lundi 8 mars 2021

Avis : Sex enemy de Delhia Bouvier

 

 

Éditions Addictives, 8 février 2021, disponible uniquement 

au format numérique

 

 

 

 


Il est arrogant, elle est têtue, ils se détestent… Mais ils ont besoin l’un de l’autre !

Eliza et Charlie se détestent depuis toujours. Entre eux, c’est viscéral, électrique, et ils ne peuvent pas passer deux minutes ensemble sans s’écharper !
Mais quand Charlie se retrouve coincé dans un commissariat paumé aux Açores, sans argent ni papiers, Eliza est son seul espoir… aussi dur que cela soit à admettre.
Forcés de cohabiter, les deux meilleurs ennemis vont de galères en déconvenues, avec un seul objectif : retourner à Paris et ne plus jamais se voir !
Sauf que le désir, qui bouillonne sous la surface depuis des années, vient tout compliquer.
Charlie et Eliza auront beau se voiler la face, tôt ou tard, il leur faudra affronter la vérité… que ça leur plaise ou non !

 


C’est avec bonheur que j’ai retrouvé les membres de « La Compagnie », espérant trouver des réponses aux questions que je me posais à la lecture du premier opus.

Cette fois-ci, l’accent est mis sur Charlie et Eliza et, surtout, sur leur relation bizarre, chargée de haine et de vannes en tout genre.

Il faut dire que lorsque Charlie Williams, le riche musicien de génie, se retrouve arrêté et mis en prison dans l’Archipel des Açores, sans papier, ni argent, alors que personne n’est au courant de ce voyage, il se retrouve en bien mauvaise posture. 

Appelant à l’aide Lexie, sa meilleure amie, il ne pensait pas que celle-ci chargerait Eliza Mariotti, l’ennemie jurée de Charlie, de le sortir de ce pétrin. 

Mais Charlie n’a pas vraiment le choix et ne peut faire la fine bouche vu sa situation… Eliza de son côté voit ainsi un bon moyen d’écraser un peu celui qu’elle considère comme l’arrogance incarnée !

Seulement, dans ce pays étranger, les 2 jeunes artistes vont enchaîner les galères, et pour pouvoir rentrer en France, vont devoir apprendre à se supporter et se faire un minimum confiance. 

Difficile quand on en arrive à ne pas vouloir partager le même air à respirer ! Et pourtant… même en se détestant, il est possible de se confier quelques secrets !

 Enfin j’ai pu comprendre pourquoi Eliza et Charlie s’évertuent à tant se détester malgré leur meilleure amie commune ! 

Cela me démangeait depuis la lecture de « Will you play with Me ? » (rebaptisé depuis « School of Desire »).

La haine qu’Eliza entretenait à l’égard de Charlie était si intense que j’avais hâte d’en connaître les raisons ! Je me doutais un peu de quoi il s’agissait mais pas nécessairement à ce point…Bref, curiosité satisfaite.

Une bonne partie du roman se déroule avec pour seuls personnages Charlie et Eliza, et j’avoue que Diego et Benjamin m’ont manqué un peu, même si ce huis clos était nécessaire à la compréhension des personnalités de ces 2 artistes. 

Ainsi, le lecteur découvre les secrets, les non-dits, les quiproquos en même temps que les personnages se les avouent. Pas de révélations en avant-première, le suspense reste entier !

L’histoire principale accompagnant la romance est plutôt sympathique à suivre, une sorte d’enquête familiale destinée à faire éclater des vérités trop longtemps cachées. Dommage que ce côté « familial » ne soit pas un peu plus développé, tant au niveau d’Eliza que de celui de Charlie.

Le personnage d’Eliza m’a un peu énervée parfois : femme qui se veut indépendante et droite dans ses bottes, elle n’ose s’avouer l’évidence et son caractère têtu frôle parfois l’immaturité.

Charlie de son côté est plutôt égal à lui-même, peut-être un peu naïf parfois, pas assez combattif aussi.

Ceci dit, j’ai apprécié de voir ces 2 personnages évoluer, apprendre, parfois maladroitement, de leurs erreurs passées, pour devenir un peu plus adulte. Leur histoire se construit pas à pas, doucement, de façon bancale et pourtant on a envie d’y croire. Quelque part, même s'ils ont la vingtaine et ont des pensées bien hot, c’est un peu un jeu du chat et de la souris, ils avancent à tâtons, à la manière d’adolescents poussés par les hormones. 

Bref, de la haine à l’amour, il n’y a qu’un pas !

J’ai hâte de lire ce que nous réserve Delhia Bouvier concernant Benjamin et Diego, quelques bribes disséminées dans ce roman nous font comprendre que nous allons aller de surprises en surprises.

 




 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire