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mercredi 1 février 2023

Sherlock Holmes et les trois terreurs d'hiver de James Lovegrove


 Éditions Bragelonne, 1 février 2023, 360 pages, disponible 

au format papier et numérique

 

 

 

 

 

1889. La Première Terreur.

L'élève d'une école privée au coeur des marais du Kent, bien connue du Dr Watson, est retrouvé noyé dans une mare. Serait-ce le résultat d'une malédiction lancée par une sorcière deux cents ans plus tôt ?

1890. La Deuxième Terreur.

Un homme fortuné succombe à une crise cardiaque dans sa maison de Londres. Se peut-il vraiment que des fantômes l'aient fait mourir de peur ?

1894. La Troisième Terreur.

Un cadavre est découvert dans un manoir de campagne du Surrey, atrocement mutilé. Le coupable est-il un cannibale, comme les indices le laissent penser ?

Ces trois crimes liés vont mettre à rude épreuve non seulement les facultés de déduction de Sherlock Holmes, mais aussi son scepticisme à l'égard du surnaturel...

 

Dans ce nouveau roman, le docteur Watson relate trois affaires survenues sur un laps de temps de cinq années : les trois terreurs. 

Mis à part le côté surnaturel et monstrueux qui entourent ces trois drames, il existe un autre point commun : la présence à chaque fois, d'une seule et même famille : la famille Agius. 

Le père, l'industriel Eustace Agius, Faustine, son épouse et Vernon, leur fils, élève, lors de la première terreur sur les lieux du drame.

1889, première terreur : 

un élève de l'école privée Saltings House, que Watson avait fréquentée dans sa jeunesse, a été retrouvé mort, noyé. 

Tout porte à croire qu'il s'agit d'un accident mais Sherlock n'est pas dupe et avec son talent habituel, il va tenter de découvrir le fin mot de l'histoire ne croyant absolument pas à la malédiction lancée, quelques deux cents ans plus tôt, par une sorcière. 

1890, deuxième terreur :

nouvelle affaire pour Sherlock Holmes qui est engagé par un riche industriel du nom de... Eustace Agius. 

Son problème ? Il se prétend hanté par un fantôme. 



 

Tout a commencé par l'apparition de traces de mains, d'empreintes de pieds faites de suie, éparpillées de ci delà et apparues comme de nulle part. 

Mais ce n'est pas tout : une lumière flamboyante pendant la nuit, de la fumée sortant d'un placard sans aucun feu... Ce qui conforte l'industriel dans l'idée que la maison est hantée. 

Sceptique, Holmes accepte néanmoins l'affaire, poussé par Watson mais une drôle de surprise dramatique les attend à leur arrivée chez les Agius !

À Holmes maintenant d'enquêter pour savoir si ce drame est à imputer à un revenant ou à une personne bien vivante. 

1894, troisième terreur :

Basu, journaliste de son état, demande à Holmes d'enquêter sur la mort de son mentor, lord Carmody, dévoré en partie non pas comme le laisse supposer le rapport d'enquête par des loups ou des chiens enragés mais par un.... être humain ! 

Principal suspect : Jonah Denbigh, accusé à tort, il y a plusieurs années, d'avoir dévoré ses deux camarades pour survivre. 

Ce qui en fait le suspect idéal !

Quelle n'est pas la surprise de Holmes et de Watson lorsqu'en arrivant au domicile du défunt pour mener l'enquête, ils découvrent que la veuve n'est nulle autre que ...une ancienne connaissance ! 

Est-ce un malheureux coup du hasard si ses maris décèdent inopinément et de bien étrange façon ? 

Ou avons-nous affaire à une tueuse de maris ? 

C'est ce que va devoir déterminer Holmes. 

Ces trois récits mettent donc en scène trois crimes totalement différents mis à part cette famille qui se retrouve mêlée à chacun d'entre eux. 

Je ne vais pas commencer à vous parler du ou des hypothétiques coupables car cela serait bien dommageable pour l'intrigue mais je peux vous affirmer que la surprise sera de taille.

Cette lecture n'a pas été un coup de coeur - mais pas loin -  cependant, elle remplit parfaitement son rôle. 

