jeudi 10 octobre 2019

Un bonheur imparfait de Colleen Hoover

Hugo Roman//10 octobre 2019// 
Broché 331 pages, disponible en eBook







Graham et Quinn sont tombés profondément amoureux il y a sept ans. Après une rencontre improbable, ils ont vite compris qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. Et puis ils se sont mariés et ont commencé à parler de fonder une famille.
Les mois, les années ont passé et Quinn et Graham ne sont toujours que deux et leur couple semble s'effriter un peu plus chaque jour. Le désir de Quinn de devenir mère est devenue une obsession qu'elle n'est plus très sûre que Graham partage totalement. Leur relation se distend et ils semblent de moins en moins se comprendre.
Est-ce que l'amour même quand il est aussi fort peut mourir quand les épreuves se multiplient ou au contraire peut-il en sortir renforcé ?






Un bonheur imparfait traite un thème auquel de plus en plus d’hommes et de femmes sont confrontés : la difficulté de procréer quand le corps ne le permet pas (ou difficilement).

Les héros du roman (Quinn et Graham) se rencontrent dans une situation improbable et se revoient quelques mois plus tard. Ils vont très rapidement tomber amoureux l’un de l’autre, leur relation va vraiment très vite (il s’agit d’un coup de foudre entre deux âmes sœurs).

Durant tout le roman, nous naviguons entre passé et présent. Quand on voit l’intensité du passé, on se demande comment le présent peut être devenu ce qu’il est, comment la relation de deux êtres si passionnément amoureux a-t-elle pu se dégrader à ce point ?

Car dans le présent, Quinn essaie de tomber enceinte depuis plusieurs années, sans succès. Après trois FIV qui ont été des échecs et l’impossibilité d’adopter, la souffrance de la jeune femme est telle, qu’elle détruit tout sur son passage.

Obsédée par son désir d’être mère, Quinn ne pense qu’à son cycle, fait l’amour avec son mari les jours où elle sait qu’elle ovule, bref : toute sa vie tourne autour de son désir de maternité.
J’ai compris sa souffrance, mais vraiment, ce que que j’ai eu mal pour Graham. 

Quinn, enfermée dans sa douleur et son mal-être, n’épargne pas son mari.

Graham, parlons-en. C’est l’homme parfait. Vraiment. Il se plie en quatre pour Quinn, l’aime d’un amour absolu, prend sur lui jour après jour afin d’épargner sa femme, alors qu’il a tout aussi mal de la voir le rejeter et déprimer.  Et qu’il souffre aussi de leur situation…

À la suite d’un événement particulier, le couple, qui évite de parler du problème depuis plusieurs années (Quinn déverse son chagrin en s’isolant dans la douche, Graham fait comme s’il ne voyait rien) se disputent violemment. Ce soir là, il se passe quelque chose de terrible. Et ce que vivent les deux personnages m’a beaucoup touchée, que ce soit du point de vue de Graham ou de celui de Quinn.


Alors que leur couple est plus fragilisé que jamais, Quinn décide de prendre du recul en partant chez sa sœur. Mais la discussion qu’ils évitent à tout prix depuis des années revient sur le tapis et cette fois, il n’y a plus de silence et de non dits. Ils sont au pied du mur : soit ils renoncent, soit ils se battent ensemble.

Concernant la fin, je l’ai trouvée trop mignonne. Je ne m’y attendais pas du tout et a hissé le roman en « coup de cœur »
La seule chose que je trouve dommage, c’est que le message aurait été encore plus fort si ATTENTION SPOILER : l’adoption s’était faite par le biais d’une association ou d’un refuge.

Pour conclure, Un bonheur imparfait est un très beau roman abordant avec une grande justesse la douleur d’un couple dans l’incapacité de concevoir un enfant et délivrant en finalité, un magnifique message d’espoir qui, s’il peut paraître surprenant pour certains, a parfaitement su faire écho en moi.

 










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