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samedi 28 avril 2018

Daringham Hall T2 Le secret de Kathryn Taylor

Archipoche éditions, 4 avril 2018, 336 pages, disponible au format papier et numérique 






L'arrivée inopinée de Ben Sterling, jeune entrepreneur américain, au manoir de Daringham Hall, sur la côte Est de l'Angleterre, a fait souffler un vent de panique au sein de la famille Camden.
Ben prétendait être le fils de Ralph, le patriarche du clan, ce qui signifiait qu'outre sa part d'héritage il aurait droit, après le décès de son père, au titre de baronnet.
À l'exception de Ralph, tous les membres de la famille le rejettent et, surtout, méprisent cet intrus qu'ils jugent indigne de leur condition.
Mais le secret lié à la naissance de Ben n'est pas le seul qui se cache derrière les murs de Daringham Hall. D'autres vont bientôt resurgir...  
Suite aux révélations du tome précédent et dont, vous vous doutez bien, je tairai les principales, Ben est reconnu comme le fils de Ralph.

Reconnu ? Pas vraiment !

Car là où Ralph voit l'arrivée d'un nouveau fils d'un - plus ou moins - bon oeil ainsi que d'autres membres de la famille, d'autres dont Lady Eliza le traitent avec mépris.

Ben décide, néanmoins, de rester quelques temps à Daringham Hall pour apprendre à mieux connaitre sa nouvelle "famille" et voir s'ils sont vraiment aussi désagréables et avides qu'il le pensait
.
Il va découvrir en Ralph, un homme bon, à l'écoute des autres, au caractère calme et pondéré, loin de l'être abject qu'il imaginait.
Il éprouve aussi une certaine affection pour ses cousines et même pour David, son demi-frère.
Kate est heureuse que Ben soit resté mais le jeune homme est redevenu distant avec elle ce qui la blesse énormément.
Et comme le laisse présager le titre, des secrets ne vont plus l'être très longtemps et lorsqu'ils seront dévoilés au grand jour, la situation risque bien de se révéler explosive !!!

J'ai été directement happée par la suite  de cette saga familiale tant les événements s'enchainent à toute vitesse.
La relation de Ben et Kate stagne quelque peu pour renaitre de ses cendres par la suite.
La jeune femme est tiraillée entre son affection pour les Camden et celle qu'elle éprouve pour Ben.
Elle a parfois l'impression de trahir les uns et l'autre persuadée que les Camden n'ont pu trahir le jeune homme et pourtant ....
Ben a bien du mal à faire confiance à cette famille. Cela fait tellement longtemps qu'il a appris à les haïr qu'il est bien difficile pour lui de faire marche arrière mais pour Kate, il est prêt à faire des concessions.
J'ai également apprécié les nouvelles idylles naissantes, principalement celle de Peter, l'ami et associé de Ben, un américain mal embouché et de Tilly, l'amie de Kate, tenancière du pub du village et qi n'a pas sa langue dans sa poche.

En bref, un second tome qui se dévore d'une traite !
Des révélations inattendues, des drames, de la tristesse, de l'amour, de l'amitié qui font de ce roman  une saga familiale passionnante et une suite que j'attends toujours avec autant d'impatience !



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Pour découvrir la chronique du T1, cliquez sur la cover
https://lesreinesdelanuit.blogspot.be/2017/11/daringham-hall-t1-lheritier-de-kathryn.html

vendredi 10 novembre 2017

Service des urgences de Marcia Rose

ArchiPoche éditions, 11 octobre 2017, 600 pages, disponible au format papier et numérique






Infirmière en chef, Mary Lamb, 34 ans, ne sait plus où donner de la tête.
Chargée d’accueillir des patientes défavorisées, elle doit se battre pour obtenir les moyens nécessaires au bon fonctionnement de son service... Et lutter aussi contre le machisme des médecins.
Mais s’il n’y avait que cela !
Dans la touffeur de l’été new-yorkais, des militants opposés à l’IVG prennent son établissement pour cible. Des vols de médicaments ont lieu. Et un amant disparu depuis des années refait surface...


