lundi 26 novembre 2018

La maison des morts de Sarah Pinborough

Milady, 21 octobre 2018- Relié 383 pages


« La Maison des morts traite de la mort, mais aussi et avant tout, de la vie et de l'importance que celle-ci revêt. Ce roman incite le lecteur à réfléchir sur les joies de la découverte et les merveilles toutes simples qui nous entourent, sans que nous ne sachions toujours les apprécier à leur juste valeur.» SFFWorld.com La vie de Toby bascule suite à un simple test sanguin. Au beau milieu d'une île déserte, une poignée d'enfants mène une existence hors du temps, sous la surveillance impassible d'une équipe d'infirmières. Arrachés à leurs familles, les Déficients vivent dans la crainte du moindre symptôme indiquant qu'il est temps pour eux d'être conduits au sanatorium, là d'où personne ne revient. Loin des siens, replié sur lui-même, Toby attend la mort et lutte contre la peur et le désespoir. Mais l'arrivée d'une nouvelle patiente lui redonne brusquement une raison de vivre et d'espérer.

Avant de vous parler de cette histoire, j'aimerais m'attarder deux minutes sur l'objet livre, parce qu'il est MAGNIFIQUE. Ce roman est l'un des plus beaux de ma bibliothèque. Avec sa couverture brillante et en dure, ainsi que les tranches des pages en noire : il est de toute beauté ! Je suis fan, fan, fan

Maintenant concernant la lecture de ce livre, cela a très mal commencé, dans un premier temps. Il m'a fallu pas loin de trois semaines pour lire 100 pages. Le début est lent et, pour moi, inintéressant. Il faut attendre la venue de Clara (et encore) pour que l'histoire évolue doucement. Malgré cela, j'ai mis un 4.5/5 à ce roman, car les 283 pages restantes m'ont coupé le souffle ! 

Nous suivons par le biais d'une narration à la première personne, le destin tragique de Toby et de ses camarades. 
Notre héros est, comme ses compagnons d'infortune, un déficient. Qu'est-ce que cela signifie ? Il faudra le lire pour le savoir, car cette réponse ne vient que très tard dans le roman, et vous le dire serait gâcher le plaisir de la lecture. 
Banni sur une île déserte, il loge avec les autres enfants dans un manoir nommé à juste titre  "La maison des morts". Nom approprié puisque aucun d'eux n'en sortira vivant. C'est le lot de tous les déficients. Un virus ? Une maladie ? qui ne touche qu'un très faible pourcentage de la population et uniquement avant l'âge de 18 ans. 
Dans ces conditions, il est évident que leur avenir est plus sombre que jamais. À quoi bon s'attacher aux autres, puisque tous vont mourir ? 
C'est ainsi que Toby voit les choses. Il ne veut s'attacher à personne, pour ne pas souffrir de leur perte. Mais l'arrivée de Clara va tout changer. Son sourire, sa bonne humeur, sa joie de vivre totalement déplacée dans ce lieu : tout l'agace, dans un premier temps. Puis, bien malgré lui, il va être touché, ému, séduit par cette boule d'énergie, aussi belle que gentille. Avec elle, les nuages semblent se dissiper, et l'espoir renaître. Mais pour combien de temps encore ?

Toby n'est pas le personnage le plus avenant qui soit. Il m'a fallu du temps pour l'aimer, cela s'est fait progressivement, au fil de son évolution personnelle. Ce n'est pas le héros parfait, qui a des solutions à tout, altruiste ou protecteur. Il a ses défauts, ses peurs, ses doutes et dans ce monde qu'est le sien, implacable et cruel, il tente de masquer ses faiblesses par un voile d'indifférence. Il a beau être jeune, il est déjà blasé par la mort et le sort des autres. Puis vient Clara. Pétillante, joyeuse, et ce, malgré sa déficience. Elle est optimiste, voit le verre à moitié plein plutôt que celui à moitié vide, et est bien décidé à profiter des instants qui lui restent. Leur rencontre va être un bouleversement. Le yin et le yang qui entrent en collision, les pièces d'un même puzzle qui viennent se compléter pour être enfin entier. 
C'est à partir de ce moment-là, quand les sentiments se dévoilent, que le récit prend une toute autre dimension. Car après cela, tout s'enchaîne très vite et nous sommes pris dans un tourbillon d'émotions difficilement gérables. 
J'ai fini cette histoire des larmes plein les yeux tant je l'ai trouvée magnifique. Triste et belle, pleine d'espoir et de tendresse. Une histoire d'amour hors du commun qui fait chavirer notre cœur. Et à cela, vient se greffer l'intrigue. Longue à venir, elle déploie ses ailes au fil des pages pour nous alpaguer et nous tenir en haleine jusqu'au mot fin.

Alors même si le début est longuet et semble sans intérêt, accrochez-vous ! Cette histoire est merveilleuse. 



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