A savoir : nous permettre de suivre nos deux compères dans de nouvelles enquêtes et admirer, une fois de plus, le brillant esprit d'analyse et de déduction qui est la marque de fabrique de Holmes.

 




 

vendredi 22 avril 2022

Sherlock Holmes et la bête des Stapleton de James Lovegrove

 

Bragelonne éditions, collection BigBang, 9 février 2022, 336 pages, disponible

 au format papier et numérique

 

 

 

 

1894. Voilà cinq ans que le monstrueux chien des Baskerville et son maître, le naturaliste Jack Stapleton, sont morts. Sir Henry Baskerville vit heureux dans son manoir ancestral avec son épouse Audrey et leur fils.

Du moins jusqu'au jour où l'on retrouve sur la lande le corps exsangue d'Audrey. Une nouvelle créature démoniaque hanterait-elle le Dartmoor ?

 Lorsqu'on les appelle à la rescousse, Sherlock Holmes et le Dr Watson sont confrontés à une véritable créature de cauchemar. Il semblerait que Jack Stapleton ait survécu et qu'il soit décidé à se venger...

 

Échaudé et, il faut bien le reconnaître, traumatisé par l'enquête menée il y a 5 ans à Baskervilke - il souffre d'ailleurs depuis ce jour de cynophobie ( peur des chiens, et je peux le comprendre au vu de ce qu'il a vécu) 


 

Watson refuse d'accompagner Holmes dans le Dartmoor à Baskerville Hall lorsque le caporal Benjamin Grier, ami de longue date de sir Henry Baskerville, vient lui demander son aide. 

En effet, Grier, parti rendre visite à son ami, a appris qu'Audrey, l'épouse d'Henry, était décédée tragiquement et que ce dernier, depuis, avait, semble-t-il, sombrer dans la folie. 

Il faut croire que si l'on se base sur la malédiction qui pèse sur les Baskerville, il y a de quoi. 

Audrey aurait été assassinée et vidée de son sang par une phalène géante aux yeux rouges !


 

Mythe ou réalité ? 

Et de là, en penser que l'horrible Stapleton, amateur de papillons, n'est pas décédé et est revenu se venger, il n'y a qu'un pas !

C'est ce que va devoir découvrir Holmes en compagnie de Grier mais sans son éternel complice Watson. 

Dans cette histoire, nous ne vivons pas la première partie du récit en direct mais après le retour de Holmes, sept jours plus tard et qui en fait la narration à Watson. 

Nous savons que tout se termine bien puisque Sherlock est de retour vivant et le sourire aux lèvres, n'est-ce pas ?

Mais comment a-t-il résolu l'affaire ? 

Là réside tout le piment de cette lecture. Et il faut avouer que sa réputation de super détective est, une fois de plus, loin d'être usurpée. 

Quel brillant esprit d'analyse, de déduction, d'observation !


 

Au fil des pages, nous ne pouvons nous empêcher de dire : Mais oui, bien sûr c'est évident... 

Et pourtant, nous n'y aurions jamais pensé. 

Sherlock, le bougre, sait ménager le suspense dans sa narration, avec ces détails donnés avec parcimonie, ces "peut-être", ces petits sourires en coin lorsque Watson intervient.

Il se révèle être un conteur particulièrement doué.

Son souci de noter le moindre détail, de remarquer la moindre petite chose et d'en tirer des conclusions toujours exactes forcent l'admiration.

Mais alors que Sherlock termine son rapport à Watson, nous devinons que tout n'est pas fini, que l'énigme n'est pas vraiment résolue et un nouveau rebondissement va tout remettre en question et nous entrainer dans une seconde partie encore plus intense.

J'ai été scotchée par l'intensité de cette lecture !



 

Impossible de l'abandonner avant la fin ! On lit une page pour en savoir plus, puis le chapitre entier y passe, ensuite, il nous faut en savoir encore plus tant et si bien que je ne l'ai refermé qu'à la fin !

Je n'aurais pas pu arrêter tant le suspense était haletant, tant l'auteur parvient à nous tenir en haleine avec des suspects qui ne sont pas forcément coupables et des coupables qui ne sont pas nécessairement des suspects !

Un pur régal que je vous recommande ! 

 

 

Que vous ayez déjà lu des Sherlock Holmes ou pas, foncez, ce livre est une petite merveille !