 
Mary Lamb est infirmière en chef au Centre médico-social de l'hôpital pour femmes All Souls.
Elle est confrontée chaque jour aux patientes défavorisées, droguées, atteintes du sida, jeunes filles enceintes etc...
Car son service est l'un des seuls à pratiquer l'avortement qui est encore considéré à l'époque - et encore parfois de nos jours - comme révoltant !
Elle doit donc non seulement lutter chaque jour pour sauver ces femmes mais aussi gérer les manifestants qui se tiennent devant l'hôpital.
Comme si cela ne suffisait pas à occuper ses journées, elle doit aussi jongler avec les budgets riquiqui qui lui sont attribués, tenter de découvrir qui est le corbeau qui envoie des lettres anonymes au membres du personnels hospitalier mettant en avant un secret concernant leur vie privée, savoir qui tente de saboter le travail des infirmières en mélangeant les éprouvettes, les résultats d'analyse sanguines et autres et last but not least affronter en même temps le retour d'un ancien amant, Paul et la sortie de son mari, Owen, de l'unité psychiatrique dans laquelle il était soigné pour schizophrénie et pas vraiment guéri.
En plus, car ce n'est pas tout - non, non, non - sa petite protégée, Shayna, la fille du rabbin Ezekiel Brown, atteinte de spina bifida depuis sa naissance est sur le point d'être fiancée contre son gré, par ce père qui tient sa fille cloîtrée depuis son plus jeune âge pour dissimuler - par orgueil - à sa congrégation son état.
Et puis, il y a le Docteur Zee, une femme forte, pilier de l'hôpital, une mère de substitution pour Mary mais qui cache un lourd secret.

Je dois m'arrêter l'un car si je voulais décrire tout ce qui se passe dans ce roman de 600 pages, il me faudrait des pages et des pages.

Pour rappel, nous sommes dans les années 90, les détracteurs de l'avortement sont encore plus nombreux que de nos jours. Les médecins qui le pratiquent sont souvent victimes d'agressions et peu osent encore pratiquer cet acte médical.
Mary se démène pour tenter de préserver ce droit des femmes.
Il y a aussi ce fossé entre les infirmières et les médecins qui considèrent - trop - souvent ces femmes comme inférieures à eux alors que, bien évidemment, il n'en est rien.
Il y a aussi le sida, une maladie découverte une dizaine d'années plus tôt et qui est encore méconnue par le public et parfois, aussi, par le personnel soignant.
Et pour ajouter un peu de piment supplémentaire à ce monde où misère et pauvreté se côtoient, il y a ce fameux corbeau qui perturbe tout le monde, créant un climat malsain de peur et de suspicion.    

J'ai été happée totalement par ce livre qui m'a passionnée du début à la fin. 





Nous vivons le quotidien d'un CMS dans un milieu défavorisé, nous découvrons les luttes quotidiennes de ces infirmières qui se dévouent corps et âmes à leur métier et leurs patientes.
Les menaces de coupe budgétaire, de fermeture font aussi partie de leur quotidien.
J'ai trouvé Mary Lamb extraordinaire ! Se démenant sans compter pour maintenir le bateau à flots, n'hésitant pas à monter au créneau pour défendre son service et ses employés.
Confrontée également à des problèmes personnels, elle est souvent débordée et les journées trop courtes mais elle ne baisse jamais les bras allant jusqu'à risquer sa vie pour défendre les plus faibles. 

En bref, car il y a un moment où il faut s'arrêter, j'ai eu un véritable coup de coeur pour cette lecture qui nous fait découvrir la vie de tous les jours de personnes fantastiques qui aiment et défendent leur métier : celui d'infirmière !





http://www.archipoche.com/livre/service-des-urgences/

vendredi 3 novembre 2017

Daringham Hall T1 L'héritier de Kathryn Taylor

ArchiPoche éditions, 11 octobre 2017, 336 pages, disponible au format papier et numérique






Jeune vétérinaire, Kate se rend fréquemment chez les Camden, propriétaires de Daringham Hall, un manoir cossu en pleine campagne anglaise.
Sur place, Ralph, le patriarche du clan est sens dessus dessous : il a reçu un pli d’avocat lui notifiant que Ben Sterling, un entrepreneur américain qui a fait fortune dans les nouvelles technologies, serait son fils.
Au sein de la famille, cette lettre fait l’effet d’un coup de tonnerre. Ben a clairement l’intention de venger sa mère, de réclamer sa part d’héritage et de s’approprier le titre de baronnet, qui échoit à l’aîné des héritiers.
Mais, le jour où Ben décide de se rendre sur place pour affronter les Camden, il est victime d’une double agression, qui le laisse amnésique. Kate lui vient alors en aide...


