qui nous fait réfléchir, bien sûr sur comment faire pour sécuriser nos routes mais aussi sur la dérive de certaines mesures, prévues à l'origine pour protéger le citoyen mais qui finissent par déraper.