samedi 22 juin 2019

Avant, j'étais un salaud de Louisa Méonis

 
Collection &H//Broché 324 pages//5 juin 2019
Disponible en eBook



 

On l’appelle Monsieur M. 
Monsieur M. est beau, riche, puissant et adulé. 
Et c’est le pire enfoiré du monde.
Mais le décès de son père – qu’il détestait – va lui révéler l’existence d’un petit frère, Jacob. Un petit frère qui n’est pas tout à fait comme les autres et dont l’innocence et la simplicité vont l’emmener dans un tout autre monde. Celui de la vraie vie. Un monde où les sentiments existent et sont protégés comme les magnifiques trésors qu’ils sont. Le monde où Monsieur M. pourra peut-être devenir Monsieur Aime. 

 


Avant j’étais un salaud est le premier roman que je lis de Louisa Méonis. À travers ce texte, je découvre donc la plume de l’auteure et son style. L’écriture est simple, fluide, l’humour est très présent, même si je n’y ai pas toujours adhéré. Quant à l’histoire, elle aura su me surprendre, en dépit de certains clichés.

Tout d’abord, nous faisons la connaissance de Monsieur M, un auteur de best-sellers d’un peu plus d’une trentaine d’années qui se comporte en véritable salaud avec les femmes. Comme en témoigne d’ailleurs la première scène dans laquelle on le découvre. Monsieur prend son pied avec une jeune femme puis la congédie sans la moindre considération. On pourrait lui pardonner sa misogynie car il vient d’apprendre qu’il a perdu son père, mais on comprend tout de suite que son comportement irrespectueux est habituel envers la gente féminine.

Son père, M ne l’a pas revu depuis des années, il a coupé les ponts avec lui à l’adolescence et n’a jamais vu son petit frère, Jacob, qui a à présent vingt-cinq ans. Leur mère est morte à la naissance de ce dernier. Bien que l’auteure ait justifié qu’ils ne se soient jamais rencontrés, j’ai trouvé cet élément pas très crédible. Vingt-cinq ans sans voir son frère en connaissant son existence, ne serait-ce qu’une seule fois, ça me paraît peu probable.

Peu de temps après l’enterrement de son père, M décide donc de rendre visite à Jacob pour faire sa connaissance. Il apprend que son frère est atteint d’une forme de handicap mental, et de ce fait, Jacob a la mentalité d’un enfant.
Ce dernier ne vit pas dans un institut, mais en colocation avec Capucine, une jeune femme de vingt-trois ans. Elle est chargée de veiller sur lui car Jacob ne peut pas vivre seul. Donc, quand M vient rendre visite à son frère, il fait également la connaissance de la jeune femme.

J’ai vraiment adoré le personnage de Jacob, tellement touchant, sans filtre et qui a su me faire rire. C’est LE personnage du roman que j’ai retenu, qui me donnait envie de poursuivre ma lecture.

Concernant Capucine et la relation qui naît entre elle et M, elle m’a malheureusement laissée de marbre. Tout va trop vite (il se passe deux jours avant qu’ils ne se sautent dessus) et je n’ai ressenti aucune émotion. En fait, toute la partie romance de l’histoire m’a ennuyée. Peut-être parce que le personnage de M ne m’a pas convaincue depuis le début (à part son sexe, il ne pense pas à grand chose et il a vraiment un humour de gamin (basé sur le sexe)) et Capucine quant à elle, est très peu exploitée.

La seule chose qui m’a touchée, c’est la fin, assez brutale et à laquelle je ne m’attendais pas en dépit des indices. Je n’arrivais pas à y croire et j’ai relu plusieurs fois le passage pour m’en convaincre. Personnellement, j’ai adoré, j’ai trouvé que ça donnait du relief au roman et j’ai donc terminé ma lecture sur une note positive.


Pour conclure, Avant j’étais un salaud est une romance qui peut paraître « classique » mais qui est forte du personnage de Jacob et de sa fin surprenante.

 
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