Depuis son plus jeune âge, Kate a trouvé chez les Camden l'amour et l'attention dont elle manquait cruellement chez sa tante.
Une fois devenue adulte et ses études de vétérinaires terminées, c'est tout naturellement qu'elle est revenue au village et se rapprocher de nouveau des Camdem.
Mais le quotidien des Camden va être bouleversé le jour où Ralph, détenteur du titre de baronnet de Daringham Hall reçoit le courrier d'un avocat américain lui apprenant que Ben Sterling, homme d'affaire américain, serait son fils légitime, spoliant ainsi son fils - qu'il croyait - unique, David, de la succession au titre de baronnet. 
Kate se retrouve bien malgré elle mêlée à tout ça !
En effet, alors que Ben se rendait chez les Camden pour réclamer son dû, il est victime d'une violente agression suivie d'une seconde qui lui fait perdre la mémoire.
Kate lui vient en aide en ignorant, bien sûr, qui est ce beau jeune homme - puisqu'il a perdu la mémoire - et fait entrer le loup dans la bergerie.
Un loup qui, pour le moment, ressemble plus à un agneau.
Au fil des jours, les deux jeunes gens s'attachent l'un à l'autre mais lorsque la mémoire de Ben revient, c'est un double drame qui va se jouer !

Nous suivons avec intérêt la vie de cette famille qui malgré ses titres et propriétés, reste simple - enfin ... presque tous - car l'acariâtre Eliza, la doyenne de la famille, a une très haute opinion de sa personne et de sa famille : snob jusqu'au bout des ongles !
Mais cette famille cache quelques squelettes dans son placard dont le mariage - bref - de Ralph avec la mère de Ben.
Ralph qui aurait contraint la malheureuse à partir quelques mois après leurs noces, la laissant totalement démunie, et aurait refusé de connaitre son fils.
Kate est une jeune femme qui a souffert dans sa jeunesse de l'indifférence de sa tante et qui a retrouvé chez les Camden une seconde famille. 
Fidèle en amitié et connaissant très bien les membres de la famille, elle est persuadée que cette histoire rapportée par Ben est impossible.
Mais les apparences sont parfois trompeuses et les vérités bien enfouies.
Ben, quant à lui, ressent une véritable haine pour ce père qui les aurait abandonnés et n'a qu'un seul désir : se venger de cet homme et de sa vilénie. 
En tant qu'amnésique, il est adorable, serviable et se prend même d'amitié pour les membres de cette famille qu'il a oublié qu'il haïssait mais quand il retrouve la mémoire, il se transforme en un être dur, impitoyable, méprisant et vindicatif.

Cette histoire se lit très facilement tant nous sommes captivés par la vie de cette famille, un peu comme un Dallas ou une autre série du genre.
Certains la comparent à Downton Abbey mais ne connaissant pas cette série, je ne peux me prononcer.

En bref, L'héritier est le premier tome d'une saga familiale qui apporte son lot de mystères, de secrets, de trahisons, de drames, d'histoires d'amour.

Et qui nous laisse avec une furieuse envie de découvrir la suite !
 

http://www.archipoche.com/livre/daringham-hall/

vendredi 30 juin 2017

Les rives de la terre lointaine de Sarah Lark

 éditions Archipoche, 7 juin 2017, 720 pages, disponible au format papier et numérique






Hiver 1846. La famine est terrible en Irlande, où la maladie de la pomme de terre fait des ravages. Kathleen et Michael sont jeunes. Ils s’aiment et rêvent de partir en Amérique pour y faire fortune.
Mais ce projet s’effondre lorsque Michael est arrêté pour avoir volé de l’orge et du seigle. Condamné au bagne, il est envoyé en Australie pour y purger sa peine.
Un vendeur de bétail, Ian Coltrane, en profite pour demander Kathleen – enceinte de Michael – en mariage. Ses parents, pour éviter le déshonneur, acceptent sans hésiter. Bientôt, les jeunes époux embarquent pour les rives d’une terre lointaine, promesse d’espoir : la Nouvelle-Zélande.
Mais Kathleen n’a pas oublié Michael. Le destin saura-t-il les réunir ? Ou se jouera-t-il encore de leur passion ? De coups du sort en désillusions, la vie n’a pas fini de les surprendre…

 
Il y a des romans qui vous emmène au coeur d'un voyage passionnant dans le passé et à travers le monde.

