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jeudi 9 décembre 2021

Disney Chills T4 Une tenue d'enfer de Vera Strange

 

Hachette romans, 29 septembre 2021, 240 pages, 

disponible au format papier et numérique

 

 

 

 

« Tu ne mérites pas de porter ma création, ma chérie  ! »


Delia Ward adore poster des selfies sur l’appli Vies2Rêve. Mais pour figurer parmi les comptes les plus likés, il faut poster tous les jours… dans les plus belles tenues possible… comme les filles de son nouveau collège huppé.
Hélas, Delia est élevée par une mère célibataire qui a tout juste les moyens de lui offrir une place de boursière dans cette école. Les rôles s’inversent enfin le jour où Delia découvre un manteau qui rend toutes ses camarades vertes de jalousie. Et ses selfies… impeccables !
Mais a-t-elle vraiment intérêt à conserver ce manteau étrange qui refuse à présent de la quitter ?
Ne ferait-elle pas mieux de le rendre à sa créatrice, une certaine… Cruella d’Enfer ?

L'apparence, l'avis des autres, les selfies, la course aux likes, telle est la vie de Delia au travers l'appli Vies2Rêve. 

Gagner les plus de followers possible, le plus de petits cœurs roses pour être au top du classement. 

Et si tu reçois un seul diablotin 👿, c'est la fin de tout, le plongeon vers le fond du classement. 


 

Delia change d'école et se doit d'être parfaite pour sa rentrée et de publier THE selfie pour impressionner ses nouvelles condisciples. 

Mais voilà pas qu'un énorme bouton a décidé de s'installer sur son nez ! C'est la CATASTROPHE ! 

Une seule solution : être absolument tendance mais voilà, les magnifiques bottes d'hiver de Maison d'Enfer qui s'annoncent être le must cette saison coûtent.... Très, très cher ! 

Trop cher pour la maman de Delia. 

Comment faire pour être au top quand on n'a pas les moyens de se payer ce qui est tendance et risquer de devenir la risée dans sa nouvelle école huppée ? 

Des marques, des marques, des marques.... C'est la seule chose qui compte. 

Obligée de supporter - difficilement - les moqueries et la cruauté de Harper, la pimbêche de l'école qui elle, bien sûr, s'habille chez Maison d'enfer, Delia est au plus bas !

Mais tout va changer lorsqu'elle trouve un manteau de l'illustre maison, abandonné près d'une benne à ordure et s'en empare.

Ce manteau devient peu à peu comme une seconde peau tant il est doux, confortable et qu'il embellit indéniablement l'adolescente. 

Bonheur suprême, elle est même acceptée dans la Clique Chic de Harper et elle devient THE influenceuse par excellence !

Finis les selfies ratés, elle est tout simplement SUBLIME !

 Mais chaque médaille a son revers et Delia ne va pas tarder à le découvrir.

Tout comme dans Course contre la mort, on pourrait dire que bien mal acquis ne profite jamais.

Mais ici, nous abordons en plus un sujet qui est d'actualité : le culte de l'apparence, du paraître qui oblige  à être toujours parfait(e), qui vire parfois à l'obsession, qui fait de la vie un cauchemar si les selfies sont moins beaux, moins tendance.

Tout ce paraitre qui parfois peut se terminer très mal !

Il n'y a qu'à voir par exemple sur Snapchat les filtres qui nous permettent d'avoir des yeux de biche, un teint de pêche, des lèvres pulpeuses, ... 

Le naturel, l'acceptation de soi tel que nous sommes ne sont plus d'actualité, loin de là !

Tout est sujet à un marketing effréné : il faut avoir les chaussures d'une telle marque, les vêtements d'une autre sous peine d'être traité en paria et d'être mis sur la touche, raillé de tous.

Et les réseaux sociaux n'arrangent pas les choses, loin de là. Ils ne font que renforcer cet aspect. 

Et puis, cette fin qui, tout comme dans Course contre la mort, m'a totalement prise au dépourvu !

Nous sommes loin du pays des Bisounours! 



 




 

vendredi 13 juillet 2018

Follow me back - Livre 2 de A.V Geiger

Collection R, 7 juin 2018 - Grand Format 334 pages
Disponible en eBook

Amour. Obsession. Jalousie. Meurtre.
Personne ne sait ce qui est arrivé au prodige pop-rock Eric Thorn. Son compte Twitter ? Bloqué. Son portable ? Enterré dans la neige, l'écran brisé et maculé de sang.
Tessa Hart, fangirl agoraphobe, connaît la vérité, mais elle a définitivement tourné la page #Tessa♥Eric. Plus question de toucher à son compte Twitter. En revanche, Snapchat... c'est beaucoup plus sûr, non ?
Après avoir fait profil bas pendant des mois, Tessa sort de sa cachette, forcée d'affronter les fantômes de son passé...

