mercredi 15 janvier 2020

Le monde de Meg Corbyn T2, Terre brûlée de Anne Bishop

Milady,  23 octobre 2019 - Grand Format 520 pages
Disponible en eBook


À Thaisia, le déferlement de rage qui a fait suite au massacre des métamorphes a par endroits totalement éradiqué la population humaine, laissant des villes fantômes. Bennett, située à la pointe nord des collines des Aînés et entourée d'espaces sauvages, est l'une d'elles. Sa position stratégique incite les Sanguinati qui en sont désormais responsables à tenter d'y fonder une communauté mixte où Autres et humains puissent cohabiter et travailler ensemble. Une jeune policière a ainsi été engagée pour seconder le shérif Wolfgard, une forme de terra indigene aussi ancienne que redoutable se voit offrir l'occasion d'ouvrir un saloon, et des familles peu conventionnelles, arrivées dans l'espoir de trouver un refuge où leurs différences seront acceptées, sont autorisées à s'installer.
À mesure que l'activité et la vie reprennent, Bennett éveille l'intérêt de hors-la-loi alléchés par l'appât du gain. Leur arrivée risque fort d'ébranler le fragile équilibre qui commence à se mettre en place, voire de sceller définitivement le sort de la communauté. Car les Aînés l'ont décidé : la prochaine erreur des humains sera aussi la dernière.


Cette lecture s'est faite en deux temps. 

La première partie, j'ai apprécié ce que je lisais, sans pour autant comprendre tout ce qu'il s'y passait. Il faut savoir que ce tome, à part l'univers identique, ne se situe pas dans la même ville que le précédent et n'a donc pas les mêmes personnages. Évidemment, ce "détail" m'avait échappé, et je cherchais désespérément un point d'attache me reliant au tome un. De plus, même si quelques héros m'étaient familiers, car déjà rencontrés dans Meg Corbyn, j'ai (beaucoup) peiné à retenir tous ces noms. Il y a dans ce tome une multitude de personnages. En fait, il y a une ville entière ! Certes, la ville est très peu peuplée, néanmoins, allez retenir une trentaine de noms ! Alors, ça se mélangeait un peu dans ma tête. "C'est qui elle, déjà ?" "Et lui, il a fait quoi ?" etc..
Toutefois, même en étant larguée (faut dire ce qui est), j'étais, par les mots de l'auteure, plongée dans l'histoire. Presque malgré moi, j'étais à Bennett et je subissais les assauts de ces personnages. Certains m'intriguaient, d'autres m'irritaient, d'autres encore me tiraient des sourires. Je vivais avec eux, parmi eux. 

La seconde partie, je l'ai lue d'une traite. Engloutissant les trois cents pages restantes sans faire de pause. Et là, tout s'est imbriqué avec une facilité qui me laisse encore pantoise. Non seulement, j'ai appréhendé chaque protagoniste, jusqu'au plus petit personnage secondaire, mais les fils et les connexions tissés par l'auteure au cours des deux cents premières pages ont d'un coup pris tout leur sens. Cette histoire ne possède pas qu'un ou deux héros, comme c'est habituellement le cas, ici, c'est toute une communauté que l'on suit. La création d'une ville, ses enjeux, ses nouveaux habitants et ce danger ambiant qui plane sans arrêt sur leur tête. 


Même si l'intrigue a mis du temps à se mettre en place et qu'il m'a fallu un moment pour connaître tous les personnages, j'ai été littéralement transportée, comme à chaque fois, dans l'univers de Anne Bishop. Sa plume possède quelque chose de particulier qui réside dans les petits détails. Sans nous abreuver de descriptions inutiles, l'auteure apporte un côté "réel" à son histoire par des gestes du quotidien souvent bannis des romans actuels. Pierre par pierre, elle édifie un univers gigantesque et à couper le souffle. Je pense qu'à ce jour, elle est la seule auteure, parmi ceux que j'ai lus, à être capable de cet exploit. 

En refermant ce livre, j'ai toujours la même sensation d'étonnement en réalisant que, non, je ne suis pas à Thaisia avec les Autres et les Aînés, et que, non, ils n'existent pas réellement. Ce sentiment prouve à quel point cet univers est saisissant ! 


En bref ? Je rêve un jour de voir cette série adaptée au cinéma ! 



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