Les rives de la terre lointaine est de ceux-là.

Nous suivons pendant presque 20 ans l'histoire de Kathleen, de Michael ainsi que de Ian, Lizzie et Claire (entre autre).
Une terrible famine sévit en Irlande pendant l'hiver 1846, plongeant les irlandais dans un monde de privations et de misère.
En ces temps troublés, Kathleen et Michael s'aiment et rêvent de partir pour l'Amérique, ce continent où tout est possible.
Emportés par leur fougue et leur jeunesse, Kathleen se retrouve enceinte. 
Comble de malheur, Michael se fait arrêter pour avoir volé du grains, non pas pour se nourrir, mais pour distiller de l'alcool.
Le voilà donc arrêté et condamné au bagne en Australie.
Effondrée, livrée à elle-même, Kathleen, sous la pression de ses parents, épouse Ian Coltrane qui, faisant fi de l'état de sa future épouse, décide de partir pour la Nouvelle-Zélande faire "fortune"
A peine descendue du bateau, Kathleen donne naissance au fils de Michael, Sean, que Ian n'accepte et n'acceptera jamais !
Ian se révèle être très rapidement odieux, jaloux, épiant sa jeune épouse à chaque instant, lui prêtant des actons sorties tout droit de son imagination enfiévrée ! 
Il s'installe comme vendeur de chevaux mais se révèle être un véritable maquignon, vendant de mauvaises bêtes au prix fort, arnaquant les gens, tant et si bien qu'il va se retrouver rejeter de toutes parts et entrainer Kathleen dans sa déchéance et l'isolant des autres.
Elle lui donne deux autres enfants : Colin et  Heather.
Malheureusement, Colin a hérité de tous les défauts de son père : il deviendra aussi menteur, arrogant et désagréable que Ian.
Dans son malheur, car elle est battue et violée régulièrement par cette caricature de mari, Kathleen fait connaissance de Claire qui va se révéler être un vrai soutien et une véritable amie.
Amitié qui les aidera à affronter tout ce que la vie va leur réserver !

Lizzie, elle, est une prostituée qui se fait arrêter pour le vol de deux petits pains et se retrouve déportée en Australie.
Sur le bateau qui l'emmène, elle fera la connaissance de Michael pour qui elle va se découvrir un amour impossible car ce dernier n'a qu'une seule femme en tête : Kathleen.
La vie n'est pas un cadeau pour une jolie jeune femme et placée dans une famille comme servante, elle devra subir les assauts du mari de sa patronne.
Fuyant cette situation, elle quittera la maison mais le destin aura tôt fait de la rattraper et elle va tomber de charybde en scylla.
Mais la jeune femme ne se laissera pas décourager et tout en tentant d'échapper à son destin, elle viendra, plus d'une fois en aide à Michael.
Finira-t-il par ouvrir les yeux et oublier Kathleen qu'il idéalise ?

Pffffiouuuu ! Quel long résumé !
Et pourtant, il ne représente même pas le quart de la moitié du huitième de ce qui se déroule dans ce roman !
Ce roman est riche en tout : des sentiments qui nous font vivre des moments d'intense bonheur, d'espoir, d'amour et des moments de chagrin, de douleur, de violence terribles, des rebondissements et des retournements de situations à foison !

Des personnages au caractère fort, qui ne nous laissent pas indifférents : certains forcent l'admiration par leur courage, leur détermination, leur volonté à survivre envers et contre tout, il y en d'autres que l'on a envie de secouer pour les forcer à réagir, à lutter, à persévérer et enfin, ceux que l'on ne peut s'empêcher de détester tant leur âme est noire, tant ils sont vils, lâches et détestables.