 Je vais être beaucoup plus concise dans cet avis que pour le précédent opus, car je ne sais pas trop comment aborder ce roman sans le spoiler. Or, laisser ne serait-ce que des brides d'indices reviendrait à vous gâcher le plaisir de la découverte. 

La fin du tome 1 m'avait mise sur des charbons ardents. Puisqu'elle se terminait sur un énorme cliffhanger et beaucoup de questionnements. J'étais donc vraiment curieuse et impatiente de connaître enfin le dénouement de cette histoire. 
Et pour le coup, l'auteure m'a complètement baladée. Je ne m'attendais pas du tout à ça ! Surprise, déroutée, bluffée sont des émotions qui correspondent bien à mon état d'esprit lors de cette lecture. 

Après, je n'ai pas adhéré à tout pour autant. C'est super bien ficelé et on ne se doute de rien jusqu'à ce que l'auteure dévoile son jeu, cependant, même si cela se tient, un truc m'a chiffonnée. Peut-être est-ce simplement le fait de m'être fait berner en beauté ? Mais je dirai plutôt qu'il manque de mobile  concret pour tenir toute l'intrigue. Je n'ai pas compris les agissements de certains protagonistes. Qu'est-ce que cela leur rapportait au juste ? (Je reste volontairement floue pour ne pas spoiler - mais je pense à un personnage en particulier.)
Néanmoins, même si je "critique" ce petit manque, cela n'enlève pas la qualité de ce récit. L'intrigue est si finement menée qu'on se prend, tout comme nos héros, un uppercut en pleine face lors des révélations. 

La fin, quant à elle, est suffisamment ouverte pour un troisième volet, même si je ne crois pas que ce soit au programme. En tout cas, pour ma part, je reste un peu sur ma faim. 

En bref ? Un thriller psychologique intense qui nous plonge dans le monde du cyber-piratage via les réseaux sociaux. Le partage de données, de photos ou autres n'est pas sans risque et cela fait froid dans le dos quand on y pense. 


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lundi 1 février 2016

Fake, Fake, Fake ! de Zoë Beck

Milan, Collection Macadam - 06 janvier 2015 - Grand Format 217 pages



Un prénom pourri, des chaussures taille 49, pas un poil sur le torse et des parents bobos artistes : Edvard, 14 ans, est mal parti pour séduire Constance. D'autant qu'au collège, Henk et sa bande de gros bras ne le lâchent pas. Alors, sur Facebook, Edvard devient Jason, Américain en voyage scolaire. Jason, le double rêvé et parfait... Constance mord à l'hameçon. De mensonge en mensonge, les demandes d'amis explosent, et la machine s'emballe...

**Merci à Élodie et la Collection Macadam pour ce roman**


Edvard a 14 ans. Il dépasse tous les élèves de sa classe d'une bonne tête et chausse du 49 ! Malheureusement pour lui, sa croissance n'est pas en symbiose avec le reste... c'est-à-dire, qu'il n'a toujours pas mué, gardant une voix de jeune de fille et, pire que tout pour lui, il n'a pas de poils au torse... le signe absolu de la virilité ! 
Résultat, Edvard est mal dans sa peau et pour draguer, ne pas s'estimer soi-même, limite nettement ses chances... surtout auprès de la belle Constance dont il est amoureux.

C'est comme ça que lui est venu l'idée de se créer un faux profil Facebook. Edvard devient alors Jason. Il n'est plus allemand, mais américain. Il n'a plus 14 ans, mais 16 ans. Il n'est plus un loser, mais un bogoss, cool et plein d'amis.
À travers son nouveau profil, il peut parler à Constance et tout savoir sur elle. Mais quand il se rend compte que les choses vont trop loin, il souhaite faire marche arrière... sauf qu'une fois la machine lancée, il ne contrôle plus rien et tout lui échappe en prenant une ampleur inimaginable...

Fake, Fake, Fake ! est un roman très court qui se lit bien et vraiment très vite.
Si j'ai trouvé l'histoire sympathique et le récit plutôt agréable dans son ensemble, je n'ai pas été transcendée pour autant. 
C'est bien trop jeunesse pour moi et en le lisant, je me suis sentie vieille, or... je déteste me sentir vieille ! Edvard m'a pas mal agacée avec ses poils. C'est tellement puéril, je trouve. J'espère sincèrement que mon fils au même âge aura autre chose à penser qu'à ses foutus poils lol. 

 Fake, Fake, Fake ! cible un lectorat jeune et trouvera facilement leurs faveurs, je n'en doute pas ;) 


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