En bref, un roman intense, vibrant, bouleversant qui nous fait vivre une histoire hors norme au coeur de l'Australie et de la Novelle Zélande.
Des contrées sauvages, inhospitalières mais tellement belles où seuls les plus courageux ont une chance de s'en sortir et de trouver le bonheur !












dimanche 28 mai 2017

Les orages du sud de Robin Lee Hatcher

éditions Archipoche, 5 avril 2017, 360 pages, disponible au format papier et numérique
Lorsque son frère aîné lui annonce brutalement qu’elle doit quitter la plantation familiale de Spring Haven pour épouser un riche propriétaire, la jeune Ellen doit s’incliner.
Dans le Sud des États-Unis, au milieu du xixe siècle, les femmes n’ont pas leur mot à dire quand il s’agit d’argent.
Son époux, David, se montre certes le plus galant des hommes, mais Ellen ne peut s’enflammer pour un mari si âgé. Aussi l’apparition de William bouleverse-t-elle sa vie. Ellen cèderait volontiers à cet inconnu, s’il n’était… le fils de David.
Alors que la guerre civile entre le Nord et le Sud paraît chaque jour plus proche, Ellen doit se faire violence pour repousser les avances du « Yankee ». Bientôt, William est appelé à rejoindre les troupes de l’Union…

 

Dans le Sud des États-Unis, à une époque où les femmes n'ont pas grand chose à dire, Ellen se retrouve forcée à un mariage qu'elle ne souhaite pas pour sauver la plantation familiale.
La jeune fille, âgée de 17 ans, se retrouve donc mariée à David, un homme charmant et attentionné, certes, mais qui pourrait être son père.
Une certaine tendresse finit par unir les deux époux mais aucune relation charnelle.
Ellen ayant du mal à voir en son mari autre chose qu'un ami, une figure paternelle et David ne voyant pas son épouse sous cet aspect là.
Tout est bouleversé lorsqu' Ellen rencontre William, un séduisant jeune homme, qui réveille en elle, des appétits charnels.
Mais hélas, William s'avère être le fils de son mari et elle ne veut sous aucun prétexte causer du tord ou de la peine à son époux.
Pas facile pour les deux jeunes gens de maitriser leurs sentiments.


Quelques temps après, la guerre de Sécession éclate, éloignant un peu plus Ellen, fervente sudiste et William, nordiste convaincu.
La guerre n'épargnera personne !
Devenue veuve, Ellen fera tout son possible pour résister à cette tragédie.
Et ce qui, pour les Sudistes, devait être un petit conflit, rondement mené, va s'avérer être une guerre qui durera plusieurs années.
Qu'adviendra-t-il d'Ellen, prise dans la tourmente du conflit armé et William, engagé dans l'armée ennemie ?

Ce roman nous fait (re)vivre un épisode douloureux de l'histoire américaine : la guerre de Sécession.

Sur fond de guerre civile, nous suivons l'histoire d'amour entre Ellen, jeune femme sudiste et William, son "beau-fils" et nordiste de surcroit.
On ne peut s'empêcher de penser au magnifique livre "Autant en emporte le vent" en lisant ce récit.
Ellen, se retrouvant seule, va se révéler forte, courageuse, prête à tout pour sauver la plantation de son enfance.
Tout comme Scarlett, l'héroïne mythique du roman, Ellen connaitra une histoire d'amour tragique !
Mais à coeur vaillant, rien d'impossible !

Espérons que le destin se révèle moins cruel pour Ellen que pour Scarlett.

En bref, une belle romance au coeur de la tourmente, des personnages forts, attachants et un rappel de faits historiques qui ont marqués, de façon sanglante, la fin de l'esclavage.



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mardi 28 mars 2017

Orages sur la plaine de Rosanne Bittner

Archipoche éditions, 1 février 2017, 480 pages, disponible au format papier et numérique





 1857. Bob Landers, richissime entrepreneur de Chicago, effectue un voyage de reconnaissance le long du tracé du chemin de fer reliant l’Illinois à la Californie, qu’il prévoit de construire à travers la Prairie et les montagnes Rocheuses. Il est accompagné d’Elsa, sa fille chérie, une beauté intrépide âgée de quinze ans. Pour assurer leur protection, Landers a embauché Nick Travis, un éclaireur d’origine cheyenne. Lui seul est capable de déjouer les pièges que peuvent réserver ces terres hostiles. Travis est à l’image des grandes plaines qui l’ont vu naître : sauvage, impressionnant et envoûtant. Attaques de pillards ou de bêtes sauvages, démêlés avec les Indiens, rien ne sera épargné à leur convoi. Bientôt, Elsa comprend la nature des sentiments qui l’animent. Elle est si troublée au côté de ce héros à la peau cuivrée… Mais que peut-elle espérer, puisque tout les sépare ?



12 années ... 12 longues années ...
C'est le temps qu'il aura fallu à Elsa et Nick pour se retrouver.
12 années au cours desquelles la vie ne les aura épargné ni l'un ni l'autre !
Elsa est la fille de Bob Landers, homme d'affaires richissime qui poursuit un rêve : construire une ligne de chemin de fer qui relierait l'Illinois à la Californie.
Une utopie ? Pas vraiment pour cet homme prêt à tout.
Il adore sa fille et l'emmène partout où il va. C'est ainsi qu'ils se retrouvent au coeur des prairies de l'Ouest en vue de reconnaitre le futur tracé de cette voie.
Elsa a été formée par son père pour pouvoir reprendre les rênes de la société. Il a également deux fils, issus d'un premier mariage : Vince et Stuart.
Vince déteste sa jeune demi-soeur et s'oppose au projet de son père et Stuart, très gentil, n'a pas l'envergure pour gérer les affaires de la famille.
Elsa est loin d'être la jeune écervelée, pourrie et gâtée que s'imagine Nick Travis, un jeune métis, moitié blanc moitié cheyenne, engagé pour leur servir de guide dans les vastes plaines.
Et Nick est loin d'être un jeune homme inculte comme se l'imaginent les gens qui ne voient en lui qu'un indien.
Il faut savoir qu'à l'époque la tension - et le mot est faible - entre les blancs et les indiens est intense.
Et le futur passage du chemin de fer -si le projet est accepté - ne fait qu'attiser cette animosité.
Au cours du voyage, les jeunes gens vont liés connaissance et se sentir attirés l'un par l'autre. 
Mais Nick et Elsa appartiennent à deux mondes diamétralement opposés et rien n'est possible entre eux.
Mais le destin en a décidé autrement et au cours de ces années, les deux jeunes gens se retrouveront pour se perdre de vue de nouveau pour mieux se retrouver et se reperdre jusqu'à ce que ....

Mais ça, c'est à vous de le découvrir !

Si je m'écoutais, je vous raconterai toute l'histoire tant elle est passionnante mais je me dois de m'arrêter sous peine de vous gâcher le plaisir de la découverte.


J'ai adoré les deux personnages principaux à savoir Elsa et Nick.
Elsa est une jeune femme qui vit à une époque où les femmes sont censées rester chez elles, à s'occuper de la maisonnée, à broder, à dépenser l'argent de leur mari et surtout, surtout à ne pas fatiguer leur petit cerveau.
Mais grâce au ciel, le père d'Elsa n'est pas de ces hommes qui pensent les femmes incapables de réfléchir par elles-même.
Dès son plus jeune âge, il a formé Elsa à la gestion de la société ce qui a fait d'elle une jeune femme forte, opiniâtre, au caractère bien trempé et,  lorsque cela s'avère nécessaire, n'hésite pas à sortir les griffes.
Et lorsqu'elle reprendra la suite de son père, elle n'aura de cesse de mener à son terme son projet, son rêve qui lui tenait tant à coeur. Elle va d'ailleurs s'avérer être une redoutable femme d'affaires.
Nick est orphelin depuis l'âge de 14 ans et a du apprendre très tôt à se débrouiller seul. Devenu éclaireur, il connait les plaines par coeur. Son père, pasteur et sa mère, une cheyenne ont fait de lui un homme instruit mais sa double ascendance et son aspect - où son côté cheyenne domine - fait  de lui une personne méprisée par les blancs.
Il va lutter, tout comme Elsa, contre cette attirance car ils savent tout deux que rien n'est possible entre eux.
Ils connaitront chacun leur lot de malheurs : perte d'être chers, solitude, combat de tous les instants pour s'imposer dans le monde - des affaires pour Elsa et des blancs pour Nick.

Une superbe romance au coeur d'un pays ravagé par d'une part la lutte des indiens contre ces blancs qui veulent les priver de tout et d'une autre par la guerre de sécession qui va diviser une nation.


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dimanche 26 février 2017

La bonne fortune d'Elisabeth Wellington de Robin Lee Hatcher

 Archi Poche éditions, 4 janvier 2017, 347 pages, disponible au format papier et numérique






À bord du paquebot qui l'emmène en Amérique, Elisabeth Wellington peine à croire en sa vie nouvelle. Après le décès inattendu de son père, qui la destinait à épouser le duc d'Altberry dans l'espoir d'éponger ses dettes, elle a décidé de quitter l'Angleterre. Libre désormais de tout engagement, elle se rend, pleine de rêves et d'espoirs, dans le Montana, où elle se destine à devenir institutrice. Pourtant, à la fin du XIXe siècle, c'est une région encore peu peuplée, où les conditions de vie sont rudes. Qu'importe ! Elisabeth est prête à tout. Il n'y a cependant un obstacle qu'elle n'aurait jamais imaginé. Et celui-ci porte le nom d'un homme : Garrett Steele. Pourquoi se montre-t-il si froid, si farouche, face à la jeune et audacieuse Elisabeth ? Elle qui est pourtant l'institutrice de sa fille Janie. On connaît l'adage : « Fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ». Alors quand des sentiments naissent d'un terreau si aride, la passion peut prendre les formes les plus inattendues...  


Au lendemain du décès de son père et pour fuir un mariage dont elle ne veut pas, Elisabeth Wellington décide de partir pour le Montana.
Pourquoi le Montana ? Parce qu'elle entretient une correspondance suivie avec Janie, une adorable gamine de 10 ans qui lui a dépeint sa vie et sa demeure et qui l'a invitée à lui rendre visite.
Elisabeth profite donc de cette invitation mais quelle n'est pas surprise lorsqu'elle découvre LA maison qui s'avère être une simple maison de rondins.
Mais qu'importe, accueillie à bras ouverts par Janie pour qui elle se prend d'une sincère affection, elle décide de rester et de postuler au poste d'institutrice du village.
Mais Garret, le père de Janie, l'accueille avec une hostilité à peine voilée, plongeant la jeune femme dans un abime de perplexité, celle-ci ne comprenant pas le pourquoi d'une telle attitude.
C'est en plongeant dans le passé de Garett qu'Elisabeth découvrira le pourquoi de cette animosité.
Mais Garett n'est pas le seul à lui faire mauvais accueil : il y a les soeurs Homer, Amelia et Patsy, deux vieilles filles acariâtres, médisantes et jalouses.
Amelia déteste encore plus Beth car elle voit en elle une rivale, persuadée qu'elle est de pouvoir mettre le grappin sur Garett depuis la mort de Muriel, sa femme.
Et lorsqu'Owen, le banquier de la ville, tombe sous le charme de la ravissante anglaise, c'est la seconde soeur, Patsy, qui voit en elle un danger.
Elles ne reculeront devant rien pour tenter de nuire à la jeune femme.
Mais malgré la froideur de Garett, Beth finit par succomber non seulement au charme du Montana mais aussi à celui de cet homme, à l'aspect rude mais qui adore sa fille.
Parviendra-t-elle à lui faire oublier sa première femme décédée ? Rien n'est moins sûr !
Et pourtant ...Qui peut nous dire ce que nous réserve le destin ?


Elisabeth est une jeune femme courageuse, elle n'hésite pas à tout quitter (même s'il ne lui reste pas grand chose) pour recommencer une nouvelle vie en Amérique. Fuyant un fiancé violent, elle arrive dans le Montana où elle parviendra à se faire accepter de la communauté par sa gentillesse, sa serviabilité, sa bonne humeur et sa générosité. Et malgré ses origines aristocratiques, la jeune femme reste très simple et modeste. La situation sociale compte bien moins à ses yeux que les individus.
Janie, adopte immédiatement la jeune femme qui lui rend bien son affection.
Garett est un homme qui n'a pas été épargné par la vie mais qui adore sa fille. Il est, dès le départ, hostile à l'arrivée de Beth. D'une part, il est quelque peu jaloux de l'intérêt que porte sa fille à Beth et de l'autre, son passé douloureux fausse un peu (et même beaucoup) son regard sur la jeune femme.
Les soeurs Homer, c'est un  peu ça :


Deux vieilles filles mesquines et jalouses, qui prennent leurs rêves pour des réalités et qui n'admettent absolument pas que c'est leur attitude et leur malveillance qui les rendent antipathiques. 

Mais que voilà une belle histoire ! Pleine de bons sentiments, d'amour, d'intrigues et qui se lit avec plaisir.
Une lecture simple, sans prise de tête mais qui fait du bien et qui nous entraine au coeur de somptueux décors pour suivre le destin, hors du commun, d'Elisabeth Wellington, une jeune anglaise aventurière.



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